Algérie, d’autres regards

Un film de Raphaël Pillosio

 2004  Algérie, France  Documentaire  59 mn  Couleur  DVCAM  Mode de production : Cinéma

Producteur :
Artefilm (35 rue des Petits-Champs, 75001 Paris, Tél : 01 42 86 00 85, Fax : 01 42 86 00 68, Mail : artefilm@artefilm.com)
Distributeur :
Arte Sales (8, rue Marceau, 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9, Tél : 01 55 00 77 77, @ : infosales@artefrance.fr)

Durant la guerre d’Algérie, de jeunes cinéastes français se sont engagés dans le conflit aux côtés des maquisards algériens. Cécile Decugis, Pierre Clément, René Vautier ou bien encore Yann Le Masson ont donné à voir une autre vision d’une guerre qui taisait son nom. Le témoignage de ces réalisateurs rappelle un épisode occulté à la fois de la guerre d’Algérie et du cinéma français : l’engagement de cinéastes pour la cause des indépendantistes algériens.

Ces témoins raconteront, pour la première fois, leurs parcours, leurs blessures et expliqueront l’origine de leurs démarches. Ils reviendront aussi sur des images à l’histoire mouvementée, qui ont coûté cher à la vie de leurs auteurs alors qu’elles n’ont, pratiquement, jamais été vues.

Directeur de la photographie formé à l’IDHEC, Pierre Clément est parti tourner des images aux côtés des algériens en 1958. Il a le temps de terminer deux films avant d’être arrêté et torturé par l’armée française. Emprisonné pendant quatre années et il n’a jamais pu récupérer ni son matériel ni les pellicules qu’il détenait lors de son arrestation. Je lui ai proposé l’idée d’un film documentaire sur cette période de sa vie. Lors de nos rencontres, il m’évoqua les noms d’autres français qui ont essayé d’apporter un témoignage cinématographique de cette guerre au plein cœur de la tourmente : René Vautier, bien sûr, mais d’autres moins connus : Cécile Decugis, monteuse et réalisatrice, Olga Poliakoff, Yann Le Masson, réalisateur et chef opérateur. Les contours d’un groupe de cinéastes méconnus se dessinaient.

Comprendre le sens d’un engagement d’hommes et de femmes qui sont restés, bien trop longtemps silencieux. Le témoignage de ces réalisateurs rappelle un épisode occulté à la fois de la guerre d’Algérie et du cinéma français : l’engagement de réalisateurs pour l’indépendance de l’Algérie. Enfin, il était question avec ce film, de soulever implicitement la question essentielle du rôle des cinéastes dans une société où l’image tient une place de plus en plus importante…

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