Rencontres cinéma et société

Tulle – mai

http://www.autourdu1ermai.fr/article85.html

 Autour du 1er mai  51 bis rue Louis Mie  19 000 Tulle  @ : infos@autourdu1ermai.fr

Tous les ans, Autour du 1er mai et Peuple et Culture Corrèze organisent les Rencontres cinéma et société, échos de la base de films sur la société en mouvement, avec un thème qui questionne le monde. Une partie se tient à Tulle, puis, lors d’une seconde partie, nous promenons écran et vidéo projecteur pour aller proposer des séances dans des lieux inattendus, au cœur des villages corréziens : sous une yourte, dans une grange, une librairie, chez l’habitant…

Films dans la base

Jean-Jacques de Felice, la passion de la justice

Mehdi Lallaoui, 2018

Durant plus d’un demi siècle Jean-Jacques de Felice a défendu auprès des tribunaux classiques ou d’exceptions (tribunaux militaires) les révoltés, les insoumis, les objecteurs de consciences, les réfugiés, les sans papiers et les sans grades de notre vaste monde… Medhi Lalloui dresse le portrait et l’itinéraire de ce combattant des droits de l’homme et des peuples, ce passionné de justice.

Procès contre Mandela et les autres (Le)

Nicolas Champeaux, Gilles Porte, 2018

L’histoire de la lutte contre l’apartheid ne retient qu’un seul homme : Nelson Mandela. Il aurait eu cent ans en 2018. Il s’est révélé au cours d’un procès historique en 1963 et 1964. Sur le banc des accusés, huit de ses camarades de lutte risquaient aussi la peine de mort. Face à un procureur zélé, ils décident ensemble de transformer leur procès en tribune contre l’apartheid. Les archives sonores des audiences, récemment exhumées, permettent de revivre au plus près ce bras de fer.

Après l’ombre

Stéphane Mercurio, 2017

En suivant les répétitions du spectacle de Didier Ruiz, monté avec d’anciens détenus de longue peine, ce documentaire raconte la prison, la façon dont elle grave dans les chairs des marques indélébiles et invisibles.

Chanson politique de Colette Magny (La)

Yves-Marie Mahé, 2017

Colette Magny a, très tôt, refusé la carrière dans le show-business que sa voix lui offrait. Elle choisit l’engagement politique et la recherche musicale. Blues, free jazz, collage, anti-poésie, voix parlée, chanson-enquête, musique contemporaine…

Mémoires d’un condamné

Sylvestre Meinzer, 2017

Jules Durand,docker-charbonnier et syndicaliste, fut condamné à mort en novembre 1910 pour un crime qu’il n’a pas commis. «  Le Dreyfus des ouvriers  » est innocenté en 1918 par la Cour de cassation mais il finit ses jours à l’asile psychiatrique. De cette affaire, il n’est resté aucune trace. Dans le Havre d’aujourd’hui, Sylvestre Meinzer rencontre les hommes et les femmes qu’il aurait pu côtoyer : syndicalistes, dockers, juge, avocats, psychiatre, voisins, famille… Chacun se souvient de cette histoire et interroge sa propre mémoire, les luttes ouvrières et la justice de classe dont Jules Durand est le symbole.

Ni juge ni soumise

Jean Libon, Yves Hinant, 2016

‘Ni Juge ni soumise’ est le premier long-métrage StripTease, émission culte de la télévision belge. Pendant 3 ans les réalisateurs ont suivi à Bruxelles la juge Anne Gruwez au cours d’enquêtes criminelles, d’auditions, de visites de scènes de crime. Ce n’est pas du cinéma, c’est pire.

What happened, Miss Simone ?

Liz Garbus, 2015

L’histoire de la chanteuse de légende Nina Simone, mêlant des enregistrements jamais diffusés à de rares images d’archives, le tout bercé par ses plus grands succès.

Douce révolte (Une)

Manuel Poutte, 2015

Ce documentaire décrit, comprend et questionne les démarches qui se développent sous différentes formes et qui visent à une transformation de la société dans ses fondamentaux : l’économie, le politique, la finance et l’action citoyenne. Des démarches qui n’en restent pas à l’indignation mais qui passent à l’action…

Fusillés pour l’exemple

Aude Chopplet, Raphaël Cartier, François-Xavier Drouet, 2014

Pendant la guerre, une dizaine de soldats originaires du Limousin ont été exécutés par l’armée française. À Saint-Martin-Château, Royère-de-Vassivière et Seilhac, des habitants cherchent à retracer l’histoire de ces hommes et militent pour leur réhabilitation collective.

Chante ton bac d’abord

David André, 2013

Documentaire social, film musical, Chante ton bac d’abord raconte l’histoire tumultueuse et poétique d’une «  bande  » de copains de dix-sept ans. Imaginées par les adolescents, mises en musique, en paroles et en images par l’équipe du film, les chansons font basculer le propos réaliste du film dans la magie, dans l’humour et dans le rêve…

En sortant de l’école

Lila Peuscet, Clément de Ruyter, Mélia Gilson, Armelle Renac, Chenghua Yang, Marie Larrivé, Camille Authouart, Marine Blin, Caroline Lefèvre, Anne Huynh, Burcu Sankur, Geoffrey Godet, Marion Lacourt, Marion Auvin, Morgane le Péchon, 2013

Une collection de 13 courts métrages d’animation de 3 minutes, qui se propose d’associer poétiquement, dans la liberté artistique la plus exigeante, 13 poèmes de Prévert à l’univers graphique de jeunes réalisateurs tout juste sortis des écoles d’animation françaises.

14-18. Refuser la guerre

Georgette Cuvelier, 2013

Calomniées et réprimées, la désobéissance militaire et la mutinerie pendant la Première Guerre mondiale s’apparentent à un mythe silencieux. Pourtant, de toute l’Europe, se sont élevées les voix de Français, Allemands, Anglais, Russes qui ont dit non. Ce film, intégralement composé d’archives, relie et décrypte les mots et les actes de ceux qui refusèrent la Grande Guerre.

