Guerre d’Algérie

Films dans la base

Cette guerre et nous

Béatrice Dubell, 2014

Au printemps 2012, cinquante ans après la signature des accords d’Evian, une exposition sur les engagements d’avocats lyonnais met en lumière des pages oubliées de la guerre de libération algérienne qui se sont jouées dans l’Hexagone. Des visiteurs d’âges divers s’expriment longuement et avec émotion, traduisant des mémoires antagonistes de la période : appelés, descendants de l’immigration algérienne, rapatriés, harkis ou désignés comme tels, leurs familles… La diversité de leurs récits compose une vue d’ensemble, reflétant l’état actuel des mémoires et des représentations de cette guerre.

10949 femmes

Nassima Guessoum, 2014

À Alger, Nassima Hablal, héroïne oubliée de la Révolution algérienne, raconte son histoire de femme dans la guerre, sa lutte pour une Algérie indépendante.

Balles du 14 juilet 1953 (Les)

Daniel Kupferstein, 2014

Sait-on que pendant quelques années après la Libération, à côté du défilé militaire, il y avait un défilé populaire pour célébrer la Révolution Française  ? On sait encore moins que lors du défilé du 14 juillet 1953 en l’honneur de la Révolution, la police parisienne a chargé un cortège de manifestants algériens. Sept personnes ont été tuées et une centaine de manifestants ont été blessés. Cette histoire est quasiment inconnue. Le film est l’histoire d’une longue enquête contre l’amnésie.

At(h)ome

Élisabeth Leuvrey, 2013

Plus de cinquante ans après la fin de la guerre de libération, une cinéaste française et un photographe algérien nous ramènent en 1962 en plein Sahara. D’une zone désertique irradiée aux faubourgs d’Alger, ils suivent le parcours des retombées d’une explosion nucléaire dont les traces dramatiques interrogent la responsabilité des nations.

Troufions

Thierry Demaizière, 2012

Parler enfin de la guerre d’Algérie, oser dire ce que l’on a toujours tu, laisser remonter à la surface les souvenirs enfouis… Troufions candides et vulnérables, soixante ans après, ils n’ont pas pu oublier et nous livrent ici leurs blessures de guerre. La mémoire est vive, le courage aussi.

En terrain connu

Nassim Amaouche, 2012

En pleine Kabylie, le père de Nassim Amaouche creuse dans les ruines de sa maison bombardée en 1957. À la recherche d’une enfance oubliée, ou d’une nouvelle histoire à écrire entre les deux hommes.

Daniel Ali, instituteur révolté dans l’Algérie coloniale

Georges Vérin, Maurice Ferlet, 2012

Ce film s’attache à mettre en lumière l’histoire de ces hommes et de ces femmes qui, dans les milieux intellectuels, et plus particulièrement dans le monde des instituteurs algériens, ont contribué à libérer l’Algérie.

Moudjahida et le parachutiste (La)

Mehdi Lallaoui, 2012

Rencontre de deux témoignages atypiques de la guerre d’Algérie. D’un coté une farouche combattante pour l’indépendance de son pays, une femme d’un courage extraordinaire subissant avec ses proches les pires exactions de l’armée française, de l’autre un soldat d’ « élite », parachutiste bardé de décorations qui avoue ses remords d’avoir commis des actes cruels et irréparables sous les ordres d’officiers qui gardaient les mains propres en tolérant, voire encourageant, le pire.

1962, de l’Algérie française à l’Algérie algérienne

Malek Bensmail, Marie Colonna, 2012

1962, l’Algérie, territoire français depuis un siècle et demi, connaît sa dernière année de colonisation, après sept années de guerre. Marie Colonna et Malek Bensmaïl, nés tous deux dans l’Algérie indépendante, font revivre les semaines qui séparent le cessez-le-feu du 19 mars 1962 de l’élection de la première Assemblée Nationale Algérienne fin septembre.

Ils ont rejoint le front

Jean Asselmeyer, 2012

Un film documentaire sur les Algériens d’origine européenne, communément appelés les pieds noirs, anticolonialistes et partisans de l’indépendance en Algérie.

Martinique aux Martiniquais (La). L’Affaire de l’OJAM

Camille Mauduech, 2012

Retour sur l’OJAM, Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique, qui ont préparé, pendant la guerre d’Algérie, et avec le soutien logistique du FLN, la lutte pour l’indépendance martiniquaise, avant d’être arrêtés en 1963.

Algérie nouvelle, on y croyait

Chloé Hunzinger, 2011

En mars 1962, les accords d’Evian mettent fin à huit années de guerre de décolonisation entre la France et l’Algérie. 900 000 Européens d’Algérie quittent leur terre natale pour se réfugier en France. À contre-courant, des dizaines de milliers d’Européens, surnommés les « Pieds rouges » débarquent en Algérie. Anticolonialistes, parfois militants internationalistes ou tiers-mondistes, ils souhaitaient aider à reconstruire le pays.

Palestro, histoires d’une embuscade

Rémi Lainé, 2011

Ce documentaire revient sur l’assassinat, le 18 mai 1956, d’une vingtaine d’appelés français par des maquisards algériens du FLN, sur les hauteurs de Palestro. Réalisé à partir de témoignages français et algériens, ce film présente des documents pour la plupart inédits.

Octobre noir

Aurel, Florence Corre, 2011

17 octobre 1961 à Paris. Cinq jeunes algériens et trois jeunes français se rassemblent afin de prendre part à la manifestation pacifique, organisée par le Front de Libération Nationale algérien pour contrer le couvre-feu instauré le 5 octobre par le Préfet de police Maurice Papon. La police parisienne a carte blanche… Aurel nous propose un univers de polar aux teintes tendant vers le noir et blanc légèrement teinté pour nous raconter l’histoire de Malek, Saïd, Karim et les autres…

Manifeste des 121. Les intellectuels dans la guerre d’Algérie (Le)

Mehdi Lallaoui, 2011

Dans ce quatrième volet de la trilogie « En finir avec la guerre », Mehdi Lallaoui rend hommage aux 121 intellectuels qui, en plein cœur du retentissant procès Jeanson, réseau de porteurs de valises, à l’automne 1960, signent un manifeste pour soutenir l’insoumission dans la guerre d’Algérie. Ce manifeste se concluait ainsi : « La cause du peuple algérien, qui contribue de façon décisive à ruiner le système colonial, est la cause de tous les hommes libres ».

