États généraux du film documentaire

Lussas – août

http://www.lussasdoc.org/une_universite_d_ete_du_documentaire,6.html

 Le village  07170 Lussas

Manifestation non compétitive, la ligne éditoriale des États généraux est profondément marquée par trois axes de programmation : les séminaires et ateliers développent, sur plusieurs séances, une réflexion théorique sur le cinéma  ; les rencontres professionnelles proposent des temps privilégiés d’échange entre les différentes catégories professionnelles, destinés à s’informer, se mobiliser et à engager une réflexion commune à tous les secteurs de la profession autour des perspectives économiques et de diffusion du documentaire ; et les programmations «  Films  », qui permettent de découvrir ou revisiter des œuvres documentaires exceptionnelles, des filmographies ou l’évolution du documentaire d’un pays.

Films dans la base

Rêver sous le capitalisme

Sophie Bruneau, 2017

Douze personnes racontent puis interprètent le souvenir d’un rêve de travail. Ces âmes que l’on malmène décrivent, de façon poétique et politique, leur souffrance subjective au travail. Petit à petit, les rêveurs et leurs rêves font le portrait d’un monde dominé par le capitalisme néolibéral.

Braguino

Clément Cogitore, 2017

Au milieu de la taïga sibérienne, à 700 km du moindre village, se sont installées deux familles qui y vivent en total autarcie. Aucune route ne mène là-bas. Seul un long voyage sur le fleuve Ienissei en bateau, puis en hélicoptère, permet de rejoindre Braguino. Au milieu du village : une barrière. Les deux familles refusent de se parler. Au-delà d’une simple étude ethnographique, Clément Cogitore livre un conte cruel révélateur d’un instant de bascule de notre civilisation.

Listen to the silence

Mariam Chachia, 2016

À Tbilissi, un petit monde de silence existe au cœur d’un des quartiers les plus bruyants du centre-ville. C’est l’école publique n°203, l’école des sourds-muets. Nos héros sont deux enfants de neuf ans, Luka et Lika, qui se préparent au spectacle de danse géorgienne de fin d’année. Pendant neuf mois de répétitions, ce sont des moments d’attente, d’angoisse, de déception, de transe, de joie, de confiance retrouvée.

Permanence (La)

Alice Diop, 2016

Pendant un an, Alice Diop a filmé les consultations d’un médecin généraliste intervenant deux fois par semaine et sans rendez-vous auprès de personnes migrantes à l’hôpital Avicenne de Bobigny. Les maux disent la douleur de l’exil et les témoignages déchirants racontent notre époque

Njaka Kely

Michael Andrianaly, 2016

À Tamatave, sur la côte est de Madagascar, Saholy, une femme énergique d’une cinquantaine d’années, gère seule une entreprise de location de cyclo-pousse, un métier habituellement réservé aux hommes. Ses jokers (les conducteurs) trouvent chez elle un moyen de subsistance, mais aussi un nouveau foyer où ils se font materner.

Troisième vide (Le)

Eddy Munyaneza, 2016

Étudiant Burundais loin des siens au Sénégal, le réalisateur dresse le récit de la situation de son pays en crise.

Arbre sans fruit (L’)

Aïcha Macky, 2016

Mariée et sans enfant, Aicha se trouve dans une situation «  hors-norme  » dans son pays. Mais au Niger comme partout dans le monde, il y a des problèmes d’infertilité. À partir de son histoire personnelle, adressant ses questionnements à sa maman disparue en couche, la réalisatrice explore avec délicatesse les souffrances cachées des femmes et brise les tabous.

Contre-pouvoirs

Malek Bensmail, 2016

Après vingt années d’existence et de combats pour la presse indépendante algérienne, Malek Bensmaïl pose sa caméra au sein de la rédaction du célèbre quotidien El Watan, nécessaire contre-pouvoir à une démocratie vacillante, à l’heure où Bouteflika s’apprête à briguer un quatrième mandat.

