Tinselwood

Un film de Marie Voignier

 2017  France, Allemagne  Documentaire  82 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VOSTF ()

 Scénario : Marie Voignier, Maya Affar  Image : Thomas Favel  Son : Marianne Roussy, Thomas Fourel  Montage : Marie Voignier

Producteurs :
Les films du Bilboquet (11 rue des Halles, 75001 Paris)
Kopa House (Coordonnées inconnues à ce jour)
Joon films (Norweger Str., 3
10439 Berlin, ALLEMAGNE, @ : info{at}joonfilm.de)
Distributeurs :
Vendredi (3 avenue Simon Bolivar, 75019 Paris, Tél : 06 65 38 38 56, @ : marie@vendredivendredi.fr)
Images de la culture (CNC) (291 boulevard Raspail, 75014 Paris, Tél : 01 44 34 34 40, Fax : 01 44 34 37 25, @ : idc@cnc.fr)

Aux confins du sud-est camerounais, la grande forêt primaire abrite un territoire que les puissances coloniales se sont disputé, exploitant par le travail forcé les ressources prodigieuses de la nature. Une région au cœur de laquelle la population s’organise désormais autour d’une économie de survie, héritage immédiat de cette histoire dont les paysages constituent aujourd’hui les plus puissants des monuments.

 

 

Tinselwood nous immerge dans la forêt tropicale jadis convoitée par les puissances coloniales allemandes, puis françaises, et dont les traces affleurent. Et de nous enfoncer dans cette dense masse végétale, restituée avec sensualité, dominée par le vert de son feuillage et le rouge de sa terre, à l’atmosphère enveloppante, bruissante. S’ouvrant sur la fabrication méticuleuse d’un piège aussi sommaire qu’ingénieux, le film entame une traversée qui conduit à un cimetière allemand enfoui, à des sorciers s’adonnant à des rituels votifs mais aussi encore, filmés dans la même atmosphère mystérieuse, à des bûcherons armés de tronçonneuses et de camions. Marie Voignier, attentive aux usages, aux croyances comme à l’esprit des lieux, entreprend ainsi de dépeindre en de patients tableaux ce qui se trame aujourd’hui dans cet espace autant hanté qu’habité. Succession de situations, parfois remises en scène et nourries d’entretiens préalables, dont Marie Voignier souligne l’historicité complexe. Et c’est un paysage qui peu à peu se dessine dans toute sa profondeur et son ampleur, aussi sensible que politique, fait de souvenirs, de désirs, de menaces et de possibles, à l’instar de ce jardin inattendu qu’on y découvre en conclusion. (NF)

FID MArseille

Le film dans la base

Chemin d’accès :
Projeté dans les festivals :