My sweet Pepper Land

Hiner Saleem, 2013

Au carrefour de l’Iran, l’Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l’indépendance kurde doit désormais lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l’institutrice du village, jeune femme aussi belle qu’insoumise…

Cicatrice (La). Une famille dans la Grande Guerre

Laurent Veray, 2013

Ce documentaire se propose de retracer l’existence d’une famille française durant la guerre de 1914-18, en se fondant sur la correspondance authentique et exceptionnelle que ses membres, dispersés aux quatre coins de la France, entretiennent tout au long du conflit.

On a grèvé

Denis Gheerbrant, 2013

Documentaire sur la grève des femmes de chambre d’un hôtel Sofitel, qui correspond, pour beaucoup d’entre elles, à leur première grève. La rencontre entre leur force de vie et une stratégie syndicale pertinente va leur permettre de gagner, pour la première fois, un vrai statut de travailleuses.

Tinghir-Jérusalem, les échos de Mellah

Kamal Hachkar, 2012

De retour au Maroc le réalisateur cherche à comprendre ce que sont devenus les juifs, berbères comme lui, qui habitaient son village natal… Tinghir. Pour mieux approcher ce phénomène du départ, le réalisateur est allé à la rencontre de ces juifs marocains qui ont décidé de vivre en Israël.

Mbëkk mi, le souffle de l’océan

Sophie Bachelier, 2012

Mbëkk mi… Deux mots wolof qui évoquent l’émigration clandestine. L’expression claque telles ces pirogues qui se cognent aux vagues de l’océan et se fracassent souvent au bout de leur errance. Mais Mbëkk mi, c’est avant tout le refus de se résigner aux coups meurtriers du destin. Si ces jeunes Sénégalais dans la force de l’âge affrontent mille périls, c’est dans l’espoir d’une vie meilleure. Que se passe-t-il de l’autre côté du désastre  ?

Ceuta, douce prison

Jonathan Millet, Loïc H Rechi, 2012

Ceuta, douce prison inscrit la con­di­tion de cinq jeunes hommes dans les grandes prob­lé­ma­tiques actuelles de l’immigration. Camer­ounais, Soma­lien et Indien, ils ont tout quitté pour ten­ter leur chance en Europe mais se retrou­vent enfer­més dans une prison à ciel ouvert, l’enclave espag­nole de Ceuta, au Nord du Maroc.

Terraferma

Emanuele Crialese, 2012

Sur une petite île au large de la Sicile, les touristes affluent l’été. Le jour où arrive également une embarcation de migrants clandestins, sauvés par les protagonistes de ce conte, la question se pose : faut-il les dénoncer aux autorités pour la quiétude des touristes ou respecter les valeurs morales de solidarité héritées du travail de la mer  ?

Tête haute (La)

Emmanuelle Bercot, 2011

Le parcours éducatif de Malony, de six à dix-huit ans, qu’une juge des enfants et un éducateur tentent inlassablement de sauver.

Toutes nos envies

Philippe Lioret, 2011

Claire, jeune juge au tribunal de Lyon, rencontre Stéphane, juge chevronné et désenchanté, qu’elle entraîne dans son combat contre le surendettement. Quelque chose naît entre eux, où se mêlent la révolte et les sentiments, et surtout l’urgence de les vivre.

Fire Waltz

Marc Ménager, Mino Malan, 2011

Hiver 1917, au fin fond d’une tranchée, se mêlent bruits terrifiants de la guerre et musique improvisée sur des instruments de fortune. Dans ce monde où la folie guette, la « haute hiérarchie » continue à faire parvenir ses ordres comme une mécanique sans conscience.

Octobre noir

Aurel, Florence Corre, 2011

17 octobre 1961 à Paris. Cinq jeunes algériens et trois jeunes français se rassemblent afin de prendre part à la manifestation pacifique, organisée par le Front de Libération Nationale algérien pour contrer le couvre-feu instauré le 5 octobre par le Préfet de police Maurice Papon. La police parisienne a carte blanche… Aurel nous propose un univers de polar aux teintes tendant vers le noir et blanc légèrement teinté pour nous raconter l’histoire de Malek, Saïd, Karim et les autres…

Manifeste des 121. Les intellectuels dans la guerre d’Algérie (Le)

Mehdi Lallaoui, 2011

Dans ce quatrième volet de la trilogie « En finir avec la guerre », Mehdi Lallaoui rend hommage aux 121 intellectuels qui, en plein cœur du retentissant procès Jeanson, réseau de porteurs de valises, à l’automne 1960, signent un manifeste pour soutenir l’insoumission dans la guerre d’Algérie. Ce manifeste se concluait ainsi : « La cause du peuple algérien, qui contribue de façon décisive à ruiner le système colonial, est la cause de tous les hommes libres ».

Octobre à Paris

Jacques Panijel, 2011

Documentaire retraçant la préparation, l’organisation et les conséquences de la manifestation parisienne du 17 octobre 1961.

Ici on noie les algériens. 17 octobre 1961

Yasmina Adi, 2011

A l’appel du Front de Libération Nationale (F.L.N.), des milliers d’Algériens venus de Paris et de toute la région parisienne, défilent, le 17 octobre 1961, contre le couvre-feu qui leur est imposé. Cette manifestation pacifique sera très sévèrement réprimée par les forces de l’ordre. 50 ans après, la cinéaste met en lumière une vérité encore taboue.

Comment recadrer un hors-la-loi en tirant sur un fil

Lamine Ammar-Khodja, 2010

Un Algérien dyslexique rencontre un manouche sur un banc bleu, une Algérienne dans un champ vert, un Allemand ou un Turc au milieu de ruines. Au lieu d’un film sur l’identité, il comprend « lis ton idée ». Non loin, traîne le débat sur l’identité nationale.