Tout est écrit

Sonia Ben Slama, 2015

Il y a 70 ans, à Ksour Essaf, au centre de la Tunisie, une jeune femme s’échappait de la maison de son mari et s’élevait pour la seule fois de sa vie contre le maktoub. Aujourd’hui, au même endroit, une jeune fille s’apprête à se marier.

Route du pain (La)

Hicham Elladdaqi, 2015

Le quotidien des habitants d’un quartier populaire de Marrakech, ou le ballet toujours recommencé des laissés pour compte d’un système.

Magna Graecia / Europa Impari

Erwan Kerzanet, Anita Lamanna, 2015

Ce documentaire est un portrait de l’Europe en temps de récession économique, sociale et culturelle. La Calabre (Italie du Sud) fut jadis le berceau de notre modernité, la «  Grande Grèce  », elle a aujourd’hui le caractère d’une marge. Le film est un portrait en cinq tableaux de conversations interrogeant cinq valeurs importantes de notre démocratie : les femmes, l’immigration, le racisme, la police et la justice.

Chambre bleue (La)

Paul Costes, 2015

Négociations, tête-à-tête, scènes rejouées, digressions, cette «  comédie documentaire  » entraîne ses personnages dans un drôle de dialogue entre des scènes de famille d’aujourd’hui et des archives familiales en super 8. Au cours de ce portrait de famille de notables du sud-ouest de la France, dans ce rapport au deuil, celui du père du réalisateur, et à l’immortalisation de la vie de famille, un autre film voit le jour.

Héritiers de la colline (Les)

Ousmane Samassekou, 2015

Un documentaire politique sur les institutions universitaires maliennes et le syndicat étudiant unique l’A.E.E.M, qui, au-delà même de l’Université, gangrène les bases fragiles de la jeune démocratie malienne. De janvier à octobre, le film nous immerge au cœur de “la colline du savoir” on découvre la vie des étudiants et le fonctionnement du syndicat qui la régit.

Années claires (Les)

Frédéric Guillaume, 2015

Frédéric Guillaume est en permanence en train de filmer. Donc quand sa femme, Claire, tombe enceinte, c’est tout naturellement qu’il prend sa caméra pour raconter cette étape de sa vie et questionner l’idée qu’il se fait de la paternité. Tourné durant neuf années, ce film tente de raconter la grossesse d’un père, la quête du bonheur et le mystère de l’amour.

Sempervirens

Raphaël Dubach, 2015

Ce documentaire suit un homme qui, suite à un accident de vélo, a perdu de nombreuses facultés cérébrales. Pris en charge au sein de l’unité de neuro-rééducation aiguë du CHUV, il entame un voyage rythmé par le battement des thérapies : celui de la réappropriation du corps et de la reconstruction de la personnalité.

Moitiés (Les)

Alexandre Zarchikov, 2015

Un ancien marin russe. Des voitures coupées en deux, embarquées sur un bateau pour Vladivostok, pour être ressoudées à l’arrivée…moins de taxes. Un capitaine philosophe. Un road-movie qui prend son temps, à travers la Russie d’aujourd’hui, avec un ancien flic et un comptable… De l’humour et une révélation : la Russie vue par les Russes.

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd

Lætitia Carton, 2015

Laëtitia Carton a découvert le monde des sourds par l’intermédiaire de Vincent, un ami aujourd’hui disparu, qui l’avait initiée à la langue des signes. Avec lui, elle souhaitait réaliser un film pour raconter ce monde et ses habitants. Vincent parti, Laëtitia lui écrit et va à la rencontre de personnes sourdes, qui rendent compte de leur lutte quotidienne pour sortir de l’invisibilité.

Suspendu à la nuit

Éva Tourrent, 2014

Chaque nuit d’hiver, Guillaume parcourt les pistes et la montagne pour redonner forme à la neige. Seul dans la cabine, il fait corps avec sa machine dans un équilibre fait d’allers et venues, sans cesse répétés. Ce documentaire suit ses nuits…

Souffrance est une école de la sagesse (La)

Ariane Astrid Atodji, 2014

Depuis son arrivée au Cameroun il y a quarante ans, le père de la réalisatrice n’a plus jamais remis les pieds dans son pays natal, le Bénin. Qu’est-ce qui l’aurait poussé à partir sans laisser de traces, à abandonner sa famille et cette enfant qu’il a eue au Bénin exactement l’année de son «  exil  » et dont il n’a plus jamais eu de nouvelles  ?