La Baie d’Alger

Merzak Allouache, 2011

En 1955, Louis a 15 ans et prend conscience que les évènements de la guerre d’indépendance viennent de commencer.

Octobre à Paris

Jacques Panijel, 2011

Documentaire retraçant la préparation, l’organisation et les conséquences de la manifestation parisienne du 17 octobre 1961.

Ici on noie les algériens. 17 octobre 1961

Yasmina Adi, 2011

A l’appel du Front de Libération Nationale (F.L.N.), des milliers d’Algériens venus de Paris et de toute la région parisienne, défilent, le 17 octobre 1961, contre le couvre-feu qui leur est imposé. Cette manifestation pacifique sera très sévèrement réprimée par les forces de l’ordre. 50 ans après, la cinéaste met en lumière une vérité encore taboue.

Mon oncle de Kabylie

Chloé Hunzinger, 2010

La réalisatrice enquête sur son oncle, un kabyle venu, en 1948, étudier en France avec 3 de ses cousins. En 1962, alors que les trois cousins sont rentrés en Algérie, lui a fait le choix de rester en France.

Maurice Papon, itinéraire d’un homme d’ordre

Emmanuel Hamon, Marc-Olivier Baruch, 2010

« Un fonctionnaire, ça obéit. » De Vichy à Giscard, en passant par la guerre d’Algérie, Papon resta fidèle à ce principe. Ce documentaire retrace l’itinéraire d’un serviteur de l’État trop zélé.

Mourir à Charonne, Pourquoi ?

Daniel Kupferstein, 2010

Le 8 février 1962, au moment de la dispersion d’une manifestation contre des attentats de l’OAS, la police parisienne charge violemment les manifestants devant le métro Charonne. Il y aura 9 morts.

Maurice Audin, la disparition

François Demerliac, 2010

A Alger, en juin 1957, Maurice Audin, jeune mathématicien de 25 ans, est arrêté par les parachutistes français. Sa femme, Josette, et ses trois enfants, ne le reverront plus jamais. Ce documentaire entrecroise des témoignages des protagonistes français et algériens

Algérie,de Gaulle et la bombe (L’)

Larbi Benchiha, 2010

Le 13 février 1960, dans le Sahara algérien, la première bombe nucléaire française explose. Dans le nord du pays, la guerre d’indépendance est à son apogée. Pourtant, rien n’arrête le programme nucléaire français, si cher au général De Gaulle ; les essais se succèdent. En 1962, même si l’Algérie devient indépendante, des militaires et des scientifiques français continuent tranquillement, et pendant plusieurs années, leurs essais nucléaires. Comment la France a-t-elle pu implanter des installations si sensibles et secrètes dans un pays en guerre ? C’est seulement cinquante ans après que les deux pays se décident enfin à assumer leurs responsabilités écologiques et sanitaires.

Avant de franchir la ligne d’horizon

Habiba Djahnine, 2010

“Regard sur 20 ans de mobilisation/répression politique en Algérie à travers la parole de femmes et d’hommes militants, mais aussi un regard personnel sur le pays”.

Daniel Timsit, l’Algérien

Nasredine Guenifi, 2009

Daniel Timsit, né à Alger, en 1928, dans une modeste famille de commerçants judéo-berbères, a participé activement à la guerre d’indépendance de l’Algérie. Dans un documentaire réalisé par Nasredine Guenifi, l’ancien militant s’exprime sur l’évolution de l’Algérie, explique ses engagements et parle de son identité algérienne : « Je n’ai jamais été un Européen » déclare-t-il.

Voyage à Alger (Le)

Abdelkrim Bahloul, 2009

Le Voyage à Alger raconte l’histoire vraie d’une veuve de martyr qui a été expropriée de sa maison par un des chefs de sa ville de Saida. Après avoir perdu espoir de regagner son bien par le biais des autorités locales, elle décide d’aller avec ses enfants à la capitale pour rencontrer le Président de la République (Houari Boumediene).

Algérie, images d’un combat

Jérôme Laffont, 2009

Comme tous les conflits modernes, la guerre d’Algérie a posé des enjeux en termes de représentation par l’image. Face à l’abondance de films tournés par l’armée française, et en réaction à leur discours, quelques cinéastes dont René Vautier se sont engagés aux côtés des combattants algériens pour garder trace de leur lutte.

Racines du brouillard (Les)

Dounia Bovet-Wolteche, 2009

Axelle est auprès d’Ali qui meurt, dans un hôpital à Paris. En 1954, Ali était condamné à mort par la France à cause de son combat pour l’indépendance algérienne. En 1962, Axelle, à peine arrivée de France, faisait sa connaissance à Alger dans l’euphorie de l’indépendance. Après la mort d’Ali, Axelle retourne en Algérie dans le village où vit encore sa femme. Sur les traces de leur passé commun, elle écoute l’écho des promesses qui résonne encore.

En finir avec la guerre

Mehdi Lallaoui, 2008

Témoignages d’anciens appelés à la guerre d’Algérie, qui ont décidé de créer l’association 4ACG : Anciens Appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre.

Autre 8 mai 1945 (L’)

Yasmina Adi, 2008

Une enquête sur le 8 mai 1945 en Algérie, jour où les algériens, dans la liesse de la fête de la victoire, ont commencé à manifester leur propre volonté d’indépendance, ouvrant la voie à une terrible répression.

