Il pleut toujours où c’est mouillé

Un film de Jean-Daniel Simon

 1974  France  Fiction  92 mn  Couleur  35 mm  Mode de production : Cinéma  VF

 Scénario : Richard Bohringer, Jean-Pierre Petrolacci, Jean-Daniel Simon  Musique : Maurice Dulac, Yvan Julien  Image : Philippe Rousselot  Son : Francis Bonfanti  Montage : Marie-Sophie Dubus

 Distribution : Jean Le Mouel, Sylvie Fennec, Myriam Boyer, Jacques Serres

Producteurs :
Distributeur :
Ciné-archives (2 place du colonel Fabien, 75019 Paris, tél : 01 40 40 12 50 ou 48, fax : 01 40 40 13 99, mail : contact@cinearchives.org)

Dans un petit village du Lot-et-Garonne, en période électorale, André, jeune agriculteur, se refuse à prendre parti. Pour lui, la droite, la gauche, c’est la même chose, et c’est la politique qui crée des ennuis. Il est endetté, son tracteur rend l’âme, et le Crédit Agricole lui refuse un nouvel emprunt. On parle de la modernisation,mais est-ce la solution pour les petits paysans condamnés à disparaître ? L’engrenage est impitoyable, entre remboursements accrus et travaux supplémentaires. Un ami d’enfance d’André, délégué syndical et militant du Parti Communiste, s’engage à fond dans la campagne électorale, mais, repéré par les agents du S.A.C. (service para-policier, au service du gouvernement de droite, à l’époque), il tombe dans une embuscade et se trouve sérieusement blessé…

« Il pleut toujours où c’est mouillé », cela veut dire qu’ « on ne prête qu’aux riches »… C’est un film qui souhaite montrer la réalité du monde rural, d’un monde de petits paysans, où l’on gagne tout juste de quoi vivre, où l’on dépend du temps et des intempéries, du travail qu’il faut faire coûte que coûte. Il pleut toujours où c’est mouillé a été tourné dans un petit village du Lot-et-Garonne, Le Mas d’Agenais. Nous y avons reconstitué la vie telle qu’elle se déroule quotidiennement dans le cadre d’une campagne électorale avec ses réels participants. Pour cela nous avons discuté avec les paysans, nous avons intégré au scénario leurs problèmes locaux et nous leur avons demandé de participer à l’élaboration du tournage du film. Les hommes que nous voyons dans les différents décors n’étaient pas des figurants ordinaires : c’étaient de véritables cultivateurs qui se mettaient à notre disposition pour deux heures ou trois entre deux travaux, puis qui repartaient lorsque d’autres arrivaient. Ce sont les mêmes hommes qui sont venus avec leurs tracteurs et leurs bidons de lait refaire pour nous une manifestation paysanne. Ce sont eux enfin qui ont été les premiers à voir le film une fois fini et qui n’ont pas eu la sensation qu’on parlait de quelqu’un d’autre. On a dit d’Il pleut toujours où c’est mouillé que c’était une fable. Bien sûr que c’est une fable. Mais qu’est-ce qu’une fable si ce n’est une façon de conter la réalité ? »

Jean-Daniel Simon

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