Gran vuelo (El)

Carolina Astudillo Muñoz, 2014

Aux premiers temps de la dictature franquiste, Clara Pueyo Jornet, fervente militante du parti communiste, s’évade de la prison barcelonaise des Corts par l’entrée principale. Dès lors, elle disparaît sans laisser de trace, cherchant à échapper à la rigidité de son parti…

Vous qui gardez un cœur qui bat

Antoine Chaudagne, Sylvain Verdet, 2014

À l’est de l’Ukraine, un groupe de mineurs de fond s’enivre en racontant la mort de l’un des leurs dans un accident. Les plus jeunes n’ont d’autre perspective que la mine de charbon, les anciens avouent y avoir gâché leur vie. Parmi eux, Slava, trente ans, rêve secrètement de rejoindre, sur les rives de la mer Noire en Crimée, la jeune femme qu’il vient de rencontrer sur Internet.

Place for everyone (A)

Angelos Rallis, Ulrich Gössl, 2014

Environ un million de Rwandais furent tués durant le génocide contre les Tutsis en 1994. Depuis deux décennies, les survivants vivent à nouveau ensemble. Ce documentaire pose un regard sur la manière dont la jeune génération vit le fragile processus de réconciliation d’une société traumatisée.

Mutso l’arrière-pays

Corinne Sullivan, 2014

Dans les montagnes de Khevsureti en Géorgie, autour du village perché de Mutso, dernier poste avant la frontière tchétchène, se dessine un mythe collectif, un arrière-pays façonné de rêves et de mots.

Bois dont les rêves sont faits (Le)

Claire Simon, 2014

Le bois de Vincennes, lieu où toutes les hypothèques de vie ont droit de «  cité  », lieu pour tous, riches et pauvres, français et étrangers, homos et hétéros, vieux et jeunes, est un mirage rêvé par le citadin épuisé. Ici on répare, on joue, on s’amuse, on rêve. Au fil des saisons, les échanges avec autrui sont autant d’utopies que chacun s’invente. Clair Simon a promené sa caméra dans ce lieu…

Eau argentée

Ossama Mohammed, Wiam Simav Bedirxan, 2014

Homs - 2011, le siège d’une ville au XXI e siècle, filmé de l’intérieur par des centaines d’anonymes et vécu à distance sur YouTube par Ossama Mohammed, réalisateur syrien exilé en France. 103 minutes d’images fragiles, arrachées au chaos, filmées à bout de bras par des manifestants mais surtout par Wiam Simav Bedirxan, jeune co-réalisatrice du film restée sur place. Un film à deux voix, témoin d’une humanité qui résiste, coûte que coûte.

Héritage retrouvé (L’)

Pierre Goetschel, 2014

À partir de quelques objets rassemblés dans deux boites, le réalisateur part en quête de la mémoire de ses grands-parents qu’il n’a pas connus. Leurs traces retrouvées révèlent une destinée collective méconnue : avec la guerre, un très grand nombre de réfugiés juifs français et étrangers arrivent à Limoges. Tout un monde s’organise pendant la tourmente, une communauté de destin se met en place.

Sud Eau Nord Déplacer

Antoine Boutet, 2014

Le Nan Shui Bei Diao – «  Sud Eau Nord Déplacer  » – est le plus gros projet de transfert d’eau au monde, entre le sud et le nord de la Chine. Sur les traces de ce chantier national, le film dresse la cartographie mouvementée d’un territoire d’ingénieur où le ciment bat les plaines, les fleuves quittent leur lit, les déserts deviennent forêts, où, peu à peu, des voix s’élèvent, réclamant justice et droit à la parole. Tandis que la matière se décompose et que les individus s’alarment, un paysage de science-fiction, contre nature, se recompose.

