Direction du patrimoine du CNC

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 7 bis rue Alexandre Turpault  78390 Bois d’Arcy  Service Accès, Valorisation et Enrichissement des Collections (S.A.V.E.C)  Chef de service : M. Eric Le Roy  tél : 01 30 14 80 43  fax : 01 30 14 80 03  Mail : AFF.Webmaster@cnc.fr

Au sein du CNC, la direction du patrimoine assure l’ensemble des missions liées aux collections de films confiées à l’Etat. Elle collecte, inventorie, sauvegarde, restaure et indexe les films qu’elle conserve, dans le cadre de dépôts volontaires, de dons, d’acquisitions et du dépôt légal.

Les collections sont ouvertes à de nombreux partenaires nationaux et internationaux, et accessibles au public sous certaines conditions dans le respect du droit afférent aux œuvres.

Films dans la base

Destin (Le)

Youssef Chahine, 1997

Dans l’Andalousie du XIIe siècle, le philosophe Averroès, homme tolérant et d’esprit ouvert, est en butte aux attaques d’une secte fanatique et secrète. S’il jouit encore de la protection du calife Mansour, ses ennemis sapent néanmoins progressivement cette confiance et s’infiltrent dans les rouages de l’appareil politique. Sur le thème de la lutte contre le fanatisme religieux, Youssef Chahine a construit une oeuvre chaleureuse, hymne à la tolérance et à la diversité culturelle,

À la vie, à la mort

Robert Guédiguian, 1994

Ode à Marseille à travers l’histoire de quelques personnages du quartier de l’Estaque qui se réunissent tous les soirs dans un cabaret, « le Perroquet bleu ».

Tilaï

Idrissa Ouedraogo, 1990

Drame autour du personnage de Saga, condamné à mort par son village pour avoir aimé la deuxième épouse de son père, qui lui était promise deux ans auparavant.

Outremer

Brigitte Roüan, 1990

Suzanne, Madeleine et Marguerite. 3 soeurs d’une grande famille pied-noir issues de la grande bourgeoisie assistent, en Algérie, aux derniers temps des colonies…

Cher frangin

Gérard Mordillat, 1988

À Paris et en Algérie, en 1959. Deux frères, Marius, 10 ans, et Alain sont séparés par la guerre. Alain, ouvrier imprimeur, part se battre, laissant sa jeune fiancée enceinte. Dans les lettres qu’il envoie à son petit frère, il raconte l’horreur quotidienne, son insoumission qui lui vaudra les bataillons disciplinaires et la prison. Il finit par déserter, décidé à témoigner en écrivant un livre…

De bruit et de fureur

Jean-Claude Brisseau, 1988

Une banlieue parisienne déshéritée, des enfants livrés à eux-mêmes, deux mondes : celui d’une réalité violente et quasi apocalyptique, et celui onirique d’un adolescent en quête d’amour…

Laisse béton

Serge Le Péron, 1983

Près de Tunnel de la Porte Pouchet qui leur sert de planque vivent Brian et Nourredine, deux gamins de treize ans, doux rêveurs paumés dans leur banlieue ouvrière

Pipicacadodo

Marco Ferreri, 1979

Un instituteur enseigne à ses élèves une autre façon de comprendre le monde.

Ville à prendre (La)

Patrick Brunie, 1979

Témoignage sur les conditions de vie et de travail dans les milieux populaires, ce documentaire se veut aussi une réflexion sur l’intégration de l’homme à son environnement urbain.

Opium et le bâton (L’)

Ahmed Rachedi, 1977

Dans un village de montagne en Kabylie, pendant la guerre d’Algérie, la majorité de la population a rallié le mouvement indépendantiste du FLN. Les Français décident de le rayer de la carte.

Et les dimanches ?

Nora Seni, 1976

C’est dimanche, dans une ville de province en France. Ismaël, un travailleur immigré turc, marche dans les rues qui se vident peu à peu, passe devant les cafés et les boutiques fermées. Il est venu sans sa famille. Il ne peut que marcher, seul. Pendant ce temps, en Turquie, de jeunes travailleurs attendent le moment de partir pour l’étranger.

