26 chemins d’accès

Comme les 26 lettres de l’alphabet, 26 chemins d’accès thématiques vous proposent de trouver des films en fonction d’une problématique de société. Ces chemins d’accès sont également divisés en sentiers, pour une recherche encore plus précise.

Explorez les fruits de cet arbre pour les découvrir, ou cliquez ici pour en parcourir la liste…

Mieux que tout autre art, le cinéma, en donnant la parole ressuscite et interroge l’Histoire. Il devient lui même « matériau d’histoire ».
Faire de ces mots une réalité partagée, alors que l’action politique apparaît de plus en plus coupée de l’intérêt général et du bien public. S’inventent malgré tout, aux marges du système de représentation classique, d’autres formes de gouvernance, de citoyenneté, de rapport au politique dont le cinéma témoigne.
Redécouvrir des films censurés à une certaine époque, devenus témoins d’un contexte politique et culturel.
Le cinéma, quand il a rencontré l’Histoire en train de se faire, a inventé des films qui sont devenus témoins. Ces documents permettent parfois de regarder en face les engagements d’alors et de les questionner. Aujourd’hui continuent à se réaliser des films qui témoignent parfois de façon prémonitoire des interrogations qui traversent notre société.
Autour de la relation entre la société et le cinéma, proposer une histoire du 7ème art qui ne peut être que subjective, mais qui donnera des pistes à tous ceux qui veulent entrer dans ce monde que, peut-être, ils connaissent peu.
Parfois certains films deviennent le manifeste d’une génération ou d’une nouvelle forme d’écriture.
Immigration, personnes déplacées, sans territoire…Hannah Arendt espérait qu’un jour, tous deviennent « l’obligé(e)du monde », c’est à dire qu’il n’y ait plus de personnes déplacées, sans territoire, de sans papiers, de personnes poursuivies pour délit d’opinion, de « déviance » de sexualité, de religion…
À contre-courant de leur propre camp, certains prennent le risque d’aller rencontrer l’autre, tels les micros-projets qui se tissent entre israéliens et palestiniens.
Retrouver la mémoire filmée de la Corrèze et de sa région, être attentif à ce qui s’invente avec le cinéma dans notre contrée.
Observer comment le cinéma s’est emparé de la réalité de l’Europe. Inventer une Europe de la culture.
Après la COP 21, ouvrir les yeux sur un monde à préserver, le nôtre.
Comment le cinéma parle-t-il de la jeunesse ? La jeunesse se fait-elle entendre à travers le cinéma ?
Parler d’un film, c’est déjà le faire exister et, peut-être inviter un distributeur, un éditeur vidéo, une fédération de ciné-club à le ressortir. Parfois, également, un film a disparu parce qu’il a été censuré, le citer dans la base, c’est aider à le faire revivre.
ô combien cette grande phrase de Simone de Beauvoir reste d’actualité. Cheminant avec les films sur la condition des femmes, un cinéma au féminin a toujours existé depuis les origines du 7ème art. Il est utile de le repérer car personne ne le fera à notre place.
Des actions collectives quotidiennes, syndicales ou associatives, émanant parfois de réseaux sociaux ou de regroupements plus informels, se déroulent dans les entreprises, dans les localités ou sur des territoires plus larges. Pétitions, manifestations, rassemblements, actions symboliques, grèves font les « mouvements sociaux ». Des films n’ont pas renoncé à explorer, à donner à voir et réfléchir l’action de ceux qui rêvent, parfois avec le cinéma, qu’un autre monde est possible. Comme le disait la trop méconnue chanteuse Colette Magny « Savez-vous que sans vous, on ne peut rien du tout »…
Filmer le travail, le geste du travail, filmer la tâche, l’activité et pas seulement celle du travail ouvrier (ou paysan) mais également celle du technicien, de l’ingénieur ou de l’employé… est rare et difficile. Peut-être parce que justement le travail échappe toujours au sujet comme à l’observateur. Alors qu’il nous apparaît comme banal et qu’il conditionne l’activité de tous, il est en fait inconnu, mystérieux, et le cinéma peut contribuer à l’explorer et à quitter le regard paresseux qu’on porte sur lui.
Tout au long de l’histoire le travail a changé. Au tournant du XIXème et du XXème siècle, sous l’essor de la grande industrie capitaliste, le salariat, notamment ouvrier, s’est développé et constitué par les luttes et l’action syndicale comme classe sociale. Dans la même période le cinématographe est né, affichant parfois complicités et connivences. Aujourd’hui le travail et ses conditions d’exercices, les métiers, changent beaucoup, rapidement et de façons contradictoires. La question du travail devient centrale y compris, et peut-être d’abord, pour ceux qui n’en ont pas, ou pour ceux qui le vivent de façon très précaire. Que peut nous aider à comprendre cinéma ?
Être attentif à la collusion entre médias et pouvoir financier, à la liberté d’expression des journalistes, et observer les nouvelles pratiques citoyennes qui se développent à travers Internet.
C’est un vieux mot, hérité d’avant le siècle des Lumières, qui donne de l’économie une belle définition : elle serait la gestion de la maison commune. Coopératives, mutuelles, économie solidaire, œuvrent à inventer une économie au service des peuples.
De Saint-Denis aux Indiens Satéré Mawé, en passant par le 6 e arrondissement de Paris ou Saint-Yrieix le Déjalat, un seul monde, de multiples façons d’habiter la terre.
Quand le monde devient un immense marché, quand les états s’effacent, impuissants, devant les diktats des grands groupes financiers, la planète est entrée en état d’ urgence : nous y sommes…
Que deviennent l’école publique et le projet fondateur de Jules Ferry ? Comment, grâce à la culture, construire un monde partagé ?
Depuis quelques années, le cinéma s’invite dans les prisons, questionne la justice, observe la police, s’interroge sur l’exercice de la démocratie.
Dès son invention en 1895, le 7ème art est le compagnon de route des mouvements artistiques les plus divers. Aujourd’hui l’invention du numérique, comme il y a 40 ans celle de la vidéo bouleverse les formes et la manière de pratiquer la mise en images du monde.
Terminer par ce thème, car le cinéma est peut-être le plus grand inventeur d’utopie, comme de catastrophe…