Atalante (L’)

Un film de Jean Vigo

 1934  France  Fiction  65 mn  Noir & Blanc  Mode de production : Cinéma  VF

 Scénario : Jean Vigo, Albert Riéra  Musique : Charles Goldblatt, Maurice Jaubert  Image : Boris Kaufman  Son : Marcel Royné  Montage : Louis Chavance

 Distribution : Michel Simon, Jean Dasté, Dita Parlo, Louis Lefebvre, Gilles Margaritis, Maurice Gilles, Fanny Clar, Raphaël Diligent

Distributeur :
Gaumont (30 avenue Charles de Gaulle, 92200 Neuilly sur Seine, @ : international@gaumont.fr)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)
 Éditeur :
Gaumont (25, quai Galliéni, 92150 Suresnes, Tél : 01 46 84 19 19, Fax : 01 46 04 42 31, Mail : contact@columbia-tristar-dvd.com)

Jean, le patron d’un chaland, épouse Juliette, une jeune villageoise. Le jour même de leurs noces, leur bateau doucement les emmène vers Paris.

La jeune femme se rejouit des quelques heures qu’elle passera dans la capitale. Jean prend ombrage de cette joie. Le soir de leur arrivée, Jean ne peut promener sa femme ; son second, le père Jules, est descendu à terre ; il est rentré tard ivre-mort. La déconvenue est grande pour Juliette. Le lendemain enfin, elle peut parcourir les rues de Belleville avec son mari. Ils entrent dans un café. Juliette danse avec un matelot. Jaloux, Jean rudoie le danseur et emmène sa femme : elle ne quittera plus le chaland. Le lendemain, Juliette profite de l’absence de son mari pour aller flâner à la fête voisine. Jean rentre.

Furieux de ne pas trouver sa femme, il donne ordre de lever l’ancre. Juliette, seule, sans argent, cherche du travail. Jean devient triste, découragé. Le père Jules va à la recherche de Juliette. Il la retrouve et la ramène à son mari.

L’Atalante est en rupture totale avec la majeure partie du cinéma français des années trente, cinéma de prose dur et réaliste, parfois cynique, ne tolérant la poésie qu’à dose homéopathique. Fragile et souvent balbutiant, L’Atalante n’est au contraire que poésie, traversée de quelques éclairs surréalistes (la séquence sous-marine). Ses caractéristiques : dédramatisation extrême, refus du psychologisme, accent mis sur des instants privilégiés, sur des détails infimes ou curieux, sur des personnages (le camelot Margaritis) qui peuvent surgir de n’importe où et disparaître comme ils sont venus.

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