Évian 38, la conférence de la peur

Michel Vuillermet, 2010

Année 1938, les persécutions exercées par le régime nazi sur des centaines de milliers de citoyens allemands puis autrichiens, en majorité juifs, s’aggravent. Pour faire face à cette situation, Franklin D. Roosevelt convoque les démocraties à se réunir au sein d’un Comité Intergouvernemental pour les Réfugiés. Après 10 jours de négociations, de tractations où les préférences nationales, l’égoïsme des nations et l’impuissance des démocraties se montrent au grand jour, les réfugiés juifs allemands et autrichiens sont renvoyés à leur désespoir.

Entre deux vies

Alberto, Shkendije, Abedin, Hordé, Imran, Sarah, Tresia, Petros, Souleymane, Mireille, Samuel. Atelier Passeurs d’images Limousin, 2010

Film issu d’un atelier coordonné par Passeurs d’images (dispositif d’éducation à l’image) qui nous propose différentes visions de l’exil racontées par des demandeurs d’asile récemment arrivés à Limoges, après un long et douloureux voyage…

Avant de franchir la ligne d’horizon

Habiba Djahnine, 2010

“Regard sur 20 ans de mobilisation/répression politique en Algérie à travers la parole de femmes et d’hommes militants, mais aussi un regard personnel sur le pays”.

District 9

Neill Blomkamp, 2009

Des extraterrestres réfugiés sur la Terre depuis 20 ans deviennent un problème international explosif. Parqués dans le District 9, leur destin est entre les mains d’une multinationale, le MNU, qui s’intéresse à leur extraordinaire armement qui ne fonctionne qu’avec de l’ADN extraterrestre

Sarkolonisation

Mattlouf, 2009

Montage parallèle du discours de Sarkozy à Dakar et de « Afrique 50 » de René Vautier

Sur la langue de ma mère !

Nadia Mokaddem, 2008

Fathia et Khadija vivent à Largentière. Elles sont jeunes et déjà veuves. Comment les rencontrer ?

Michelet, Bondy

Canal Marches, 2008

Chronique de la lutte des résidents d’une clinique désaffectée de Bondy (93). Pour le droit au logement, et aux papiers.

Discorama signé Glaser

Esther Hoffenberg, 2007

Un portrait de la productrice/présentatrice pionnière des émissions de télévision consacrées à la chanson de variétés.

De l’autre côté

Fatih Akin, 2007

Un chassé-croisé de destins et de générations entre Hambourg et Istanbul.

Algérie, histoires à ne pas dire

Jean-Pierre Lledo, 2007

Le cinéaste Jean-Pierre Lledo explique les liens entre le déroulement de la guerre d’indépendance algérienne et les problèmes que rencontre l’Algérie aujourd’hui.

Azur et Asmar

Michel Ocelot, 2006

Un conte d’animation qui nous emmène à la rencontre de deux jeunes hommes, bercés, lorsqu’ils étaient enfants, par la même femme : nourrice de l’un,maman de l’autre. Après une séparation brutale, ils sont devenus des étrangers l’un pour l’autre. pourtant, ils nourrissent ensemble le même rêve : retrouver la fée des Djinns, héroïne des histoires qu’on leur racontait, enfants…

Ravaudeuses (Les)

Joëlle Stéchel, 2006

Documentaire sur les femmes relais de la banlieue nord de Paris : les ravaudeuses. Par leur propre expérience, elles ont identifié les nombreux besoins des populations migrantes quand elles arrivent en France : apprendre le français, soutenir le travail scolaire des enfants, résoudre les conflits familiaux, comprendre le fonctionnement des différentes administrations, obtenir un logement ou un droit de séjour… Une vraie solidarité intercommunautaire se crée ainsi autour de ces mamans médiatrices, promotrices et initiatrices. Des femmes qui exercent un nouveau métier, et qui sont devenues en dix ans des interlocutrices indispensables aux traditionnels acteurs sociaux. Une vraie reconnaissance.

Bled number one

Rabah Ameur-Zaïmeche, 2006

A peine sorti de prison, Kamel est expulsé vers son pays d’origine , l’Algérie. Cet exil forcé le contraint à observer avec lucidité un pays en pleine effervescence, tiraillé entre un désir de modernité et le poids de traditions ancestrales.

Stella

Vanina Vignal, 2006

Stella, son mari, et sa sœur, Roumains, vivent dans un bidonville de la Plaine Saint-Denis, sous l’autoroute. Stella mendie dans le métro. Celle qui appartient aux « sans-papiers » et « invisibles » de nos villes a été ouvrière sous Ceaucescu. Elle s’est dévouée pour sauver l’homme qu’elle aime. Elle se bat sans bruit.

Bamako

Abderrahmane Sissako, 2006

Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire… Dans la cour de la maison qu’ils partagent avec d’autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu’ils jugent responsables du drame qui secoue l’Afrique.

Joyeux Noël

Christian Carion, 2005

Ce film a pour sujet la Trêve de Noël de 1914 lors de la Première Guerre mondiale.

Vie de femme pendant la Grande guerre (Une)

Cédric Condom, 2005

Tout semble avoir été dit sur la Grande Guerre. Pourtant, a-t-on déjà observé la guerre de 14-18 sous le prisme du regard féminin ? 90 ans après l’Armistice, il est temps de s’intéresser, enfin, au rôle des femmes dans le premier conflit mondial.

Pays où l’on ne revient jamais (Le)

José Vieira, 2005

Documentaire sur le retour au pays de père du réalisateur, qui a migré en France, puis qui est revenu au Portugal, après 16 ans passés en France. Il est devenu un étranger dans son pays.

Premier Noël dans les tranchées

Michael Gaumnitz, 2005

A travers leurs lettres et journaux intimes, la première guerre mondiale du point de vue des simples soldats.