Henri Alleg, l’homme de la question

Christophe Kantcheff, 2008

Le nom d’Henri Alleg est associé au titre d’un livre : la Question. Il raconte les sévices qu’il a subis alors qu’il était aux mains des militaires français

Gerboise bleue

Djamel Ouahab, 2008

Gerboise Bleue raconte l’histoire des vétérans français et des Touaregs algériens victimes des premiers essais atomiques français dans le Sahara de 1960 à 1966.

Chine est encore loin (La)

Malek Bensmail, 2008

Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de sept ans qui mènera à l’indépendance de l’Algérie. Plus de cinquante ans après, Malek Bensmaïl revient dans ce village

Choix de mon père (Le)

Rabah Zanoun, 2008

En 1959, à Paris, en pleine guerre d’Algérie, un sympathisant du FLN refuse d’assassiner un membre du MNA (Mouvement National Algérien). Se sachant condamné à mort par le FLN pour se refus, cet homme trouve refuge auprès des autorités françaises et s’engage comme Harki.

Moudjahidate

Alexandra Dols, 2007

Ce documentaire retrace des engagements de femmes dans les luttes pour l’Indépendance de l’Algérie, au sein du FLN-ALN (Front de Libération Nationale – Armée de Libération Nationale) à travers des récits de vies d’anciennes combattantes.

Ennemi intime (L’)

Florent Émilio Siri, 2007

Algérie, 1959. Les opérations militaires s’intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien, un lieutenant idéaliste, prend le commandement d’une section de l’armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac, un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l’épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu’ils n’ont comme pire ennemi qu’eux-mêmes.

Ils ont choisi l’Algérie

Jean Asselmeyer, 2007

Film consacré à des personnes qui vivaient en Algérie au moment de la guerre de libération.

Algérie, histoires à ne pas dire

Jean-Pierre Lledo, 2007

Le cinéaste Jean-Pierre Lledo explique les liens entre le déroulement de la guerre d’indépendance algérienne et les problèmes que rencontre l’Algérie aujourd’hui.

Mémoires du 8 mai 1945

Mariem Hamidat, 2007

Le 8 mai 1945, à Sétif, petite ville de l’Est algérien, on fête l’armistice. Dans le cortège, parmi les drapeaux alliés surgit un drapeau algérien, symbole d’indépendance. La police tire sur la foule. C’est l’émeute. Dans toute la région, la répression menée par l’armée française va faire des milliers de victimes.

Pieds-noirs, histoires d’une blessure (Les)

Gilles Perez, 2007

Ce documentaire est principalement composé de témoignages personnels et d’archives familiales. L’histoire des Pieds Noirs, c’est, avant tout, celle de l’Algérie française : une histoire de conquête, de colonie créée sur une terre étrangère, par les Pieds Noirs, une population composée de Républicains espagnols, d’Italiens fuyant le fascisme, de Maltais fuyant la pauvreté, ou encore d’ouvriers parisiens.

Porteuses de feu (Les)

Faouzia Fekiri, 2007

En 1957 à Alger, une cinquantaine de femmes, âgées de seize à vingt ans, sont engagées dans la guérilla urbaine menée par le FLN contre le colonialisme français.

Petit blanc à la caméra rouge (Le)

Richard Hamon, 2007

Par son retentissement, Afrique 50 a joué un rôle important dans l’émergence des idées anticolonialistes dans la France de l’après-guerre. En retraçant l’histoire mouvementée du tournage du film entre le Sénégal, le Mali et la France, en re-situant Afrique 50 dans le contexte historique et politique de l’époque, Le Petit Blanc à la caméra rouge met en évidence l’importance historique du film de René Vautier.

OAS, un passé très présent

Djamel Zaoui, 2007

De 1961 à 1962, l’Organisation Armée Secrète (OAS) assassina au nom de l’Algérie française plus de 2 200 personnes dont de nombreux serviteurs de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions. Aujourd’hui, un véritable bras de fer se joue entre les enfants des victimes et une OAS réincarnée, pratiquant le lobbying politique.

Rome plutôt que vous

Tariq Teguia, 2006

Durant plus de dix années, l’Algérie a vécu une guerre lente, une guerre sans ligne de front mais ayant causé plus de 100 000 morts. C’est ce désert que Zina et Kamel – deux jeunes algérois tantôt hallucinés et joyeux, tantôt abattus et sereins – voudront sillonner une dernière fois avant de le quitter.

Vive l’indépendance du Texas

Damien Faure, 2006

Quand j’étais petit, j’ai fait la connaissance de l’homme le plus fort du monde. Il peut tordre une barre en acier avec son cou, soulever d’énormes poids avec la seule force du petit doigt, étouffer l’impact d’une explosion avec ses mains…et cet homme là c’est mon père. Mais il avait fait une guerre, la guerre d’Algérie.

Cartouches gauloises (Les)

Mehdi Charef, 2006

Le dernier printemps de la Guerre d’Algérie. Le printemps d’avant l’été de l’Indépendance. Ali, 11 ans, et son meilleur copain Nico regardent leurs mondes changer… et font semblant de croire que Nico ne partira jamais. Jamais ?

Trahison (La)

Philippe Faucon, 2006

Un regard différent sur la guerre d’Algérie. La caméra de Philippe Faucon montre subtilement les déboires d’un conflit qui dérange, au travers des sentiments des soldats algériens, leurs relations avec les soldats français, le racisme, les trahisons…

Bled number one

Rabah Ameur-Zaïmeche, 2006

A peine sorti de prison, Kamel est expulsé vers son pays d’origine , l’Algérie. Cet exil forcé le contraint à observer avec lucidité un pays en pleine effervescence, tiraillé entre un désir de modernité et le poids de traditions ancestrales.