Omar Gatlato

Merzak Allouache, 1976

La vie un peu étriquée de quelques jeunes Algérois : Omar son copain Moh et les autres. Leurs illusions, leur ennui, leur travail nonchalant dans une administration.

Parade

Jacques Tati, 1974

Un cirque, en Suède. M. Loyal présente les différents numéros comiques ou musicaux. Lui-même se livre à des imitations sportives. Des peintres, qui travaillent sur des échafaudages, se mêlent aux artistes. Le public est également invité à participer. Lorsque le spectacle est fini, deux enfants descendent sur la piste…

Vincent, François, Paul et les autres

Claude Sautet, 1974

La référence du film choral dramatique sur fond de chronique sociale, où l’amitié reste omniprésente.

Un homme qui dort

Bernard Queysanne, Georges Perec, 1974

Un étudiant remet en cause toutes ses activités et tous ses projets et se plonge volontairement dans une sorte d’hibernation

Complot (Le)

René Gainville, 1973

Le Général Challe est emprisonné à Tulle, en 1962. Afin que la France n’abandonne pas l’Algérie, des activistes de l’O.A.S. tentent de le faire s’évader.

Mon village un village parmi tant d’autres

Taïeb Louhichi, 1972

Le village de Mareth en Tunisie où l’émigration y motive et conditionne toutes les conjonctures, un village filmé au moment du départ, durant l’absence et pendant le retour des travailleurs.

Vive la baleine

Chris Marker, Mario Ruspoli, 1972

« Chaque baleine qui meurt nous lègue, comme une prophétie, l’image de notre propre mort. » Chris Marker

Sauvez Angela !

Michel Duverger, 1971

Le 3 octobre 1971 se tenait à Paris la manifestation pour la libération d’Angela Davis. Ce documentaire revient sur la forte mobilisation du PCF engagé dans la libération d’Angela Davis.

Salamandre (La)

Alain Tanner, 1971

Pierre et Paul, respectivement journaliste et écrivain, s’associent pour écrire un scénario d’après un fait divers : l’histoire d’une jeune fille accusée par son oncle d’avoir tenté de le tuer. Le procès se termine par un non-lieu. Ils décident d’aller chercher la vérité directement à la source, auprès de la jeune fille.

Et maintenant

Dynadia, 1969

Documentaire de propagande commandé par la Fédération PCF des Bouches-du-Rhône.

Belle de jour

Luis Buñuel, 1967

Séverine et Pierre forment un jeune couple apparemment sans histoires. En fait, Séverine, épouse réservée, est en proie à des fantasmes tenaces et déstabilisants. Un jour, la jeune femme apprend l’existence de la « maison de madame Anaïs », une maison de rendez-vous. Troublée par cette révélation et poussée par une étrange pulsion, elle contacte madame Anaïs et devient bientôt la troisième « pensionnaire ». Elle y retourne chaque après-midi. L’effet thérapeutique de cette activité clandestine se fait peu à peu sentir.

Noire de… (La)

Ousmane Sembene, 1967

C’est le premier long métrage africain. L’histoire est celle d’un couple de coopérants qui ramènent en France la bonne qu’ils avaient durant leur séjour au Sénégal. En France, la vie de cette femme n’est pas celle dont elle avait rêvée.

Mystère Koumiko (Le )

Chris Marker, 1965

Une jeune japonaise rencontrée par hasard par Chris Marker lors des Jeux Olympiques de 1964, disserte sur la vie et donne sa vision de l’amour, des hommes, et de la culture japonaise en général.

Gosse de la butte (Un)

Maurice Delbez, 1964

A Ménilmontant, Hélène tient un café-épicerie fréquenté par des habitués. Cette femme vieillissante prend pour amant un jeune noir, robuste et gai : Vincent. Le jeune fils d’Hélène, Alain, n’est pas enchanté d’avoir un nouveau père, noir «  de surcroit  ». Mais la gentillesse de Vincent le désarme peu à peu et il devient son grand ami.

