Laëtitia Tura

Laetitia Tura mène depuis 2001 un projet photographique et audiovisuel autour de la mise en scène des frontières, l’invisibilité et la mémoire des parcours migratoires. Après Jnoub à la frontière du Sud-Liban (2001), Linewatch consacré au dispositif frontalier entre le Mexique et les États-Unis (2004-2006), la mise à l’écart des migrants au Maroc et Melilla (2007-2012), elle poursuit la création ls me laissent l’exil sur la Retirada des Républicains Espagnols en 1939. Elle développe une démarche où le recueil de la parole fait partie intégrante du dispositif de prise de vue.

Son travail a été exposé lors de nombreux festivals en Europe : Promenades Photographiques de Vendôme, Festival de Cinéma de Douarnenez, Photaumnales de Beauvais, Biennale des arts visuels de Liège, L’Évocation documentaire à Genève, Festival Migrant’Scène à la Cartoucherie de Vincennes  ; et au Mexique, au centre culturel de Tijuana et au sein du réseau des Alliances françaises. Sa série Linewatch (Mexique-Usa) a été remarquée à plusieurs reprises et a reçu le Premier prix du festival Voies Off à Arles en 2006.

(source : Territoires en marge)

Films dans la base

Ils me laissent l’exil - Les Objets

Une carte mémoire, un imperméable, une voiture miniature, un béret : objets sauvés de la traversée des frontières, objets donnés ou oubliés. C’est aussi dans ces fragiles traces qu’une transmission de la mémoire de l’exil est possible. ce documentaire raconte ce passage de l’objet familial en possible objet patrimonial. Car l’enjeu est bien de faire une pleine place dans le récit national aux mémoires minorisées, reléguées dans l’arrière-cour de l’Histoire.

Messagers (Les)

Du Sahara à Mellila, des témoins racontent la façon dont ils ont frôlé la mort, qui a emporté leurs compagnons de route, migrants littéralement et symboliquement engloutis dans la frontière.