Harkis

Alain Tasma, 2006

1972, le sud de la France, en pleine forêt. Un camp de Harkis entouré de barbelés. Insalubrité, privation de liberté, couvre feu, tutelle administrative et financière infantilisante, travail obligatoire dans les champs constituent leurs conditions de vie. C’est dans ce camp que débarque la famille Benamar, famille qui fera tout pour s’en sortir….

Li fet met - Le passé est mort

Nadia Bouferkas, Mehmet Arikan, 2006

Depuis la guerre d’Algérie, plus de quarante ans se sont passés. Le film constitue une plongée dans le quotidien d’une «  Section administrative  ». Aujourd’hui y cohabitent comme ils peuvent les ennemis d’hier. Loin de tout héroïsme ou de repentir, ces villageois, oubliés de l’Histoire officielle nous racontent simplement leurs histoires.

Bataille d’Alger (La)

Yves Boisset, 2006

Il y a soixante ans, la guerre civile ravageait l’Algérie, l’une des guerres d’indépendance les plus meurtrières de l’histoire du XXème siècle

Pleins de vide (Des)

Nicolas Strauss, 2005

Des pleins de vide retrace le voyage initiatique de Fatiha, Malika et Larbi Mellal, sur les traces de leurs parents harkis, débarqués presque quarante ans plus tôt en France.

Comme un seul homme

François Chouquet, 2005

Contre la guerre d’Algérie par les voies de la non-violence.

Amandiers de l’histoire (Les)

Jaco Bidermann, Valentin Lagard, 2004

Quarante ans après le débarquement des harkis à Largentière, l’anniversaire est célébré. L’occasion de se remémorer et surtout de donner la voix aux enfants de harkis qui stigmatisent leurs problèmes de société autour d’une identité qu’ils ont du mal à reconnaître.

Combat singulier (Un)

Xavier Villetard, 2004

Un jour de 1957 il refuse d’obéir à sa hiérarchie qui justifie l’usage de la torture durant la guerre d’Algérie. « Le baroudeur par excellence » bascule alors du côté de la non-violence. Le destin du général Jacques de Bollardière représente un cas unique dans l’histoire contemporaine.

Algérie, d’autres regards

Raphaël Pillosio, 2004

Durant la guerre d’Algérie, de jeunes cinéastes français ont réalisé des documentaires qui dénonçaient la nature du conflit mené par leur pays. Depuis, ces films militants n’ont pratiquement jamais été vus. Dans «  Algérie, d’autres regards  », René Vautier, Pierre Clément, Olga Poliakoff et Yann Le Masson reviennent sur les conditions de leur engagement, les méthodes de production et de diffusion de ces œuvres oubliées aujourd’hui.

Autre guerre d’Algérie (Une)

Djamel Zaoui, 2003

Le réalisateur fils d’un militant messalien qui a dû fuir sa terre natale pour sombrer dans un mutisme amer, mène une enquête minutieuse auprès d’historiens et d’hommes politiques de tous bords afin de comprendre sa propre histoire et celle de la guerre dont on ne parle pas : « l’autre » guerre d’Algérie.

Mouchoir de mon père (Le)

Farid Haroud, 2002

Le réalisateur revient, à partir d’un mouchoir brodé, sur l’histoire de son père, qui fut un harki, emprisonné à la libération de l’Algérie.

Harki, un traître mot

Marie Colonna, 2002

La guerre d’Algérie s’est terminée en mars 1962 par la signature des Accords d’Évian. Ce film se propose d’interroger l’histoire des supplétifs de cette guerre longtemps sans nom, à travers la révolte de leurs enfants. Parler d’histoire ne sera pas, ici affaire de jugement. Ce sera une affaire de libération. Libérer le passé de son enfermement, briser le mur du silence construit autour d’une guerre, dont les conséquences ne cessent de résonner/raisonner jusqu’à aujourd’hui.

Algérie été 62, l’Indépendance aux deux visages

Benjamin Stora, Jean-Michel Meurice, 2002

Quarante ans après, une dizaine d’acteurs de la révolution algérienne (leaders historiques de l’insurrection, chefs des maquis de l’intérieur, cadres de l’Armée des frontières, responsables de la Fédération de France du FLN) reviennent sur les mois qui ont suivi la proclamation de l’indépendance en Algérie, le 5 juillet 1962.

Frantz Fanon, mémoire d’asile

Abdenadour Zahzah, Bachir Ridouh, 2002

Portrait du psychiatre et théoricien révolutionnaire Frantz Fanon.

Algérie : paroles de tortionnaires

Jean-Charles Deniau, 2002

Sept appelés, officiers, soldats qui participèrent à la guerre d’Algérie et pratiquèrent l’impensable - la torture - témoignent et tentent de se réconcilier avec elles-mêmes.

Pacification en Algérie

André Gazut, 2002

La Pacification en Algérie est un film essentiel. Engagé - la colère est intacte - et didactique à la fois, tant il est nécessaire d’expliquer, de mettre au jour l’attitude de la France de ces années-là, Gazut interroge la mémoire quarante ans après les faits.

Ennemi intime (L’)

Patrick Rotman, 2002

Ce film sur la torture en Algérie retrace dans sa complexité l’histoire de la torture pendant cette guerre. Comment la torture d’État a pu proliférer dans une démocratie avec la complicité et le silence de presque tous.

Passé sous silence

Sofia Saa, 2001

Troublé par un courrier du gouvernement français lui demandant dans quel pays il souhaite effectuer son service militaire, un jeune Français né en Allemagne part à la recherche de son identité à travers l’histoire de son père harki. De Rivesaltes où il découvrit la France aux quartiers défavorisés du Nord du pays.

17 rue Bleue

Chad Chenouga, 2001

Cinq ans après sa fuite d’Algérie en 1967, Adda vit 17, rue Bleue, à Paris, avec ses deux enfants et ses deux soeurs. Elle entretient une relation amoureuse avec Merlin, son patron qui assure une situation confortable à l’ensemble de la famille. A la mort de celui-ci, leur destin bascule. Adda voit dans la disparition de son amant l’occasion de mettre la main sur une partie de sa fortune.