Main basse sur la ville

Francesco Rosi, 1963

Sous l’impulsion de l’entrepreneur Nottola, la municipalité de Naples transforme des terrains agricoles en terrains constructibles. Les spéculateurs construisent sans précaution et le chantier provoque l’écroulement d’une maison ancienne et des morts. Ce drame ayant lieu peu avant les élections municipales, les débats font rage dans la majorité qui cherche à évincer Nottola tandis que l’opposition, menée par le conseiller communiste De Vita, pousse à la création d’une commission d’enquête.

Joli mai (Le)

Chris Marker, Pierre Lhomme, 1963

Filmé en deux parties dans le Paris du mois de mai 1962, Chris Marker interroge des hommes et des femmes sur les problèmes politiques, sociaux et de leur vie quotidienne.

Belle vie (la)

Robert Enrico, 1962

À son retour après 27 mois de service militaire en Algérie, Frédéric retrouve sa vie parisienne et la femme qu’il va épouser. Premier long métrage de Robert Enrico, La Belle Vie déclenche un scandale en raison du point de vue qu’il donne sur la guerre d’Algérie. Il sera censuré et interdit de distribution en France pendant deux ans. Il recevra cependant le Prix Jean Vigo en 1963.

Rossignol de Kabylie (Le)

Georges Régnier, 1962

D’après un texte d’Emmanuel Roblès. Algérie, 1960. Le Rossignol de Kabylie est le surnom donné au vieil Ahieddine, un poète qui vit dans un village de montagne. Ahieddine reçoit la visite d’un jeune officier français. Une telle rencontre est mal perçue par les deux camps et Ahieddine est soupçonné de trahison.

Fuir là-bas

Jean-Émile Jeannesson, 1961

Un travailleur calabrais de cinquante ans engagé dans un domaine viticole près de Nice rêve de la mer. Il part alors sur la côte à la recherche d’un travail sur un bateau. Frustré par son échec, il revient au domaine où il est accueilli à bras ouverts par l’employeur et sa famille.

Demain l’amour

Paul Carpita, 1961

Victime d’un grave accident de voiture, Gérard est transporté en ambulance à l’hôpital. Durant le trajet son esprit vagabonde… Dans son délire, s’emmêlent le passé, le présent et les projets, la guerre d’Algérie qui l’a tué de l’intérieur, la jeune femme qu’il aime et qui veut le quitter, cette vie qu’il doit réapprendre à vivre…

Déjà s’envole la fleur maigre

Paul Meyer, 1960

La chronique d’un jour ordinaire dans une communauté d’ouvriers mineurs du Hainaut. Alors qu’en Belgique les mines ferment les unes après les autres, des familles de travailleurs italiens continuent d’émigrer dans le Borinage.

Djamila l’Algérienne

Youssef Chahine, 1958

Le film raconte l’histoire de Djamila Bouhired, combattante FLN condamnée à mort en 1957 par le tribunal militaire d’Alger.

Copains du dimanche (Les)

Henri Aisner, 1957

L’histoire d’un jeune ouvrier qui par un concours de circonstances passe son baptême de l’air et retape avec d’autres un viel avion.

Paris et le désert français

Roger Leenhardt, 1956

La centralisation sur Paris de l’activité industrielle française pose de graves problèmes économiques. Pour illustrer ce propos, la caméra s’attache à décrire deux villes : Gourdon et Goussainville.

Dimanche à Pékin

Chris Marker, 1956

Un portrait de la chine moderne des années 50, à travers une ballade de Chris Marker dans les rues de Pékin.

Algérie et notre conscience (L’)

Philippe Brunet, Gilbert Prouteau, 1955

Histoire de l’Algérie vue par le colonisateur, qui, en 1955 s’interroge : comment regagner la confiance du peuple algérien ?

Sel de la terre (Le)

Herbert Biberman, Michaël Wilson, 1954

Dans une mine du nouveau mexique, des mineurs se mettent en grève pour l’égalité entre mineurs mexicains et blancs.

Ma Jeannette et mes copains

Robert Ménégoz, 1953

Cette fiction montre le quotidien des mineurs du bassin cévenol, raconté en voix off par l’un d’entre eux, René : le travail à la mine, les distractions et l’amour.