Koukan Kourcia, les médiatrices

Sani Elhadj Magori, 2014

La voix magique de la chanteuse nigérienne Zabaya Hussey est capable d’envoûter les âmes. Deux années après les émeutes qui ont déchiré son village, le réalisateur lui demande de l’aider à organiser un concert pour apaiser les rivalités. Ils partent alors sur les routes afin de convaincre la nouvelle génération de chanteuses de participer à cet appel à la paix.

Ady gasy

Nantenaina Lova, 2014

Le temps d’un film amusons nous à renverser les rôles. Imaginons que ce ne soit plus aux économistes d’exposer leur modèle de croissance, mais aux paysans, artistes, artisans, et débrouillards en tous genres de présenter leurs réalités singulières et leurs savoir- faire à appliquer en temps de crise. Place au système D… ou plutôt au système M  ! M comme Madagascar, cette grande île où l’on préfère la langue imagée des ancêtres aux équations…

Rwanda, la vie après, paroles de mères

Benoît Dervaux, André Versaille, 2014

Six femmes tutsies, violées dès avril 94 par des génocidaires hutus, racontent leur calvaire : le viol, la grossesse, l’accouchement, l’errance, la condamnation à vivre avec un être issu de la barbarie des hommes. Vingt ans après, nous suivons ces femmes et leurs enfants devenus jeunes adultes.

Souvenirs d’un futur radieux

José Vieira, 2014

Ce documentaire est l’histoire croisée de deux bidonvilles qui se sont construits, à 40 ans d’intervalle, sur un même territoire, hors la ville.

Messagers (Les)

Hélène Crouzillat, Laëtitia Tura, 2014

Du Sahara à Mellila, des témoins racontent la façon dont ils ont frôlé la mort, qui a emporté leurs compagnons de route, migrants littéralement et symboliquement engloutis dans la frontière.

Clé de la chambre à lessive (La)

Floriane Devigne, Fred Florey, 2013

Dans l’immeuble du 85 rue de Genève à Lausanne, la clé de la chambre à lessive est bien plus qu’une simple clé servant à ouvrir la porte de la buanderie collective. La rencontre entre ce symbole d’une mentalité respectueuse de l’ordre bien helvétique et les locataires placés dans des appartements de secours par le service social de la ville ne va pas de soi. Pour faire régner l’ordre et la propreté, le propriétaire engage Claudina, une nouvelle «  dame lessive  ».

Visages d’une absente

Frédéric Goldbronn, 2013

L’absente, c’est la mère disparue du réalisateur, une figure qu’il convoque en interrogeant la mémoire de ses enfants, nés de pères différents et qui n’ont pas grandi ensemble. Il confronte ces mémoires aux traces que sa mère a laissées, lettres ou photos sans légendes. Il retourne sur les lieux qu’elle a traversés, découvre l’histoire douloureuse de son enfance sous l’Occupation. Au fur et à mesure, ces fragments s’assemblent, restituant l’unité d’une vie qui, dans son désordre même, dit quelque chose de la liberté d’une femme du vingtième siècle.

Love in Siberia

Andzhela Abzalova, 2013

Une jeune fille cherche par tous les moyens à rencontrer son prince charmant. Une réalisatrice décide de faire le point sur son couple. De la rencontre de ces deux histoires se dessine un tableau cinglant et drôle des vies et idéaux des deux femmes – issues de deux générations différentes – dans la Sibérie d’aujourd’hui, au cœur d’une société cruelle et avide.

Mec du quartier (Un)

Carlos Rodríguez Aristizábal, 2013

Ce documentaire suit un jeune homme issu d’un quartier colombien défavorisé qui place tous ses espoirs, et ceux de son entourage, dans le championnat de boxe.