Guerre et bâillon

Classe de 1ère service du lycée Marcel Pagnol de Limoges, 2000

Comment un acte symbolique et spontané de soutien à une protestation pacifiste de rappelés le 7 mai 1956 à la Villedieu, déclencha les foudres de l’armée et de la justice

Sous les pieds des femmes

Rachida Krim, 1997

En 1958, Aya et Moncef, Algériens, ont participé activement en France à la guerre d’indépendance, sous le commandement d’un responsable FLN, devenu l’amant d’Aya en dépit des risques. En 1996, il leur rend visite : c’est le temps du bilan et des regrets….

Autre côté de la mer (L’)

Dominique Cabrera, 1997

Paris, été 1994. Georges Montero, petit industriel pied-noir, est resté en Algérie après l’Indépendance. Il arrive aujourd’hui pour la première fois en France à l’occasion d’une opération de la cataracte, au moment où la guerre civile prend de l’ampleur dans son pays.

Vivre au paradis

Bourlem Guerdjou, 1997

Pendant la guerre d’Algérie, Lakhdar, immigré, ouvrier du bâtiment, habite le bidonville de Nanterre. Ne supportant plus la solitude, il fait venir sa femme Nora et ses enfants en France. Dès lors, il n’a plus qu’une obsession : offrir aux siens un appartement digne de ce nom.

Mémoires d’immigrés

Yamina Benguigui, 1997

Reconstituer le passé d’une communauté, en suivant le parcours de quelques-uns de ses membres, et lui éviter la dangereuse tentation d’un repli sur elle-mêmes : tel est le pari de la trilogie « Mémoires d’Immigrés ».

Simone est si loin

Amel Kacichaouch, 1996

Documentaire sur Simone, qui a vécu la majorité de sa vie en Algérie. Sous la menace du terrorisme intégriste, à 83 ans, elle vit à Paris un exil douloureux et nostalgique.

Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945 (Les)

Mehdi Lallaoui, 1995

Le 8 mai 1945, jour de la victoire sur le nazisme, est aussi un jour de deuil. A Alger, à la faveur des manifestations pour la victoire, apparaît pour la première fois le drapeau algérien revendiquant ainsi l’indépendance. Mais à Sétif, le porte-drapeau est abattu en tête du cortège et une émeute éclate. Le massacre colonial qui s’ensuit s’étendra à tout le Constantinois.

C’était la guerre

Maurice Failevic, Ahmed Rachedi, 1992

Un épisode du livre de Carrière La Paix des braves, relatant les aventures d’un appelé du contingent soucieux de rendre une vache à un paysan pour remplacer celle qu’un soldat a tuée par jeu, sert de point de départ à l’histoire d’un village que les Français estiment « contaminé » par les « fellouzes ». Enjeu de deux groupes opposés – les moudjahidines d’un côté et l’armée française de l’autre – ce village devient le cadre d’une guerre psychologique.

Frères des frères (Les)

Richard Copans, 1992

Pendant la guerre d’Algérie, des Français aident l’organisation du FLN en France. Attachés aux idéaux de la République (Liberté, Égalité, Fraternité) ou révolutionnaires tiers mondistes, ils sont considérés comme des traîtres par la majorité de la population.

Années algériennes (les)

Benjamin Stora, Philippe Alfonsi, Bernard Favre, Patrick Pesnot, 1991

Ce documentaire donne la parole à des acteurs anonymes ou peu connus de la Guerre d’Algérie, avec de nombreuses images d’archives.

Guerre sans nom (La)

Patrick Rotman, Bertrand Tavernier, 1991

Entre 1954 et 1962 prés de trois millions de jeunes Français appelés ou rappelés ont fait une guerre qui ne voulaient pas dire son nom.

Outremer

Brigitte Roüan, 1990

Suzanne, Madeleine et Marguerite. 3 soeurs d’une grande famille pied-noir issues de la grande bourgeoisie assistent, en Algérie, aux derniers temps des colonies…

Silence du fleuve (Le)

Mehdi Lallaoui, Agnès Denis, 1990

« L’oubli est complice de la récidive », dit le commentaire de ce film consacré à la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris et à la sauvage répression qui s’en est suivie.

Été de tous les chagrins (L’)

Serge Moati, 1989

Algérie, été 1961. François, 11 ans, croit à l’imminence de la fin du monde. Il tente de conjurer le sort par une prière : « Faites que mes parents reviennent. Je suis seul. J’ai peur ».

Cher frangin

Gérard Mordillat, 1988

À Paris et en Algérie, en 1959. Deux frères, Marius, 10 ans, et Alain sont séparés par la guerre. Alain, ouvrier imprimeur, part se battre, laissant sa jeune fiancée enceinte. Dans les lettres qu’il envoie à son petit frère, il raconte l’horreur quotidienne, son insoumission qui lui vaudra les bataillons disciplinaires et la prison. Il finit par déserter, décidé à témoigner en écrivant un livre…

Engagement (L’)

Gérard Follin, 1988

Au début des années 60, les étudiants découvrent le militantisme et l’engagement politique lors de la lutte contre la guerre d’Algérie.

Déchirures algériennes

Jean Labib, 1987

Avant-dernière partie d’une série de 6 documentaires sur le général de Gaulle. Réalisée pour la télévision d’après l’oeuvre de Jean Lacouture, ce film analyse la politique algérienne du général de Gaulle, de son arrivée au pouvoir en 1958, jusqu’aux accords d’Evian en 1962.

Harka (La)

José Jornet, Alain de Brock, 1986

Ahmed a vingt ans, il est français musulman comme on dit, fils de harki. Pas facile pour un français bronzé de trouver du travail et l’amour. Ahmed s’accroche, l’humour en plus, mais dans les cités banlieues-béton, la tragédie n’est pas loin… La harka en arabe, ça veut dire « insurrection ».