Aptenodytes forsteri

Mario Marret, 1953

Mario Marret parti avec les expéditions Paul-Emile Victor comme radio pour un hivernage en Terre Adélie assiste à la mort du cinéaste de l’expédition. Il s’empare de la caméra…et filme les pinguins.

Salaire de la peur (Le)

Henri-Georges Clouzot, 1951

Quatre hommes s’engagent à transporter en camion une importante cargaison de nitroglycérine en suivant un trajet particulièrement chaotique.

Désastres de la guerre (Les)

Pierre Kast, 1951

A partir d’une série d’eaux-fortes gravées par Goya entre 1810 et 1820, et après une ouverture presque champêtre, le film décrit la brutalité de la guerre.

Bouzareah

Jack Pinoteau, 1950

De jeunes métropolitains se rendent à Bouzareah pour suivre pendant un an un stage de formation professionnelle à l’École Normale. Après avoir acquis les rudiments de la langue et de la culture arabes, les futurs instituteurs sont formés pour transmettre aux populations les bases de l’« agriculture moderne ».

Rendez-vous de l’espérance (Le)

Pierre Biro, 1950

Film réalisé par un collectif de cinéastes amateurs décrivant la mobilisation créée par l’appel de Stockholm dans les villes et les villages de France.

Paix vaincra (La)

Joris Ivens, Jerzy Bossak, 1950

2° Congrès mondial des Partisans de la Paix, présenté par le Conseil National du Mouvement de la Paix

Troisième homme (Le)

Carol Reed, 1949

Sur invitation de Harry Lime, son ancien ami d’études, Holly Martins, auteur de romans de western, arrive à Vienne. À peine arrivé, il a juste le temps d’assister aux obsèques de son ami, prétendument tué dans un accident de voiture. Dans cette Vienne de l’après Seconde Guerre mondiale encore en ruine et divisée en différents secteurs d’occupation alliés, Harry Lime aurait participé activement à la vente de médicaments contrefaits — la pénicilline — sur le marché noir. Troublé, Holly Martins va mener son enquête.

Journée nationale contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix

Anonyme, 1949

Le congrès fondateur du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples

Charmes de l’existence (Les)

Jean Grémillon, Pierre Kast, 1949

En évoquant les salons de peinture de 1860 à 1910, Jean Grémillon et Pierre Kast ont fait le procès pince-sans-rire de la société française de la fin du siècle dernier.

Révolte des gueux (La)

Raymond Lamy, 1949

Evocation à l’aide de nombreuses scènes de reconstitutions historiques et de documents (photos, journaux, cartes postales…) de la révolte viticole de 1907.

Vie commence demain (La)

Nicole Védrès, 1949

Documentaire romancé : évocation des mondes scientifique et artistique français de 1949.

Algérie humaine

Jean-Charles Carlus, 1948

La population de l’Algérie, composée d’Arabes, de Kabyles, de Mozabites,de Noirs, est multiculturelle. Les Européens sont arrivés au moment de la colonisation, ils sont Français, Italiens, Espagnols… Serait-ce à dire que tous sont Algériens ?

Au coeur de l’orage

Jean-Paul Le chanois, 1948

Composé de tournages authentiques et de séquences reconstituées en Avril 1945,ce film centré sur les maquis du Vercors,montre l’organisation et le développement de la résistance française ;il dénonce la politique vichyste et fait un historique de la guerre et de l’occupation.

Route est longue (La)

Herbert B. Fredersdorf, Marek Goldstein, 1948

Varsovie est occupée par les nazis. David, un juif, son père et sa mère sont déportes. David réussit a s’évader et avec l’aide d’un paysan, rejoint les partisans. Dans le camp, son père est emmené vers le four crématoire.

Castors (Les)

Pierre Lafond, 1948

La crise du logement dans les années de l’après-guerre incite des gens de toutes origines professionnelles à bâtir eux-mêmes leur logement sur leur temps de loisirs

Grande Lutte des mineurs (La)

Film collectif sous la direction de Louis Daquin, 1948

Automne 1948 : des techniciens et des travailleurs de l’industrie du film CGT réalisent bénévolement un document sur la grande grève des mineurs et sa violente répression. La force des images et du commentaire transmet bien l’intensité de cette lutte.