Pendule du Costel (Le)

Pilar Arcila, 2013

Issus de la communauté Rom de Roumanie, Costel et sa famille élargie se déplacent entre la France, la Suisse et leur propre pays, à la recherche d’un moyen de gagner leur vie. Film de famille et archive poétique du présent, le documentaire suit leur quotidien fait de débrouilles, de croyances et de survie. Entre errance et migration économique, le parcours de Costel traverse une Europe à économie variable, mise à l’épreuve de ses rêves et de ses communautés les plus démunies.

Kelly

Stéphanie Régnier, 2013

À portée de regard, l’Europe se profile comme une entité floue. Elle reste inatteignable pour Kelly qui l’observe avec rage. Devant la caméra elle rejoue son destin : sa vie sage au Pérou, sa vie clandestine en Guyane française, la famille, l’amour, la débrouille…

Avec presque rien…

Nantenaina Lova, 2013

Derrière sa caméra, le réalisateur pose un regard sans condescendance sur ses compatriotes de Madagascar, ceux qui, avec leurs forces et leur âme comme seules ressources, créent des objets, de la musique ou de grands discours.

COD et le coquelicot (Le)

Jeanne Paturle, Cécile Rousset, 2013

Dans une école primaire d’un quartier périphérique de Paris réputé difficile, où les équipes d’enseignants s’épuisent et se succèdent d’année en année, cinq jeunes maîtres sans expérience ont fait le pari de rester. Cinq ans après, ils nous parlent de leur quotidien dans ce lieu où ils tentent de construire, dans une alternance de découragement et de projets, une école comme les autres.

Dormir, dormir dans les pierres

Alexe Poukine, 2013

L’oncle de la réalisatrice est mort de froid il y a trois ans. Il était sans-abri. Comment a-t-il pu en arriver là  ? Pour essayer de comprendre «  l’itinéraire de son naufrage  », elle filme pendant trois ans le quotidien de deux «  SDF  », Joe et Bart.

Chasse au Snark (La)

François-Xavier Drouet, 2013

En Belgique, le Snark accueille une trentaine d’adolescents inadaptés au système scolaire à cause de graves troubles de comportement. L’éducation non-répressive qui y est pratiquée essaie de leur faire redécouvrir la nécessité des règles de la vie collective. Entreprise qui n’est pas assurée d’être couronnée de succès. Mais les éducateurs ne se donnent jamais le droit de baisser les bras.

Uprising (The)

Peter Snowdon, 2013

Composé exclusivement de vidéos YouTube tournées en Tunisie, Égypte, Bahreïn, Syrie, Yemen et Libye pendant les révolutions qui ont secoué ces pays en 2011, The Uprising nous plonge au cœur d’un moment aussi fragile qu’irremplaçable où la vie cesse d’être une prison et où tout redevient possible.

Braddock America

Jean-Loïc Portron, Gabriella Kessler, 2013

Fim documentaire traitant de la ville de Braddock, proche de Pittsburg, ancien bastion sidérurgique qui a perdu aujourd’hui de sa superbe. Bel hommage cinématographique à une ville et à sa population qui luttent contre l’oubli et les désillusions pour réinventer la vie et dessiner l’avenir.

¡ GARI !

Nicolas Réglat, 2013

Espagne, septembre 1973. Cinq membres du M.I.L. (Mouvement Ibérique de Libération) risquent d’être condamnés à mort par la justice franquiste. En France, plusieurs groupes d’activistes décident alors d’unir leurs forces dans un réseau appelé G.A.R.I (Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes). Ce film retrace une histoire incroyable racontée par ses «  acteurs  » qui ne cuisinent pas que du lapin  !

Escale (L’)

Kaveh Bakhtiari, 2013

Ce documentaire nous plonge dans l’univers de la clandestinité parmi les migrants en «  escale  » en Grèce.

Année des lucioles (L’)

Chantal Briet, 2013

Comment se confronter à la création artistique quand on a 18 ans ? Dans le cadre d’une “préparation aux écoles d’art“, 4 jeunes vont expérimenter durant une année les multiples pratiques de l’art contemporain. Chaque jour, ils s’interrogent sur le sens de leur création, de leur vie, et de la voie qu’ils veulent tracer. Ce documentaire suit leur parcours.

