Ma Jeannette et mes copains

Un film de Robert Ménégoz

 1953  France  Fiction  23 mn  Noir & Blanc  35 mm  Mode de production : Cinéma

 Scénario : Jean-Pierre Chabrol  Musique : Joseph Kosma  Image : André Dumaître, Philippe Brun  Son : P. Boistelle  Montage : Marguerite Brun, Suzanne Sandeberg

Producteur :
Procinex (A cessé son activité)
Distributeur :
Ciné-archives (2 place du colonel Fabien, 75019 Paris, tél : 01 40 40 12 50 ou 48, fax : 01 40 40 13 99, mail : contact@cinearchives.org)

C’est le quotidien des mineurs du bassin cévenol raconté en voix off par l’un d’entre eux, René. Il y a le travail à la mine et puis les distractions comme la baignade ou l’apéritif au pastis. René aime Jeannette, la belle bergère du village, et ils se retrouvent dans les collines ou au bord de l’eau. Mais un jour l’un des collègues de René, Vincent, a un accident grave. Tous les mineurs compatissent et manifestent leur solidarité. Amputé d’une jambe, Vincent guérit et réembauche à la mine ; malgré son infirmité, il réussira à plonger de nouveau dans la rivière. La vie continue…Le film s’achève sur la fête du 14 juillet joyeusement célébrée à Pont de Rastel ; c’est l’occasion d’un grand banquet avec tous les villageois. Après la liesse et le feu d’artifice, c’est cependant déjà l’heure de retourner travailler pour les mineurs…

Tourné dans les Cévennes, Ma Jeannette et mes copains a été écrit par un enfant du pays, Jean-Pierre Chabrol. Devenu par la suite un écrivain reconnu, il travaille pour la seconde fois comme scénariste pour Procinex, après Mon ami Pierre. Il raconte une réalité qu’il a observé dans sa jeunesse, celle des mineurs du bassin d’Alès. La vision qui en est donnée est celle d’un labeur éminemment difficile et risqué ; elle est néanmoins contrebalancée par une certaine joie de vivre qui s’exprime dans l’histoire d’amour de René et Jeannette ou encore dans les festivités du 14 juillet. Les acteurs du film sont tous non-professionnels ; ce sont les habitants et les mineurs de la région qui jouent leur propre rôle. Pour l’anecdote, Vincent (le blessé de la mine) est joué par deux frères, dont l’un avait perdu une jambe pendant la Seconde Guerre Mondiale. À noter une belle réalisation de Robert Menegoz ; quelques très beaux plans, notamment ceux des mineurs dans les wagons du train destiné à transporter le charbon ou un travelling sur les visages des mineurs après l’accident.

En août 1953, le film a obtenu un visa d’exploitation commerciale et non commerciale. Il semble qu’il ait été souvent diffusé dans les Cévennes où l’on conserve une mémoire très forte et encore vivante du tournage.

(source : Ciné-Archives)

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