Racisme à peine voilé (Un)

Jérôme Host, 2004

Octobre 2003, Alma et Lila Lévy sont exclues du Lycée Henri Wallon d’Aubervilliers pour le seul motif qu’elles portent un foulard. S’en est suivi un débat politique et médiatique assourdissant, justifiant dans la plupart des cas l’exclusion des jeunes filles qui portent le foulard à l’école. Février 2004, une loi finit par être votée par l’assemblée nationale, à la demande de Chirac… Ce documentaire revient sur cette polémique

Retour sur l’Ile Seguin

Mehdi Lallaoui, 2003

En 1992, l’usine Renault sur l’Ile Seguin fermait définitivement ses portes.Longtemps « citadelle ouvrière » bastion du syndicalisme,aujourd’hui champ de ruine visité par des anciens, nous découvrons toutes les facettes de ce lieu devenu symbole.

Autre guerre d’Algérie (Une)

Djamel Zaoui, 2003

Le réalisateur fils d’un militant messalien qui a dû fuir sa terre natale pour sombrer dans un mutisme amer, mène une enquête minutieuse auprès d’historiens et d’hommes politiques de tous bords afin de comprendre sa propre histoire et celle de la guerre dont on ne parle pas : « l’autre » guerre d’Algérie.

De l’autre côté

Chantal Akerman, 2002

Dans ce film, l’ailleurs, c’est l’Amérique du Nord, et les pauvres sont pour la plupart des Mexicains. Ils sont passés pendant des années par San Diego mais le service d’immigration américain a réussi à arrêter le flux des illégaux et à le déporter dans l’Arizona.

Bruit, l’odeur et quelques étoiles (Le)

Eric Pittard, 2002

«  Le bruit, l’odeur et quelques étoiles…  » est un opéra chanté par Zebda, une histoire actuelle, une tragédie avec «  la patate  ». Un film de cinéma pour dire et chanter comment on peut être français, vigilants, différents et bien ensemble.

Capitaines d’avril

Maria de Medeiros, 2000

Au Portugal, dans la nuit du 24 au 25 Avril 1974, la radio diffuse une chanson interdite : «  Grândola  ». Il pourrait s’agir de l’insoumission d’un journaliste rebelle  ; c’est en fait le signal programmé d’un coup d’état militaire qui changera la face de ce petit pays et le destin d’immenses territoires en Afrique. Au son de la voix du poète José Afonso, les troupes insurgées prennent les casernes. À trois heures du matin elles marcheront sur Lisbonne. Peu après le triste putsch militaire au Chili, la Révolution Portugaise se distingue par le caractère aventureux, mais aussi pacifique et lyrique de son déroulement.

Guerre et bâillon

Classe de 1ère service du lycée Marcel Pagnol de Limoges, 2000

Comment un acte symbolique et spontané de soutien à une protestation pacifiste de rappelés le 7 mai 1956 à la Villedieu, déclencha les foudres de l’armée et de la justice

3 frères pour une vie

Gilles Perret, 1999

En 1972, les trois frères Bertrand prennent tous les risques en construisant une ferme ultra-moderne dans un petit village Haut Savoyard. Presque 30 ans plus tard, l’exploitation est un véritable succès économique, mais le bilan humain est beaucoup plus sévère. En effet, les trois frères sont restés célibataires et cette période peut se résumer en un seul mot : TRAVAIL.

Gadjo dilo

Tony Gatlif, 1998

À la mort de son père, Stéphane part en Roumanie à la recherche d’une chanteuse inconnue dont il ne connait que le nom gravé sur une cassette : Nora Luca. Cassette que son père ne cessait d’écouter les derniers jours de sa vie. Sa quête va le mener dans un village tzigane où il va se lier d’amitié avec Isodore, se faire accepter et découvrir une culture, une nouvelle famille et l’amour.

Silence des champs de betteraves (Le)

Ali Essafi, 1998

Suite à un acte collectif d’agression raciste contre un jeune beur, une commune rurale d’Île-de-France s’est retrouvée face à elle-même et aux raisons de son acte. Au-delà de la rancœur et du fait divers, le film propose d’accompagner les interrogations de ses habitants et de débusquer les notes d’espérance.

Pantalon (Le)

Yves Boisset, 1997

Depuis octobre 1914, la guerre s’est enlisée dans la boue. Fantassin au 60e Régiment d’infanterie, le Bisontin Lucien Bersot, maréchal-ferrant et jeune père de famille, fait son devoir de citoyen. Il attend impatiemment sa prochaine permission. Mais le destin en a décidé autrement à cause d’un pantalon. Suite à des malentendus sur le fait qu’on lui a distribué un pantalon blanc, et qu’il refusera de porter un pantalon rouge règlementaire, taché de sang, il sera fusillé pour l’exemple.

Autre côté de la mer (L’)

Dominique Cabrera, 1997

Paris, été 1994. Georges Montero, petit industriel pied-noir, est resté en Algérie après l’Indépendance. Il arrive aujourd’hui pour la première fois en France à l’occasion d’une opération de la cataracte, au moment où la guerre civile prend de l’ampleur dans son pays.

Mémoires d’immigrés

Yamina Benguigui, 1997

Reconstituer le passé d’une communauté, en suivant le parcours de quelques-uns de ses membres, et lui éviter la dangereuse tentation d’un repli sur elle-mêmes : tel est le pari de la trilogie « Mémoires d’Immigrés ».

Banoké

Anne Toussaint, 1996

Banoké Traoré est malienne. Elle a rejoint le collectif des «  sans-papiers  » de Saint-Bernard, et est réfugiée au 32 rue du Faubourg Poissonnière à Paris. Le film témoigne de la dignité de cette femme en lutte, en proie à la solitude dans un monde où la communication fait trop souvent défaut ..

Maudite soit la guerre

Jacques Lefebvre, Catherine Varoqui, 1996

Le monument aux morts de Gentioux, unique par son inscription pacifiste, traduit la révolte des habitants du Plateau envers une guerre qui, ici plus qu’ailleurs, a décimé la population

Douaumont repris !