Algérie (L’) (Bloc-notes de François Mauriac)

Georges Ferraro, 1986

Henri VIRLOJEUX lit des articles du « Bloc-notes » écrits en janvier et février 1960 au plus fort des évènements d’Alger avec les journées des barricades et les déclarations du Général de GAULLE. François MAURIAC exprime toute son admiration pour le Général de GAULLE et sa tristesse devant la déchirure de l’Algérie. Des images d’archives rappellent la violence des faits.

Bombardement de Sakiet (Bloc-notes de François Mauriac)

Marcel Teulade, 1986

Henri VIRLOJEUX lit des articles du « Bloc-notes » écrits entre février et mars 1958 consacrés à la politique menée par le président du conseil Félix GAILLARD en Afrique du Nord et plus particulièrement dans le conflit algérien.

Folles années du twist (Les)

Mahmoud Zemmouri, 1985

Dans un petit village d’Algérie, pendant la guerre d’indépendance, deux adolescents, Salah et Boualem, pensent plus à s’amuser qu’à montrer quelques signes d’engagement. Ce n’est qu’en décembre 1960 que Salem saura, avec beaucoup d’opportunisme, se mettre du côté des vainqueurs de l’Indépendance de son pays.

Guerre d’Algérie : mémoire enfouie d’une génération

Denis Chegaray, 1982

Série de trois émissions sur la guerre d’Algérie réalisée à partir de témoignages d’hommes et de femmes qui ont vécu ces événements de façon différente.

Sacrifiés (Les)

Okacha Touita, 1982

Le film déroule la chronique des évènements mettant en scène, au milieu des années 50, les affrontements armés entre commandos du FLN et messalistes ainsi que la lutte déclenchée contre la police française de Papon qui se livrait alors à une féroce répression contre la communauté algérienne.

Coup de sirocco (Le)

Alexandre Arcady, 1979

Le Coup de sirocco est une comédie dramatique consacrée à l’exode des Pieds-Noirs à la fin de la guerre d’Algérie. Le film raconte l’arrivée à Paris de la famille Narboni, Français d’Algérie rapatriés en métropole.

Opium et le bâton (L’)

Ahmed Rachedi, 1977

Dans un village de montagne en Kabylie, pendant la guerre d’Algérie, la majorité de la population a rallié le mouvement indépendantiste du FLN. Les Français décident de le rayer de la carte.

Question (La)

Laurent Heynemann, 1977

Adapté du récit d’Henri Alleg, dans La Question, le film fait le récit implacable des séances de torture infligées par les paras de l’armée française lors de la guerre d’Algérie suite à l’arrestation du protagoniste.

Chronique des années de braise

Mohammed Lakhdar-Hamina, 1975

Chronique évenementielle de l’histoire de l’Algérie de 1939 a 1954, date du déclenchement de la lutte armée. Le film s’articule autour de deux axes fondamentaux : l’expropriation des terres et la déculturation. Il montre en quoi le 1er novembre 1954 est l’aboutissement de la lutte multiforme du peuple algérien pour résister à la colonisation, depuis ses débuts. Palme d’or, Cannes 1975.

Général de Bollardière et la torture (Le)

André Gazut, 1974

L’histoire de ce Général qui s’est opposé à la torture en Algérie. Ce film a été retrouvé par Gilles Barthélemy vidéothécaire, et exhumé du grenier du réalisateur !

R.A.S.

Yves Boisset, 1973

La transformation de jeunes appelés. Une des toutes premières fictions sur la guerre d’Algérie. Un témoignage engagé, un film rare.

Folle de Toujane (La)

René Vautier, Nicole Le Garrec, 1973

Les itinéraires de deux amis d’enfance, Roger, instituteur, et Gwen, animatrice de radio. Le premier est en Tunisie pour « propager » la culture française. Il assiste aux indépendances tunisienne et algérienne tandis que son amie mène une vie monotone à Paris.

Complot (Le)

René Gainville, 1973

Le Général Challe est emprisonné à Tulle, en 1962. Afin que la France n’abandonne pas l’Algérie, des activistes de l’O.A.S. tentent de le faire s’évader.

Zone interdite

Ahmed Lallem, 1973

Le film observe le ferment de la révolte et l’apparition des premiers militants nationalistes dans un village algérien à la veille de la guerre d’indépendance.

Guerre d’Algérie (La)

Yves Courrière, 1972

Depuis les premières attaques de novembre 1954 à l’indépendance de l’Algérie en 1962, ce film raconte et décrypte le conflit algérien dans la plus stricte vérité historique.

Français, si vous saviez

André Harris, Alain de Sédouy, Jacques Brissot, Luc Favory, 1972

Film en trois parties pour raconter aux Français un demi-siècle de leur histoire : - En passant par la Lorraine. - Général nous voilà. - Je vous ai compris.

Décembre

Mohammed Lakhdar-Hamina, 1972

La guerre de Libération nationale. L’Algérie se retrouve à la veille d’importants événements politiques. La question algérienne va être portée à l’ordre du jour des Nations Unies et de grandes manifestations populaires vont avoir lieu. L’histoire se déroule dans les services d’interrogatoire des parachutistes aux mains desquels se trouve un responsable du FLN. La trame va s’articuler entre la recherche des aveux de ce responsable et les problèmes de conscience d’un officier de parachutiste avec, pour toile de fond, la question : « La fin justifie-t-elle les moyens ? ».

Charbonnier (Le)

Mohamed Bouamari, 1972

Un charbonnier, ancien maquisard, perd son emploi et quitte la campagne pour trouver du travail en ville. Rejeté partout, il réalise combien la guerre a brisé des solidarités profondes. Même au sein de son foyer, la transition s’avère difficile, sa femme ayant des velléités d’indépendance.