Grandir (Ô heureux jours !)

Dominique Cabrera, 2013

pendant sept ans, Dominique Cabrera a filmé sa famille. Elle a cherché à filmer ce qu’est une famille, ce qui se transmet dans sa famille depuis les ressemblances et les prénoms jusqu’aux insomnies et à la bonne cuisine. Ô heureux jours se déploie dans le temps mais aussi dans l’espace. Entre la France, les États-Unis où vit un de ses frères et l’Algérie où elle a été avec sa sœur chercher les traces du passé.

Autrement, la Molussie

Nicolas Rey, 2012

Un film en neuf chapitres présentés dans un ordre aléatoire, basés sur des fragments de La catacombe de Molussie, roman allemand écrit entre 1932 et 1936 par Günther «  Autrement  ». Des prisonniers d’une geôle d’un état fasciste imaginaire, la Molussie, se transmettent des histoires à propos du dehors, comme autant de fables à portée politique et philosophique.

What a fuck am i doing on this battlefield

Nicolas Peltier, Julien Fezans, 2012

Ce film tente de rendre compte de l’univers sombre et torturé du musicien Matt Elliott, également connu pour ses travaux au sein de la formation Third Eye Foundation. C’est au travers de ses expériences humaines et musicales, que nous découvrons un homme révolté et lucide, en constante observation, qui n’est pas effrayé de donner ses opinions sur notre société contemporaine.

Mohammad sauvé des eaux

Safaa Fathy, 2012

Le frère de la réalisatrice a vécu en Haute-Egypte. Il souffrait d’une insuffisance rénale grave. Le film raconte son histoire avant et après sa mort en juin 2010. A travers ce protagoniste et ses interrogations, le film aborde des thèmes aussi personnels que le rapport au corps, à la tradition, à la religion, à la famille et à la guérison en Egypte, dans un contexte d’un pays en révolution dont l’enjeu est précisément le respect de la dignité humaine. Le film aborde également le problème de l’industrialisation sauvage et de ses conséquences sur l’écologie.

Dossier 332 (Le)

Noëlle Pujol, 2012

L’histoire du Dossier 332 est construite à partir de documents issus du dossier d’archives personnelles de la réalisatrice à la DDASS. Ces documents révèlent la description de vies qui se jouent en quelques phrases, mais également l’histoire d’une écriture qui se donne à entendre : le portrait d’une bureaucratie constitutive de l’État contemporain.

Shebabs de Yarmouk (Les)

Axel Salvatori-Sinz, 2012

À Yarmouk en Syrie, camp de réfugiés palestiniens, les Shebabs est le nom d’un groupe constitué d’amis depuis l’adolescence. A la veille de l’âge adulte, et malgré un contexte difficile, ils ont une véritable soif de vie, un besoin de liberté tout en restant lié au groupe. Entre désir de révolte et perspective d’une vie bien ordonnée, les choix sont difficiles à faire.

Même pas mal

Nadia El Fani, Alina Isabel Perèz, 2012

Ce film relate les deux luttes que Nadia El Fani a menées pendant qu’elle réalisait son film Laïcité Inch’Allah !. Sa lutte contre les extrémistes et les attaques violentes dont elle a été la cible et sa lutte contre la maladie.

Libraire de Belfast (Le)

Alessandra Celesia, 2011

Ce film dresse des portraits originaux, à Belfast, ville meurtrie par trois décennies de «  troubles  » inter-communautaires. Au cœur de ces portraits, celui de John Clancy, libraire sans librairie…

Laïcité, Inch’Allah !

Nadia El Fani, 2011

Laïcité, Inch’Allah  ! est un documentaire débuté 3 mois avant la révolution tunisienne … et rattrapé par l’histoire. Laïcité, Inch’Allah  ! est un film sur la tolérance, un appel pacifique à la possibilité pour chacun et chacune de choisir et d’exprimer librement ses opinions, ses croyances, sa manière de vivre.