Vladimir Léon, 1995

1916. Un petit village de l’arrière, engourdi par le soleil, est sorti de sa torpeur par l’heureuse nouvelle : les armées françaises ont repris le fort de Douaumont. Yvette, une paysanne, se rend ce jour là chez son amie Jeanne. En chemin, elle rencontre le facteur, curieusement embarrassé, qui lui confie une lettre pour Jeanne, qu’il n’ose porter lui-même…

Algériennes 30 ans après

Ahmed Lallem, 1995

30 ans après avoir réalisé « Elles », le réalisateur retrouve les jeunes lycéennes algériennes devenues femmes, qui vivent soit en exil soit en Algérie.

Mizike Mama

Violaine de Villers, 1992

Le film est une rencontre avec Marie Daulne, une jeune chanteuse dont le travail se base sur ses origines métisses. Le film dévoile les rapports entre les deux cultures, africaine et européenne, la force émotionnelle de leur mélange, la nécessité de création à partir de cette double origine.

Guerre sans nom (La)

Patrick Rotman, Bertrand Tavernier, 1991

Entre 1954 et 1962 prés de trois millions de jeunes Français appelés ou rappelés ont fait une guerre qui ne voulaient pas dire son nom.

Je t’ai dans la peau

Jean-Pierre Thorn, 1990

Un étonnant destin de femme librement inspiré d’une histoire vraie. Jeanne sera religieuse, amante d’un prêtre, leader syndical et féministe ne cessant de s’affronter à l’Église et au Parti. Une vie tumultueuse qui embrasse en raccourci l’aventure d’une génération et de ses rêves les plus fous des années 50 au 10 mai 1981.

Ida, Madelon du front de l’Artois

Yolande Josèphe, 1989

Sous une tonnelle, une Madelon de 15 ans sert à boire à des poilus, sous le regard d’une vieille dame… qui fut Madelon. Les images nées de ces souvenirs se mêlent à son témoignage.

Vie et rien d’autre (La)

Bertrand Tavernier, 1989

1920. La seconde manche du suicide européen dont il ne reste à disputer que la belle est achevée depuis 2 ans. La France, détruite sur un quart de son territoire, panse ses plaies dans une fête travailleuse qui a pour décor l’immense chantier de la reconstruction. Partout, les survivants s’activent, s’acharnent à oublier quatre années de cauchemar et y réussissent. Dans ce climat, deux jeunes femmes, d’origines sociales très différentes, poursuivent un même but, retrouver l’homme qu’elles aiment et qui a disparu dans la tourmente.

Engagement (L’)

Gérard Follin, 1988

Au début des années 60, les étudiants découvrent le militantisme et l’engagement politique lors de la lutte contre la guerre d’Algérie.

Déchirures algériennes

Jean Labib, 1987

Avant-dernière partie d’une série de 6 documentaires sur le général de Gaulle. Réalisée pour la télévision d’après l’oeuvre de Jean Lacouture, ce film analyse la politique algérienne du général de Gaulle, de son arrivée au pouvoir en 1958, jusqu’aux accords d’Evian en 1962.

Fin de la guerre d’Algérie (Bloc-notes de François Mauriac)

Georges Ferraro, 1986

Sur des images d’archive rappelant les ultimes temps forts de la guerre d’Algérie, Henri VIRLOJEUX lit des articles du « Bloc-notes » consacrés à l’Algérie de 1961 à 1962. François MAURIAC dit son espoir dans les résultats du référendum sur l’autodétermination, il y dénonce la violence meurtrière de l’OAS.

Algérie (L’) (Bloc-notes de François Mauriac)

Georges Ferraro, 1986

Henri VIRLOJEUX lit des articles du « Bloc-notes » écrits en janvier et février 1960 au plus fort des évènements d’Alger avec les journées des barricades et les déclarations du Général de GAULLE. François MAURIAC exprime toute son admiration pour le Général de GAULLE et sa tristesse devant la déchirure de l’Algérie. Des images d’archives rappellent la violence des faits.

Bombardement de Sakiet (Bloc-notes de François Mauriac)

Marcel Teulade, 1986

Henri VIRLOJEUX lit des articles du « Bloc-notes » écrits entre février et mars 1958 consacrés à la politique menée par le président du conseil Félix GAILLARD en Afrique du Nord et plus particulièrement dans le conflit algérien.

Folles années du twist (Les)

Mahmoud Zemmouri, 1985

Dans un petit village d’Algérie, pendant la guerre d’indépendance, deux adolescents, Salah et Boualem, pensent plus à s’amuser qu’à montrer quelques signes d’engagement. Ce n’est qu’en décembre 1960 que Salem saura, avec beaucoup d’opportunisme, se mettre du côté des vainqueurs de l’Indépendance de son pays.

Zelig

Woody Allen, 1983

Des années folles à l’avènement du nazisme, les mille aventures de l’étrange vie de Leonard Zelig véritable caméléon humain ayant le don de se fondre dans n’importe quel environnement.

Notre siècle

Artavazd Pelechian, 1982

Une méditation sur la conquête de l’espace, les mises à feu qui ne vont nulle part, le rêve d’Icare encapsulé par les Russes et les Américains, le visage des cosmonautes déformés par l’accélération, la catastrophe imminente… Pelechian procède à la mise en orbite d’un corps désorienté, pris dans la turbulence de la matière. Là, il n’y a plus rien d’humain, ce n’est plus l’homme dans le cosmos, mais le cosmos dans l’homme.

Récits d’Ellis Island (1978-1980)

Robert Bober, 1980

« Récits d’Ellis Island » est avant tout l’histoire d’une rencontre : celle d’un écrivain, Georges Perec, et d’un réalisateur, Robert Bober. Les deux hommes partagent une même passion pour les lieux : ceux de l’enfance ou des origines.

Pull over rouge (Le)

Michel Drach, 1979

Christian Ranucci, vingt-deux ans, est déclaré coupable du viol et du meurtre d’une petite fille. Malgré l’absence de preuves irréfutables, les lacunes et les erreurs de l’enquête, il est guillotiné le 28 juillet 1976 à 4h13 dans la cour de la prison des Baumettes. Le film de Michel Drach est l’authentique autopsie d’une affaire judiciaire. Au-delà du cas particulier de Christian Ranucci, il est une excellente leçon de chose sur la faillibilité de la justice des hommes.

