Cinéma, liberté d’expression, censure

Redécouvrir des films censurés à une certaine époque, devenus témoins d’un contexte politique et culturel.

Films dans la base

Material

Thomas Heise, 2019

Un montage de rushes et de scènes inédites des précédents films réalisés par Thomas Heise en RDA, sur une vingtaine d’années. Quasi sans commentaire, ces “restes” puissamment architecturés apparaissent comme autant de témoignages décisifs pour comprendre l’Allemagne actuelle. Le matériau du montage donne à penser la matière même de l’Histoire.

Free speech. Parler sans peur

Tarquin Ramsay, 2018

L’Homme peut-il vraiment être libre sans une totale liberté d’expression  ? Est-elle l’oxygène de notre société  ? Le film va au cœur de ce qu’est réellement la liberté d’expression et de son impact sur notre quotidien. Différentes personnalités (acteurs, activistes) évoquent les enjeux et l’importance de ce droit fondamental fortement remis en question aujourd’hui, notamment en Occident.

Taxi Teheran

Jafar Panahi, 2015

Depuis 2010, Jafar Panahi n’a plus le droit de réaliser des films, ni de quitter l’Iran. Le cinéaste contourne la censure dans ce film. Grimé en chauffeur de taxi, Jafar Panahi reçoit derrière le volant une galerie de personnages laissant voir par bribes les grandes problématiques de la société iranienne aujourd’hui, tout en permettant au réalisateur de faire une nouvelle fois un pied de nez au régime iranien.

Ma chambre syrienne

Hazem Alhamwi, 2014

Pendant 10 ans l’artiste et vidéaste syrien Hazem Alhamwi a filmé dans le plus grand secret le quotidien et la vie culturelle de ses compatriotes. Il s’est entretenu avec des compagnons de route et des proches, des artistes et des créateurs comme lui, dont beaucoup ont passé des années en prison et s’expriment librement devant la caméra, dévoilant les horreurs du système.

Syrie, journaux intimes de la révolution

Carine Lefebvre-Quennell, Caroline Donati, 2013

Des syriens filment leurs vies bouleversées et nous parlent. L’exaltation des débuts, l’espoir, les destructions, la mort, l’indifférence du monde. La folie meurtrière du régime d’un côté, les radicaux fanatiques de l’autre. Aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer l’horreur à laquelle ils sont aujourd’hui confrontés. Depuis 2012, ce webdocumentaire les accompagne dans leur combat pour la démocratie.

A Cinema of Discontent

Jamsheed Akrami, 2013

Ce documentaire explore les codes de la censure à travers des dizaines films et des interviews avec 12 réalisateurs iraniens dont Jafar Panahi, Bahman Ghobadi, ou Asghar Farhadi.

Big Boys Gone Bananas!*

Fredrik Gertten, 2011

Jusqu’où peut aller une grande entreprise pour protéger son image de marque  ? Le réalisateur suédois Fredrik Gertten en a récemment fait l’expérience. Son précédent film, Bananas !*, fait le récit du procès intenté par 12 travailleurs de plantations de bananes au Nicaragua contre le géant fruitier Dole Food Company.

Ceci n’est pas un film

Jafar Panahi, Mojtaba Mirtahmasb, 2011

Depuis des mois, Jafar Panahi attend le verdict de la cour d’appel. À travers la représentation d’une journée dans la vie de Jafar Panahi, Jafar et un autre cinéaste iranien, Mojtaba Mirtahmasb, nous proposent un aperçu de la situation actuelle du cinéma iranien.

Octobre à Paris

Jacques Panijel, 2011

Documentaire retraçant la préparation, l’organisation et les conséquences de la manifestation parisienne du 17 octobre 1961.

Algérie, images d’un combat

Jérôme Laffont, 2009

Comme tous les conflits modernes, la guerre d’Algérie a posé des enjeux en termes de représentation par l’image. Face à l’abondance de films tournés par l’armée française, et en réaction à leur discours, quelques cinéastes dont René Vautier se sont engagés aux côtés des combattants algériens pour garder trace de leur lutte.

Voyage dans la mémoire

Hala Mohammad, 2006

2006, avant la révolution syrienne. Trois amis, des prisonniers d’opinion, ont croupi pendant des années dans la prison de Palmyre. Pour la première fois depuis leur libération, ils reviennent vers cette prison où ils ont tant souffert…

Grand jeu (Le)

Malek Bensmail, 2005

“Algérie, 2004 : Ali Benflis, ancien Premier ministre et secrétaire général du FLN, déterminé et sûr de lui, se lance dans la campagne présidentielle. Parmi les 5 candidats de l’opposition, il est le challenger du président sortant Abdelaziz Bouteflika. Sur fond de division au sein du FLN et d’hésitations de la hiérarchie militaire entre les deux candidats, Ali Benflis et son équipe de campagne tentent de re-mobiliser une population qui s’est massivement détournée de la scène électorale, épuisée par le chaos social.” Le système algérien autorise-t-il vraiment le changement  ?

Algérie, d’autres regards

Raphaël Pillosio, 2004

Durant la guerre d’Algérie, de jeunes cinéastes français ont réalisé des documentaires qui dénonçaient la nature du conflit mené par leur pays. Depuis, ces films militants n’ont pratiquement jamais été vus. Dans «  Algérie, d’autres regards  », René Vautier, Pierre Clément, Olga Poliakoff et Yann Le Masson reviennent sur les conditions de leur engagement, les méthodes de production et de diffusion de ces œuvres oubliées aujourd’hui.

René Vautier, cinéaste franc-tireur

Sabrina Malek, Arnaud Soulier, 2002

Le film part à la rencontre du cinéaste René Vautier. À 72 ans, longtemps censuré, il reste encore aujourd’hui peu connu du grand public. Pourtant, son parcours atypique a fait de lui un symbole du cinéma engagé.

René Vautier l’indomptable

Jacques Royer, 1996

Une mise en scène particulièrement ironique, à l’image du réalisateur indomptable que l’humour au vitriol n’a jamais effrayé.

Eux et nous

René Vautier, 1970

Montage de 3 courts métrages de René Vautier : « Les Ajoncs », « Les Trois cousins » et « Techniquement si simple »

On vous parle d’Amérique Latine : Le message du Che

Paul Bourron, 1968

C’était en 1967. Fidel Castro lit à la tribune de la Tricontinentale un message de Che Guevara qui fait sensation aussi bien auprès des mouvements révolutionnaires, qu’auprès de ceux qui s’y opposent. Ce film a été interdit totalement à l’exportation par le Centre du Cinéma Français en 1968.

Algérie, année zéro

Marceline Loridan, Jean-Pierre Sergent, 1962

Documentaire sur les débuts de l’indépendance algérienne filmé au cours de l’été 1962 à Alger. Le film fut interdit en France et en Algérie mais obtint le Grand prix du festival international de Leipzig en 1965. Par amitié, la société de production Images de France, leur envoya un opérateur : Bruno Muel.

Afrique 50

René Vautier, 1950

Premier film anticolonialiste de l’hexagone, interdit puis récemment primé par le ministère des Affaires étrangères, cet efficace pamphlet contre le colonialisme en Afrique noire valut à son auteur treize inculpations et une condamnation à un an de prison.

Citizen Kane

Orson Welles, 1941

A la mort du milliardaire Charles Foster Kane, un grand magnat de la presse, Thompson, un reporter, enquête sur sa vie. Les contacts qu’il prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque, mégalomane, égoïste et solitaire.