200 000 fantômes

Jean-Gabriel Périot, 2007

Parce que Jean-Gabriel Périot sait très bien qu’entre l’horreur et la façon de la représenter, il existe un gouffre immense, cet humaniste convaincu a voulu témoigner à sa façon de la plus grande catastrophe nucléaire que le monde a connue et raviver ainsi les flammes d’un souvenir honteux. «  Nijuman no borei  » rappelle avec une originalité remarquable la nuit du 6 août 1945, celle qui a vu la destruction d’Hiroshima.

Champ sacré

Sonia Pastecchia, 2007

Émigrer implique de faire un deuil, celui du territoire qui nous a vu naître et qui, une fois quitté, devient dans nos souvenirs un lieu sacré auquel on se rattache. Dans les années 50, les parents de la réalisatrice ont quitté leur village natal d’Esanatoglia dans les Marches en Italie pour partir travailler en Belgique. Depuis une trentaine d’années, de nouveaux migrants venus d’Europe et du monde entier viennent travailler dans cette région italienne redevenue prospère et certains s’installent au village. Au départ d’une trajectoire familiale, un récit polyphonique se tisse pour faire ressortir la parole vraie de ce processus de deuil et de renaissance qui peu à peu transforme profondément notre identité.

Silence des nanos (Le)

Julien Colin, 2006

Au fil d’une cyber-enquête virtuelle avec des séquences audiovisuelles glanées sur la toile, le réalisateur dévoile les implications de ce que l’on présente comme la troisième révolution industrielle. Le film introduit ainsi des pistes de réflexion, pour nous fournir des clés de débat sur ces technologies émergentes qui sont en passe de transformer radicalement la nature, la société et l’homme.

Closed district

Pierre-Yves Vandeweerd, 2004

En 1996, Vandeweerd est à Mankien au Sud-Soudan, pour filmer la guerre civile du pays, dans un acte d’engagement. Il découvre vite une réalité complexe, qui dépasse sa vision d’une lutte entre un gouvernement oppresseur et des minorités opprimées. De retour en Belgique, pris d’un sentiment d’impuissance, le réalisateur décide de ne pas montrer ses images. Depuis, Mankien a été massacré, probablement avec la complicité des sociétés pétrolières occidentales. Les personnes filmées sont pour la plupart mortes… Vandeweerd décide finalement d’en faire un film.

Facteur Toubab

François Christophe, 2003

François Christophe interroge la nature des liens forts qu’il a noués au Sénégal au cours de ses nombreux séjours. Yelli, son ami sénégalais est travailleur clandestin en Italie et le reste de sa famille vit sans moyen au Sénégal. Le réalisateur qui seul peut voyager librement, est au centre d’un échange de lettres filmées dont il est à la fois l’initiateur et le messager, et ce dispositif lui permet d’expérimenter ce qui lui semble essentiel dans l’acte de filmer : relier ce qui est séparé.

Between Times

Marc Karlin, 1993

Essai sur l’avenir de la gauche britannique, Between Times est un voyage à travers les idées et questions traversant les débats contemporains autour du programme de Tony Blair.

Scenes for a Revolution

Marc Karlin, 1991

Après une absence de cinq ans, Karlin revient au Nicaragua pour examiner l’histoire du gouvernement sandiniste et les perspectives démocratiques, suite à sa défaite aux élections générales de 1990.

Utopias

Marc Karlin, 1989

«  Tout le monde parle du socialisme comme si on savait tous ce que c’était, que l’on soit pour ou contre. Un film sur ce à quoi l’on dit adieu lorsque l’on dit adieu au socialisme : une série de portraits d’individus et d’idées que l’on pourrait rencontrer au gré d’un voyage à travers la vie du socialisme en Grande-Bretagne aujourd’hui. Le film ne se préoccupe pas de définitions. C’est une invitation à voir si le mot «  nous  » a encore sa place dans le vocabulaire politique actuel.  »

Pont de papier

Ruth Beckermann, 1987

Ruth Beckermann, voyageant à travers l’histoire de sa propre famille, raconte en même temps l’histoire des Juifs d’Europe centrale et celle d’une région. De Vienne - la ville où sa grand-mère survécut à la guerre en plongeant dans l’incognito et le mutisme, la ville où sa mère revint après avoir émigré en Israël -, son voyage la conduit aux paysages d’Europe orientale, qui témoignent de la persécution et de la destruction des Juifs.