Noua

Abdelaziz Tolbi, 1972

La veille du 1er Novembre 1954 dans un village des Aurès où règne une misère insondable. Contre les pauvres, il y a les administrateurs coloniaux et les Algériens possédants. Noua, amoureuse du fils d’un vieux paysan dépossédé de ses terres, doit être vendue à un riche propriétaire.

Avoir vingt ans dans les Aurès

René Vautier, 1972

1961. De jeunes soldats bretons se retrouvent dans le Sud Algérien pour participer à la guerre d’Algérie. Tous se mettent à piller, tuer et violer, sauf Noël Fravelière, hostile à cette guerre et qui refuse de se battre. Il est abattu après avoir libéré un prisonnier algérien.

Tahia ya didou !

Mohamed Zinet, 1971

Au hasard des promenades et des rencontres, un couple de touristes français découvrent Alger. L’homme reconnaît dans un bistrot un Algérien qu’il a autrefois torturé.

Caravelle (La)

René Vautier, 1970

À cause du souvenir traumatisant de la guerre d’Algérie, une jeune institutrice française, qui enseigne en Tunisie, noue des rapports difficiles avec un orphelin algérien.

Techniquement si simple

René Vautier, 1970

Essai préalable au tournage d’Avoir vingt ans dans les Aurès. Un technicien coopérant, bourreau ordinaire, se remémore son « travail technique ». Durant la guerre d’Algérie, il installait des mines qui tuent encore de nombreux civils.

Eux et nous

René Vautier, 1970

Montage de 3 courts métrages de René Vautier : « Les Ajoncs », « Les Trois cousins » et « Techniquement si simple »

Elise ou la vraie vie

Michel Drach, 1969

Une jeune Bordelaise rejoint son frère à Paris où elle trouve un emploi dans la même usine d’automobiles que lui. Là, elle découvre les conditions de travail des ouvriers ; l’amour d’Arezki, un Algérien qui travaille avec elle à la chaîne et se révolte contre le racisme haineux qui divise alors les Français et les Algériens…

Elles

Ahmed Lallem, 1966

En 1966, quatre années après le début de l’indépendance, des lycéennes algériennes de première et terminale, parlent de leur vie, des difficultés qu’elles rencontrent dans leur désir d’émancipation, de leurs attentes, de leur espérance dans l’avenir de leur pays.

Vent des Aurès (Le)

Mohammed Lakhdar-Hamina, 1966

D’un camp à l’autre, dans la campagne algérienne durant la guerre, une mère recherche désespérément son fils arrêté par l’armée française.

Bataille d’Alger (La)

Gillo Pontecorvo, 1966

Une reconstitution de la bataille d’Alger de 1957, à l’occasion du soulèvement de la population algérienne musulmane par le FLN contre le pouvoir colonial français, et de la tentative du détachement parachutiste de l’armée française de « pacifier » le secteur.

Aube des damnées (L’)

Ahmed Rachedi, 1965

L’une des premières grandes réalisations algériennes. Ce film est un montage d’images d’archives sur l’histoire de la colonisation en Afrique et sur les luttes de Libération.

Si jeune paix (Une)

Jacques Charby, 1964

Premier long-métrage de fiction produit en Algérie à l’indépendance, ce film aborde un des problèmes les plus préoccupants au lendemain de la guerre : celui de l’enfance. Les enfants, la liberté retrouvée, ne savent pas encore jouer “à la paix”, ils jouent tout naturellement “à la guerre”.

Bon pour le service

Edouard Luntz, 1963

Film censuré à cause du “caractère subversif des propos tenus sur l’armée et le service militaire” par la Commission de Contrôle des films. (Lettre du Ministère de l’Information du 5 Août 1963).

Parapluies de Cherbourg (les)

Jacques Demy, 1963

À Cherbourg, la guerre d’Algérie sépare deux jeunes amants qui se sont déclaré un amour éternel.

Adieu Philippine

Jacques Rozier, 1963

Paris, 1960. Michel doit partir faire son service en Algérie, il séduit deux amies inséparables « comme les amandes philippines »… Improvisation, lyrisme et fausse légèreté sur fond de guerre annoncée…

Belle vie (la)

Robert Enrico, 1962

À son retour après 27 mois de service militaire en Algérie, Frédéric retrouve sa vie parisienne et la femme qu’il va épouser. Premier long métrage de Robert Enrico, La Belle Vie déclenche un scandale en raison du point de vue qu’il donne sur la guerre d’Algérie. Il sera censuré et interdit de distribution en France pendant deux ans. Il recevra cependant le Prix Jean Vigo en 1963.

Rossignol de Kabylie (Le)

Georges Régnier, 1962

D’après un texte d’Emmanuel Roblès. Algérie, 1960. Le Rossignol de Kabylie est le surnom donné au vieil Ahieddine, un poète qui vit dans un village de montagne. Ahieddine reçoit la visite d’un jeune officier français. Une telle rencontre est mal perçue par les deux camps et Ahieddine est soupçonné de trahison.

Oliviers de la justice (Les)

James Blue, 1962

Le film ne comporte pas d’action proprement dite. C’est une sorte de reportage romancé sur la cohabitation pacifique des deux communautés de l’Algérie : l’européenne et la musulmane.

Algérie, année zéro

Marceline Loridan, Jean-Pierre Sergent, 1962

Documentaire sur les débuts de l’indépendance algérienne filmé au cours de l’été 1962 à Alger. Le film fut interdit en France et en Algérie mais obtint le Grand prix du festival international de Leipzig en 1965. Par amitié, la société de production Images de France, leur envoya un opérateur : Bruno Muel.

Muriel ou le temps d’un retour

Alain Resnais, 1962

Muriel est un des rares films linéaires de Resnais, sur le poids des souvenirs, du passé, l’angoisse du temps qui passe. Muriel n’étant pas un film sur l’Algérie, mais un film où il en est question comme d’une pensée gênante, Resnais par ce propos subtil échappa à la censure très pointilleuse de l’époque.

