À nous la liberté

Un film de René Clair

 1931  France  Fiction  97 mn  Noir & Blanc  Mode de production : Cinéma  VF

 Musique : Georges Auric  Image : Georges Périnal

Distributeurs :
Direction du patrimoine du CNC (7 bis, rue Alexandre Turpault, 78390 Bois d’Arcy, tél : 01 30 14 80 10, fax : 01 30 14 80 86, mail : webmaster@cnc.fr)
Tamasa Distribution (5 rue de Charonne, 75011 Paris, Tél : 01 43 59 01 01, Fax : 01 43 59 64 41)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)
 Éditeur :
L.C.J. Éditions et Productions (9 rue des Suisses, 92380 Garches, Tel : 01 41 38 85 85, contact(@)lcj-editions.com)

Deux copains de détention décident de s’évader. Louis y réussit et Émile, non ; il reste en prison et subit la sinistre routine carcérale.

Aussitôt libre, Louis, sous un faux nom, se lance dans les affaires : après avoir monté une petite affaire de phonographes, il devient directeur d’une usine ultra-moderne où il fait régner une discipline sévère. Les employés sont traités comme des prisonniers. Le réalisateur use des mêmes angles de prise vue pour filmer les prisonniers travailleurs puis les ouvriers en usine. L’oppression et l’effacement de l’individu au service de sa tâche s’illustrent avec la prison sinistre en se confondant avec la salle des machines glaciales. Le même acteur jouant d’ailleurs le contremaître et le surveillant de prison.

Charlie Chaplin s’est inspiré de la scène de la chaîne de montage du film dans Les temps modernes. Assez étrangement, René Clair choisit de dénoncer les méfaits du travail à la chaîne et du capitalisme en adoptant un ton très léger, ponctué par des chansons. Le film se situe dans le réalisme poétique du cinéma français du début des années trente, c’est également une comédie utopiste, proche des idées de l’extrême gauche de l’époque.

La chanson (paroles de René Clair), a également valeur prémonitoire, avec son refrain : « Mon vieux copain la vie est belle, quand on connaît la liberté. » Son compositeur, Georges Auric, sera cinq ans plus tard un des chantres du Front Populaire avec ses chants pour les auberges de jeunesse : La corvée d’eau, Le campeur en chocolat (paroles de Paul Vaillant-Couturier) et Chantons jeune fille (paroles de Léon Moussinac).

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