Cría cuervos

Carlos Saura, 1976

Dans l’Espagne franquiste et bourgeoise cloisonnée dans ses codes et ses interdits, une petite fille, Ana, orpheline est élevée avec ses sœurs par sa tante avec qui elle ne s’entend pas.

Argent de poche (L’)

François Truffaut, 1976

Le film met en scène des enfants à l’école, dans leur vie quotidienne à Thiers, ainsi qu’en colonie de vacances.

Et les dimanches ?

Nora Seni, 1976

C’est dimanche, dans une ville de province en France. Ismaël, un travailleur immigré turc, marche dans les rues qui se vident peu à peu, passe devant les cafés et les boutiques fermées. Il est venu sans sa famille. Il ne peut que marcher, seul. Pendant ce temps, en Turquie, de jeunes travailleurs attendent le moment de partir pour l’étranger.

Lion, sa cage et ses ailes

Armand Gatti, 1976

Une série réalisée avec les travailleurs migrants du pays de Montbéliard. Le premier film constitue un portrait de la ville, de la " nébuleuse montbéliardaise " selon la formule de Gatti. Les suivants sont organisés grosso modo par communautés et se répondent en écho les uns aux autres. Ils racontent la vie ouvrière de tous les jours

Général de Bollardière et la torture (Le)

André Gazut, 1974

L’histoire de ce Général qui s’est opposé à la torture en Algérie. Ce film a été retrouvé par Gilles Barthélemy vidéothécaire, et exhumé du grenier du réalisateur !

Il pleut toujours où c’est mouillé

Jean-Daniel Simon, 1974

L’approche des élections législatives enfièvre la population d’un petit village du Lot-et-Garonne, où vit André jeune agriculteur qui se refuse à prendre parti. Pour lui et sa femme Marianne les priorités sont ailleurs. La petite exploitation ne rapporte guère : les dettes s’accumulent, le vieux tracteur rend l’âme et les démarches engagées auprès du Crédit Agricole sont vaines. Dans ce cadre comment aborder les moissons qui approchent  ?

Rosa Luxembourg

Marcel Bluwal, 1973

À l’occasion du centenaire la naissance de Rosa Luxembourg, Marcel Bluwal et Georges Hourdin ont entrepris d’évoquer la vie et l’œuvre de cette femme singulière qui fut l’une des principales figures des luttes révolutionnaires allemandes et, du mouvement ouvrier tout entier.

Affaire Dominici (L’)

Claude Bernard-Aubert, 1972

Le 5 août 1952, la police découvre un triple meurtre qui va choquer la France entière. Après 15 mois d’enquête, un homme de 70 ans fait des aveux puis se rétracte.

Mon village un village parmi tant d’autres

Taïeb Louhichi, 1972

Le village de Mareth en Tunisie où l’émigration y motive et conditionne toutes les conjonctures, un village filmé au moment du départ, durant l’absence et pendant le retour des travailleurs.

Train en marche (Le)

Chris Marker, 1971

Portrait d’Alexandre Medvedkine et de son expérience ciné-train transformé en unité de production mobile pour filmer les problèmes de la révolution Russe et du développement économique en 1930.

Techniquement si simple

René Vautier, 1970

Essai préalable au tournage d’Avoir vingt ans dans les Aurès. Un technicien coopérant, bourreau ordinaire, se remémore son « travail technique ». Durant la guerre d’Algérie, il installait des mines qui tuent encore de nombreux civils.

Elise ou la vraie vie

Michel Drach, 1969

Une jeune Bordelaise rejoint son frère à Paris où elle trouve un emploi dans la même usine d’automobiles que lui. Là, elle découvre les conditions de travail des ouvriers ; l’amour d’Arezki, un Algérien qui travaille avec elle à la chaîne et se révolte contre le racisme haineux qui divise alors les Français et les Algériens…

Noire de… (La)

Ousmane Sembene, 1967

C’est le premier long métrage africain. L’histoire est celle d’un couple de coopérants qui ramènent en France la bonne qu’ils avaient durant leur séjour au Sénégal. En France, la vie de cette femme n’est pas celle dont elle avait rêvée.

Elles

Ahmed Lallem, 1966

En 1966, quatre années après le début de l’indépendance, des lycéennes algériennes de première et terminale, parlent de leur vie, des difficultés qu’elles rencontrent dans leur désir d’émancipation, de leurs attentes, de leur espérance dans l’avenir de leur pays.

Vent des Aurès (Le)

Mohammed Lakhdar-Hamina, 1966

D’un camp à l’autre, dans la campagne algérienne durant la guerre, une mère recherche désespérément son fils arrêté par l’armée française.

Vieille dame indigne (La)

René Allio, 1964

À Marseille, une vieille femme, Madame Bertini, se retrouve seule à la mort de son mari. Tous ses enfants sont mariés et dispersés dans la région à part Albert et Gaston qui sont restés à Marseille. Par intérêt pour l’héritage, les deux fils cherchent à accaparer leur mère. Mais elle décline leurs invitations et, avec le peu d’argent reçu des ventes de l’entreprise familiale en faillite et de tous les biens qui avaient constitué son quotidien jusqu’alors, elle s’achète une voiture et part à l’aventure en compagnie d’une serveuse de bar

Un peuple en marche

René Vautier, Ahmed Rachedi, 1963

Ce premier documentaire collectif sur l’Algérie indépendante met l’accent sur l’avenir que doit se construire le peuple algérien

Rossignol de Kabylie (Le)

Georges Régnier, 1962

D’après un texte d’Emmanuel Roblès. Algérie, 1960. Le Rossignol de Kabylie est le surnom donné au vieil Ahieddine, un poète qui vit dans un village de montagne. Ahieddine reçoit la visite d’un jeune officier français. Une telle rencontre est mal perçue par les deux camps et Ahieddine est soupçonné de trahison.