Ecole buissonnière (L’)

Jean-Paul Le chanois, 1948

Les révolutionnaires méthodes d’un jeune instituteur, Pascal Laurent, qui débarque dans un petit village provencal, Salaizes, pour remplacer un enseignant sur le point de partir à la retraite…

Bataille du rail (La)

René Clément, 1946

Hommage aux cheminots qui pour la plupart luttèrent corps et âmes pour entraver le bon fonctionnement de l’organisation allemande.

Assassins d’eau douce

Jean Painlevé, 1945

Découverte d’un monde parallèle au nôtre, dans les étangs où tout semble tranquille et donne, sous les nénuphars, l’apparence de la sérénité. Jean Painlevé donne une vision fantastique et cruelle d’un univers où chacun ne peut survivre qu’au détriment d’un autre.

Sème…paysan !

Edouard Rombeau, Jean Piat, 1945

Entre les deux guerres, le monde ouvrier et le monde paysan n’ont pas à supporter les mêmes privations.

Aubervilliers

Eli Lotar, 1945

Un film réalisé dans la banlieue parisienne au cours de l’été 1945 et dont le but est d’attirer l’attention sur les conditions d’existence des habitants des grandes villes.

R5 autour d’un maquis

Paton, Georges Lannes, 1944

En 1944, dans le Limousin, deux amis se retrouvent dans la foule qui acclame les soldats alliés. Le plus jeune, Paul, relate ses activités au sein du maquis limousin, surnommé R5. Il évoque également le courage de ses camarades partis libérer les autres régions françaises.

Charron (Le)

Georges Rouquier, 1943

En 1942, il y avait encore des milliers de charrons en France qui travaillaient à la réparation de véhicules à traction animale mais surtout à la fabrication de roues.

À nous jeunes

Paul de Roubaix, 1943

Le service civique rural rassemble 300 000 jeunes des villes sommés de venir en aide aux paysans pour assumer les tâches de la ferme. Film de propagande, ce film ignore délibérément que ces jeunes n’avaient pas choisi de venir travailler à la campagne.

Postillons du Limousin (Les)

Jacques Berr, 1941

En 1941, pour pallier à la fermeture de gares dans certains villages, les jeunes ont créé les Postillons du Limousin.

Espagne vivra (L’)

Henri Cartier Bresson, 1939

Ce film rappelle, de façon tristement prémonitoire que tout le monde est menacé par le fascisme…

Métallos (Les)

Jacques Lemare, 1938

Un documentaire militant qui montre comment se déclenche et s’organise une grève. Il rappelle à l’image de l’ensemble des occupations d’usines qui se sont déroulées pendant le Front populaire.

Bâtisseurs (Les)

Jean Epstein, 1938

Ce film manifeste la volonté, de la part de la CGT , d’inscrire son action, dans une vision de la société qui réclame plus de prévision et d’action publique, anticipant les mesures de reconstruction que prendra le gouvernement après la guerre.

Grande illusion (La)

Jean Renoir, 1937

Souvent cité parmi les films les plus importants du vingtième siècle, La Grande Illusion est le symbole d’un cinéma universel et pacifiste. À travers les aventures du lieutenant Maréchal, le soldat mécano immortalisé par Jean Gabin, c’est l’amitié naturelle entre des personnages très différents et contre tout système qui est ici racontée. Ni film historique, ni vraiment film de guerre, l’œuvre de Renoir saisit les hommes dans leur complexité individuelle, hors de toute appartenance aux nations, fussent-elles en guerre.

Prends la route

Jean Boyer, 1936

Réalisé en plein Front Populaire, avec un petit avant goût de Congés Payés, cette comédie sentimentale chantée et burlesque est une vraie bouffée de bonne humeur, de joie de vivre et de plaisir de vacances. Il faut dire que l’énergie et la musique des deux fantaisistes chanteurs «  Pills et Tabet  » y sont pour beaucoup.