Demain l’amour

Paul Carpita, 1961

Victime d’un grave accident de voiture, Gérard est transporté en ambulance à l’hôpital. Durant le trajet son esprit vagabonde… Dans son délire, s’emmêlent le passé, le présent et les projets, la guerre d’Algérie qui l’a tué de l’intérieur, la jeune femme qu’il aime et qui veut le quitter, cette vie qu’il doit réapprendre à vivre…

Voix du peuple (La)

Mohammed Lakhdar-Hamina, Djamel Chanderli, 1961

Le film évoque les causes profondes du conflit armé, en le réinscrivant dans l’histoire du combat nationaliste contre la colonisation et rappelle que le combat pour l’indépendance est bien antérieur au 1er novembre 1954.

J’ai huit ans

Yann Le Masson, 1961

Film réalisé à partir de dessins d’enfants algériens recueillis dans un camp en Tunisie.

Petit soldat (Le)

Jean-Luc Godard, 1960

Dans ce premier film politique, Jean-Luc Godard raconte le cauchemar de Bruno Forestier, petit tueur à la solde de l’OAS, qui, tout à coup et sans raison apparente, hésite à honorer un contrat.

Qu’en pense Alger (Cinq colonnes à la Une)

, 1960

Presque un an après la semaine des barricades, point sur la situation à Alger : la position des étudiants, des libéraux, des européens d’Algérie par rapport à une Algérie française.

Kateb Yacine, l’amour et la révolution

Kamal Dehane, 1960

Kateb Yacine, écrivain et poète algérien d’origine berbère, instruit dans la langue du colonisateur, considérait la langue française comme « le butin de guerre » des algériens. « la Francophonie est une machine politique néo-coloniale qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l’usage de la langue française ne signifie pas qu’on soit l’agent d’une puissance étrangère et j’écris en français pour dire aux français que je ne suis pas français » déclarait-il en 1960. Ce film reste l’archive principale sur ce personnage lumineux dont l’œuvre traduit la quête d’identité d’un pays aux multiples cultures et les aspirations de son peuple

Secteur postal 89 098

Philippe Durand, 1959

Dans ce film, Philippe Durand a voulu exprimer tout ce que son expérience de la guerre d’Algérie a laissé en lui, comme meurtrissures physiques et morales.

Algérie des combats (L’) (Cinq colonnes à la Une)

, 1959

Reportage auprès d’une unité combattante, le PC ARTOIS, en KABYLIE (vallée de la SOUMMAM) où se déroule l’opération JUMELLES dont le but est de réduire le FLN sur le plan militaire.

Sergent Robert (Le) (Cinq colonnes à la Une)

, 1959

Reportage sur la famille d’un appelé, couplé avec des images de ce jeune homme en Algérie.

Djamila l’Algérienne

Youssef Chahine, 1958

Le film raconte l’histoire de Djamila Bouhired, combattante FLN condamnée à mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger.

Événements du 13 mai

Arnaud Desjardins, 1958

Durée : 35 min. Les participants analysent l’impact du 13 mai 1958,le putsch d’Alger0.

Algérie, présent et avenir (L’)

Arnaud Desjardins, 1958

L’Algérie, présent et avenir est le thème choisi par Pierre CORVAL en octobre 1958. Roger STEPHANE, Maurice CLAVEL, Pierre BOUTANG et Pierre HERVE débattent de ces questions et tentent de faire un bilan de la situation après le discours de Constantine, en 1958.

Algérie en flammes

René Vautier, 1958

Vautier a réalisé en 1957 L’Algérie en flammes dans les maquis du F.N.L., avant de devenir directeur du Centre audiovisuel d’Alger qu’il crée en 1962, où il forma de nombreux réalisateurs, et aussi responsable de la formation de réalisateurs au Sahara.

Algérie et notre conscience (L’)

Philippe Brunet, Gilbert Prouteau, 1955

Histoire de l’Algérie vue par le colonisateur, qui, en 1955 s’interroge : comment regagner la confiance du peuple algérien ?

Bouzareah

Jack Pinoteau, 1950

De jeunes métropolitains se rendent à Bouzareah pour suivre pendant un an un stage de formation professionnelle à l’École Normale. Après avoir acquis les rudiments de la langue et de la culture arabes, les futurs instituteurs sont formés pour transmettre aux populations les bases de l’« agriculture moderne ».

Algérie humaine

Jean-Charles Carlus, 1948

La population de l’Algérie, composée d’Arabes, de Kabyles, de Mozabites,de Noirs, est multiculturelle. Les Européens sont arrivés au moment de la colonisation, ils sont Français, Italiens, Espagnols… Serait-ce à dire que tous sont Algériens ?

Sahara, terre féconde

Félix Dufays, 1932

Film colonial de propagande sur la mission de pacification des Pères Blancs en l’Algérie.

Enfants d’octobre (Les)

Ali Akika, 200

Que sont devenus les enfants des bidonvilles de Nanterre ? Alima, enfant de ces « fameux » bidonvilles, remonte le temps et nous fait découvrir un destin singulier, le sien. Par quel « miracle » s’est-elle retrouvée ouvrière, employée de bureau pour finir monteuse de films ?

Blessure, la tragédie des harkis (la)

Isabelle Clarke, Daniel Costelle

C’est l’histoire encore brûlante des 200 000 harkis - les « supplétifs musulmans » - recrutés par l’armée française durant la guerre d’Algérie (1954-1962). Pour quelles raisons ont-ils rejoint l’armée française ? Pourquoi plusieurs dizaines de milliers de harkis ont-ils été massacrés après l’indépendance de l’Algérie ? Pourquoi le gouvernement français les a-t-il désarmés et abandonnés ? Pourquoi seulement 50 000 à 60 000 ex-harkis ont-ils été rapatriés en France avec leur famille ? Pourquoi ont-ils été placés pour la plupart dans des camps de triste mémoire comme Rivesaltes, rendant leur intégration difficile ?