Algérie, année zéro

Marceline Loridan, Jean-Pierre Sergent, 1962

Documentaire sur les débuts de l’indépendance algérienne filmé au cours de l’été 1962 à Alger. Le film fut interdit en France et en Algérie mais obtint le Grand prix du festival international de Leipzig en 1965. Par amitié, la société de production Images de France, leur envoya un opérateur : Bruno Muel.

Muriel ou le temps d’un retour

Alain Resnais, 1962

Muriel est un des rares films linéaires de Resnais, sur le poids des souvenirs, du passé, l’angoisse du temps qui passe. Muriel n’étant pas un film sur l’Algérie, mais un film où il en est question comme d’une pensée gênante, Resnais par ce propos subtil échappa à la censure très pointilleuse de l’époque.

Fuir là-bas

Jean-Émile Jeannesson, 1961

Un travailleur calabrais de cinquante ans engagé dans un domaine viticole près de Nice rêve de la mer. Il part alors sur la côte à la recherche d’un travail sur un bateau. Frustré par son échec, il revient au domaine où il est accueilli à bras ouverts par l’employeur et sa famille.

Qu’en pense le Bled ? (Cinq colonnes à la Une)

, 1961

Reportage en Kabylie à la veille du referendum sur l’autodétermination et depuis la disparition du principal dirigeant des maquis, AMIROUCHE, en mars 1959.

J’ai huit ans

Yann Le Masson, 1961

Film réalisé à partir de dessins d’enfants algériens recueillis dans un camp en Tunisie.

Qu’en pense Alger (Cinq colonnes à la Une)

, 1960

Presque un an après la semaine des barricades, point sur la situation à Alger : la position des étudiants, des libéraux, des européens d’Algérie par rapport à une Algérie française.

Kateb Yacine, l’amour et la révolution

Kamal Dehane, 1960

Kateb Yacine, écrivain et poète algérien d’origine berbère, instruit dans la langue du colonisateur, considérait la langue française comme « le butin de guerre » des algériens. « la Francophonie est une machine politique néo-coloniale qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l’usage de la langue française ne signifie pas qu’on soit l’agent d’une puissance étrangère et j’écris en français pour dire aux français que je ne suis pas français » déclarait-il en 1960. Ce film reste l’archive principale sur ce personnage lumineux dont l’œuvre traduit la quête d’identité d’un pays aux multiples cultures et les aspirations de son peuple

Algérie des combats (L’) (Cinq colonnes à la Une)

, 1959

Reportage auprès d’une unité combattante, le PC ARTOIS, en KABYLIE (vallée de la SOUMMAM) où se déroule l’opération JUMELLES dont le but est de réduire le FLN sur le plan militaire.

Lettre de Sibérie

Chris Marker, 1958

Sur les mêmes images trois commentaires différents sur le régime communiste : l’un élogieux, l’autre critique, le dernier n’ayant rien à voir avec la politique.

Douze hommes en colère

Sidney Lumet, 1957

Un jeune homme d’origine modeste est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury composé de douze hommes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l’unanimité. Le juré (Henry Fonda) qui a voté non-coupable, sommé de se justifier, explique qu’il a un doute et que la vie d’un homme mérite quelques heures de discussion. Il s’emploie alors à les convaincre un par un.

Sentiers de la gloire (Les)

Stanley Kubrick, 1957

En 1916, durant la Première Guerre mondiale, le général français Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée « La fourmilière ». Au moment de l’attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d’avancer…

Si tous les gars du monde

Christian-Jaque, 1956

Sur le chalutier « Lutèce », qui pêche en mer du Nord, une terrible épidémie s’est déclarée. L’un après l’autre, les matelots tombent malades. Seul Mohammed reste valide, aussi le second l’accuse-t-il violemment de jeter un sort à ses camarades. Le navire étant bloqué près des côtes norvégiennes, il est urgent d’acheminer le sérum indispensable à la survie de l’équipage. Un formidable élan de solidarité internationale s’organise…

Algérie et notre conscience (L’)

Philippe Brunet, Gilbert Prouteau, 1955

Histoire de l’Algérie vue par le colonisateur, qui, en 1955 s’interroge : comment regagner la confiance du peuple algérien ?

Tragédie de Lurs ou l’affaire Dominici (La)

Orson Welles, 1952

L’affaire Dominici est l’une des affaires criminelles les plus célèbres de l’après-guerre. Un couple anglais et leur fille âgée de dix ans ont été assassinés dans la nuit du 4 août 1952 alors qu’ils campaient à proximité des terres de la famille Dominici, en Haute-Provence. Gaston Dominici, accusé puis reconnu coupable, est condamné à mort. Une contre-enquête est ordonnée par le Ministre de l’Intérieur, François Mitterand, lorsque Welles réalise le film.

Bouzareah

Jack Pinoteau, 1950

De jeunes métropolitains se rendent à Bouzareah pour suivre pendant un an un stage de formation professionnelle à l’École Normale. Après avoir acquis les rudiments de la langue et de la culture arabes, les futurs instituteurs sont formés pour transmettre aux populations les bases de l’« agriculture moderne ».

Rendez-vous de l’espérance (Le)

Pierre Biro, 1950

Film réalisé par un collectif de cinéastes amateurs décrivant la mobilisation créée par l’appel de Stockholm dans les villes et les villages de France.

Algérie humaine

Jean-Charles Carlus, 1948

La population de l’Algérie, composée d’Arabes, de Kabyles, de Mozabites,de Noirs, est multiculturelle. Les Européens sont arrivés au moment de la colonisation, ils sont Français, Italiens, Espagnols… Serait-ce à dire que tous sont Algériens ?

Raisins de la colère (Les)

John Ford, 1940

Ce film fort raconte l’histoire de la famille Joad, lors de la Grande dépression américaine marquée par les séquelles de la crise économique et le Dust Bowl dans le sud du pays. Il raconte la vie des Américains poussés sur les routes et plongés dans la misère pendant la crise économique de 1929 lorsqu’ils sont chassés de leurs terres par les banques qui prennent possession de leurs biens fonciers.

