Mehran Tamadon

Architecte et réalisateur iranien, Mehran Tamadon retourne vivre quelques années en Iran après avoir terminé ses études d’architecture à Paris. À partir de 2002, il opte pour une carrière résolument artistique. Il monte l’installation artistique Le Regard d’un flâneur lors de l’exposition d’art conceptuel du musée d’Art contemporain de Téhéran, publie deux essais en langue persane (Moments d’agonie en 2003 et L’amitié en 2005) puis réalise, en 2004, son premier moyen-métrage documentaire, Behesht Zahra, mères de martyrs. Il y découvre un univers religieux très différent de celui dans lequel il a grandi et rencontre de nombreux défenseurs de la République Islamique d’Iran. En 2010, il réalise Bassidji, son premier long-métrage documentaire, dans lequel il entreprend de filmer ses premières tentatives de dialogue avec ceux qui soutiennent le régime iranien. Il poursuit cette démarche dans Iranien, où il pousse les défenseurs du régime à mener avec lui une véritable réflexion sur les possibilités du “vivre ensemble” en Iran aujourd’hui.

Films dans la base

Iranien

Pendant trois ans j’ai cherché à convaincre des défenseurs du régime iranien de venir vivre avec moi dans une maison : comment fait-on concrètement pour vivre ensemble  ? Comment partager l’espace public iranien pour qu’il appartienne autant aux athées comme moi qu’aux religieux qui ont le monopole du pouvoir  ?

Bassadji

Un cinéaste iranien, vivant en France, athée et enfant de militants communistes sous le Shah, face aux gardiens du régime islamique.