Nicaragua 4 : Changes

Marc Karlin, 1985

Ce film dresse le portrait d’une zone isolée du nord rural du Nicaragua au moment des élections de 1984.

Nicaragua 3: In their time

Marc Karlin, 1985

Ce documentaire est centré sur le quotidien du travail des journalistes et des photographes de Barricada, la publication officielle du Front sandiniste de libération nationale.

Nicaragua 2: Making of a Nation

Marc Karlin, 1985

Tourné en 1983-84, ce film documente la période de convalescence du Nicaragua.

Nicaragua 1: Voyages

Marc Karlin, 1985

En 1978-79, la photographe américaine Susan Meiselas a pris des clichés des deux insurrections ayant conduit au renversement de cinquante ans de dictature par la famille Somoza au Nicaragua. Ces photographies constituent la matière visuelle du film. Accompagnés d’un commentaire épistolaire imaginaire, cinq travellings traversent les photos, exprimant les réflexions de Meiselas sur son rapport à cette histoire dont elle fut témoin.

A Dream From the Bath

Marc Karlin, 1985

Ce film est une réponse à la loi sur le cinéma de 1985, qui fit du Royaume-Uni le seul pays industrialisé ne donnant aucune subvention d’État au cinéma. Karlin interroge le rôle du cinéma dans la structuration de notre sentiment d’appartenance et d’identité nationale, et la nécessité d’un cinéma diversifié, dégagé des stéréotypes nationaux

Ronde de nuit

Jean-Claude Riga, 1984

Entre le coucher du soleil et le lever du jour, les hommes de la pause de nuit vivent au rythme lourd de la combustion du coke. Le four à coke, c’est un peu le ventre de l’usine sidérurgique. Autour de lui, les hommes travaillent, sommeillent… s’activent à nouveau. Des images volées à l’oubli dans un lieu où le rapport archaïque entre l’homme et les éléments existe encore aujourd’hui.

For memory

Marc Karlin, 1982

Une réflexion sur l’amnésie culturelle initiée par des membres de l’Unité Cinéma de l’Armée britannique présents lors de la libération du camp de concentration de Belsen.

Journal d’un maître d’école

Vittorio De Seta, 1973

Dans une école de la banlieue de Rome, les élèves désertent les cours, préférant l’école de la rue. Un instituteur les convainc de retourner en classe et expérimente avec eux une nouvelle manière d’enseigner. Avec une grande fraîcheur, De Seta invente une forme hybride qui dépasse toutes les catégories. Il implique dans le processus créatif les enfants, leurs familles, les habitants du quartier, les acteurs, appliquant ainsi au film lui-même les principes d’enseignement anti-autoritaire nés de 1968.

Aufsätze

Peter Nestler, 1962

Dans un petit village de montagne du canton de Berne, Peter Nestler réalise un film touchant et sensible sur une école maternelle, avec la collaboration de l’enseignante et de son opérateur, qui avait été maître d’école dans une commune voisine. Les enfants lisent leurs rédactions. Nestler les filme avec attention et souci du détail.

Déjà s’envole la fleur maigre

Paul Meyer, 1960

La chronique d’un jour ordinaire dans une communauté d’ouvriers mineurs du Hainaut. Alors qu’en Belgique les mines ferment les unes après les autres, des familles de travailleurs italiens continuent d’émigrer dans le Borinage.

Nightcleaners Part 1

Berwick Street film collective, Mary Kelly, Marc Karlin, Humphrey Trevelyan, James Scott, 1972-1975

Un film réflexif puissant sur une campagne de syndicalisation de femmes sous-payées et victimisées nettoyant les bureaux la nuit, au Royaume-Uni.