Algérie : paroles de tortionnaires

Un film de Jean-Charles Deniau

 2002  France  Documentaire  52 min  N&B et Couleur  Mode de production : Télévision  VF

 Musique : Gérard Cohen-Tannugi  Image : Jean-Charles Deniau, Tony Bosco  Son : Benjamin Haim  Montage : Cecil Perroud

Producteur :
Ego Productions (3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris, egoprod@egoproduction.fr, tel: 01 44 88 94 00, fax: 01 44 88 94 09)
Distributeur :
Ego Productions (3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris, tel: 01 44 88 94 00, fax: 01 44 88 94 09, mail: egoprod@egoproduction.fr)

«A la guerre, on perd toujours quelque chose. Parfois, c’est seulement la vie!» C’est par cette citation de Noël Favrelière que s’ouvre ce documentaire dans lequel sept personnes - appelés, officiers, soldats - qui participèrent à la guerre d’Algérie et pratiquèrent l’impensable - la torture - témoignent et tentent de se réconcilier avec elles-mêmes. Le film met en lumière les mécanismes qui poussent à accomplir de tels actes et tente de comprendre comment ces hommes ont pu vivre tant d’années avec ce lourd secret et cette souffrance indicible…

Ils avaient vingt ans au moment de la guerre d’Algérie. Appelés à faire leur devoir, à servir la patrie, ils se sont retrouvés embrigadés dans une guerre coloniale sans merci, qu’on leur présentait comme une opération de maintien de l’ordre. Pris en charge par une armée à qui le pouvoir politique avait remis les pleins pouvoirs afin d’étouffer toute velléité d’indépendance, ils ont été transformés en « bêtes de combat » et poussés, sinon obligés, à accepter la torture, quand ce n’était pas à y participer.

Quarante ans après, aucun d’entre eux n’est indemne. Tous, pour le moins, s’interrogent et doutent …

«J’ai depuis très longtemps eu l’idée de faire ce film, car, quand j’étais jeune, j’ai lu un livre qui m’a marqué : « la Question » d’Alleg . Puis j’ai rencontré des hommes qui ont fait cette guerre, certains ont été fortement traumatisés, d’autres se sont suicidés et peu de soldats voulaient parler de cette guerre. Quarante années plus tard, les langues se sont déliées et j’ai pu parler de la torture avec des anciens combattants.»

Pour découvrir ce film

Sur internet :

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