Garches 1936 - La Fête annuelle du Parti communiste et de « L’Humanité »

Collectif & Anonyme, 1936

Le 30 août 1936, un public nombreux se rend à Garches pour assister à la fête annuelle du Parti communiste et de « L’Humanité »

Vie est à nous (la)

Jean Renoir, 1936

Produit par le Parti Communiste Français en vue de la campagne pour les élections de mai 1936 - qui portèrent au pouvoir le Front Populaire - La Vie est à Nous fut tourné par une équipe de cinéastes et techniciens militants communistes ou sympathisants.

Grèves d’occupations d’usine

Collectif « La Marseillaise », 1936

Actualités réalisées par des ouvriers pour représenter les importants mouvements de grévistes de juin 1936, dans la région parisienne.

Belle équipe (La)

Julien Duvivier, 1936

Jean, Charles, Mario, Raymond et Jacques forment une bande de copains qui partagent leur infortune du chômage. Or ils gagnent le gros lot à la Loterie et décident d’investir leur pactole dans l’achat d’une guinguette sur les bords de la Marne.

Défilé des 500 000 manifestants de la porte de vincennes, 14 juillet 1935 (Le)

Collectif & Anonyme, 1935

La journée du 14 juillet 1935, organisée au vélodrome de Buffalo à Montrouge constitue un moment clé dans la constitution du Front populaire.

Atalante (L’)

Jean Vigo, 1934

L’Atalante est en rupture totale avec la majeure partie du cinéma français des années trente, cinéma de prose dur et réaliste, parfois cynique. Fragile et souvent balbutiant, L’Atalante n’est au contraire que poésie, traversée de quelques éclairs surréalistes.

Sahara, terre féconde

Félix Dufays, 1932

Film colonial de propagande sur la mission de pacification des Pères Blancs en l’Algérie.

À nous la liberté

René Clair, 1931

Emile et Louis cherchent à s’évader de prison. Louis réussit et devient le patron d’une usine de phonographes. Emile est libéré et se retrouve employé dans l’usine de son ancien compagnon, quittant ainsi les chaînes pour la chaîne. Les deux anciens camarades se retrouvent.

Prix et profits : la pomme de terre

Yves Allégret, 1931

En collaboration avec le Mouvement Freinet, Yves Allégret réalise ce film mythique, qui sera proposé aux enseignants en bobines 9,5 mm. Il y expose les mécanismes du capitalisme en suivant le parcours d’une pomme de terre, du producteur au consommateur.

Comment voyage une lettre

Albert Mourlan, 1930

Une lettre adressée à M. Dubois, à Saint-Véran, dans les Hautes-Alpes, sert de point de départ pour suivre l’itinéraire d’une lettre à travers la France.

Ange bleu (L’)

Josef von Sternberg, 1929

Un professeur très autoritaire sombre dans la déchéance en succombant à la passion dévastatrice qu’il éprouve pour une chanteuse de cabaret…

Rien que les heures

Alberto Cavalcanti, 1926

Entre documentaire et fiction, un hommage à Paris, son foisonnement, ses petits métiers, sa circulation…

Entr’acte

Francis Picabia, René Clair, 1924

Un classique du cinéma mondial, délirant, joyeux et ravageur …

Trois lumières (Les)

Fritz Lang, 1921

La Mort raconte trois histoires d’amour à une femme qui veut sauver l’homme qu’elle aime.

Turco de Ginette (Le)

, 1915

Une petite fille, durant la première guerre mondiale, s’émeut devant la décoration d’un soldat pour ses brillants fait d’armes, et décide de lui témoigner son soutien, par une lettre, lorsqu’il est blessé et hospitalisé. Lorsqu’elle lui rend visite, elle s’exclame en voyant qu’il est noir puis, se ravisant, s’approche de lui et l’embrasse. Un court-métrage qui montre l’admiration des soldats pour les soldats, l’implication des troupes coloniales, les idées reçues sur ces soldats venus d’ailleurs, et l’espoir d’intégration que la guerre suscita.

Croisière jaune (La)

Léon Poirier, André Sauvage, 1931-1934

Mêlant aventure, recherche et opération promotionnelle pour son commanditaire André Citroën, la Croisière jaune, expédition dirigée par Georges Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil, allait faire se rejoindre entre mars 1931 et février 1932 deux équipes parties l’une de Beyrouth, l’autre de Pékin, en véhicules autochenilles.