Charme discret de la bourgeoisie (Le)

Un film de Luis Buñuel

 1972  France  Fiction  97 mn  Couleur  35 mm  Mode de production : Cinéma  VF

 Scénario : Luis Buñuel, Jean-Claude Carrière  Image : Edmond Richard  Son : Guy Vilette  Montage : Hélène Plemiannikov

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Des amis issus de la grande bourgeoisie et aux activités pas toujours très honnêtes s’invitent à diner régulièrement mais sont à chaque fois empêchés par des évènements saugrenus. Le Charme discret de la bourgeoisie, constitué de nombreux récits et rêves imbriqués les uns dans les autres adopte une construction répétitive. Le film se présente comme une suite de tentatives, avortées et reconduites autant de fois, pour mener à bien un simple repas, ce lieu de convergence entre le plus primaire besoin animal (manger) et l’apogée du rituel social (la réception). Car il faut à chaque fois qu’une perturbation, plus ou moins incongrue (deuil, pulsion sexuelle, manœuvres militaires ou rupture de stock), empêche le repas et le repousse, dans un continuel jeu de frustration et d’étonnement, grandissant à mesure que la suite s’allonge. Buñuel est attentif à ne pas aller trop loin dans le fantastique ou l’absurde, afin de maintenir un équilibre fascinant entre l’incroyable, la surprise et l’impossible. Il s’agit du principe des associations d’idées, du cadavres exquis et du rêve raconté, avec une construction faussement alternative qui se rapproche des mécanismes de l’inconscient. Assisté de son complice Jean-Claude Carrière, Buñuel donne libre cours à son humour massacrant et iconoclaste et frappe sans pitié le couple bourgeois, le clergé, l’armée, les idées réactionnaires, l’hypocrisie…

Le film dans la base

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