Grande illusion (La)

Jean Renoir, 1937

Souvent cité parmi les films les plus importants du vingtième siècle, La Grande Illusion est le symbole d’un cinéma universel et pacifiste. À travers les aventures du lieutenant Maréchal, le soldat mécano immortalisé par Jean Gabin, c’est l’amitié naturelle entre des personnages très différents et contre tout système qui est ici racontée. Ni film historique, ni vraiment film de guerre, l’œuvre de Renoir saisit les hommes dans leur complexité individuelle, hors de toute appartenance aux nations, fussent-elles en guerre.

Prends la route

Jean Boyer, 1936

Réalisé en plein Front Populaire, avec un petit avant goût de Congés Payés, cette comédie sentimentale chantée et burlesque est une vraie bouffée de bonne humeur, de joie de vivre et de plaisir de vacances. Il faut dire que l’énergie et la musique des deux fantaisistes chanteurs «  Pills et Tabet  » y sont pour beaucoup.

Belle équipe (La)

Julien Duvivier, 1936

Jean, Charles, Mario, Raymond et Jacques forment une bande de copains qui partagent leur infortune du chômage. Or ils gagnent le gros lot à la Loterie et décident d’investir leur pactole dans l’achat d’une guinguette sur les bords de la Marne.

Au bord de la mer bleue

Boris Barnet, 1935

La mer est bien noire d’abord pour les deux marins naufragés qu’un sauvetage providentiel conduit sur une île kolkhose. Elle devient toute bleue reflétée dans le regard lumineux de la directrice de l’équipe des femmes dont ils tombent ensemble instantanément amoureux. Amour vécu dans les dangers de la saison de pêche où la mer menace d’engloutir les pêcheurs et leurs rêves. L’amour met à l’épreuve l’amitié des deux hommes, qui se mesurent dans une rivalité pleine de naïveté et de générosité, sous le signe de l’humour du cinéaste. La mer est dans ce film la divinité tutélaire du drame humain, anodin et universel.

Atalante (L’)

Jean Vigo, 1934

L’Atalante est en rupture totale avec la majeure partie du cinéma français des années trente, cinéma de prose dur et réaliste, parfois cynique. Fragile et souvent balbutiant, L’Atalante n’est au contraire que poésie, traversée de quelques éclairs surréalistes.

Bonheur (Le)

Alexandre Medvedkine, 1934

Le bonheur, c’est l’histoire d’un paysan naïf à la recherche du bonheur, qui finit par le trouver, après bien des vicissitudes, en rejoignant un kolkhoze. Film muet mythique, au ton comique chaplinesque, Le Bonheur a été salué lors de sa sortie par les plus grands maîtres.

Ventres glacés

Slatan Dudow, 1932

Le premier film ouvertement communiste de la République de Weimar. Coécrit par Bertolt Brecht qui supervisa l’ensemble de la production, le film retrace l’histoire de la colonie ouvrière autonome de Müggelsee à Berlin.

Zone de la mort (La)

Victor Trivas, 1931

En août 1914, la mobilisation générale vient mettre un terme à la quiétude de la vie européenne. Cinq personnes de pays et d’horizons différents se retrouvent en 1918 dans les décombres d’une tranchée dans un No Man’s Land du front. La fraternisation finit par s’installer dans cette poche…

À nous la liberté

René Clair, 1931

Emile et Louis cherchent à s’évader de prison. Louis réussit et devient le patron d’une usine de phonographes. Emile est libéré et se retrouve employé dans l’usine de son ancien compagnon, quittant ainsi les chaînes pour la chaîne. Les deux anciens camarades se retrouvent.

Nouvelle Babylone (La)

Grigori Kozintsev, Leonid Trauberg, 1929

Au début de la révolution industrielle, en 1871, alors que la Commune de Paris est violemment réprimée par l’armée, se tisse une histoire d’amour entre Jean, un soldat, et Louise, jeune vendeuse communarde du grand-magasin La Nouvelle Babylone.

Terre (La)

Alexandre Dovjenko, 1929

Réduit à sa trame, La Terre raconte la collectivisation de la terre ukrainienne à travers le destin d’un jeune communiste. Un chef-d’oeuvre du cinéma russe.

Octobre

Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, 1927

Petrograd, octobre 1917 : les Bolcheviks prennent le pouvoir. 10 jours qui ébranlèrent le monde. Commandé pour le 10ème anniversaire de la révolution bolchévique, «  Octobre  » fait partie des films classiques de la propagande soviétique …

Châteauroux - les fêtes du retour des poilus - 24 août 1919

Maurice Brimbal, 1919

En 1919, le propriétaire du cinéma de Châteauroux commande un film sur les festivités organisées à l’occasion du retour des soldats du 90e régiment d’infanterie.

Turco de Ginette (Le)

, 1915

Une petite fille, durant la première guerre mondiale, s’émeut devant la décoration d’un soldat pour ses brillants fait d’armes, et décide de lui témoigner son soutien, par une lettre, lorsqu’il est blessé et hospitalisé. Lorsqu’elle lui rend visite, elle s’exclame en voyant qu’il est noir puis, se ravisant, s’approche de lui et l’embrasse. Un court-métrage qui montre l’admiration des soldats pour les soldats, l’implication des troupes coloniales, les idées reçues sur ces soldats venus d’ailleurs, et l’espoir d’intégration que la guerre suscita.

Affaire Dreyfus (L’)

Georges Méliès, 1899

L’Affaire Dreyfus est un film muet qui traite de manière réaliste de l’affaire Dreyfus, contemporaine de sa réalisation.

140 000 Chinois pour la Grande Guerre

Olivier Guiton, 1996-1997

Ce film traite de faits relativement méconnus : le recrutement par les autorités françaises et britanniques de civils chinois pour remplacer dans les champs et dans les usines les hommes partis au front. Ce sont 140 000 personnes, souvent pauvres et analphabètes qui arrivent dans ce cadre en Europe, dans des conditions de transport et d’hébergement qui rendront leur vie très difficile.