1ère guerre mondiale

Films dans la base

Là où poussent les coquelicots

Vincent Marie, 2016

D’où viennent les images de la Première Guerre mondiale qui hantent notre imaginaire ? Voir la Grande Guerre, ne plus se contenter de la raconter, mais la montrer et l’incarner : voilà ce que propose aujourd’hui la bande dessinée. En interrogeant l’archive et l’histoire, les auteurs présents dans ce film dialoguent avec la profondeur du temps.

Soldat ordinaire (Un)

Tessa Racine, 2015

Honoré-Jean Champcommunal, originaire de Haute-Vienne, fut mobilisé en avril 1915, à 19 ans. En juin 1916 il découvre le front, les combats, la mort, et il décrit sa vie jour après jour dans ses carnets de campagne. Le quotidien d’un soldat ordinaire. C’est ce vécu là que le film restitue, la vision d’un anonyme à l’intérieur des tranchées que l’expérience de la guerre va à jamais changer.

Mutins de la Courtine (Les)

Pierre Goetschel, 2015

Raconté grâce à de nombreux documents inédits, ce documentaire nous dévoile un épisode méconnu de la Première guerre mondiale, celui des soldats du Corps Expéditionnaire Russe engagés aux côtés des Français, victimes encombrantes de l’histoire qui osèrent se révolter contre l’ordre guerrier. Retirés du front, regroupés au camp de La Courtine dans la Creuse, certains de ces soldats accueillis en héros mourront en mutins.

Fusillés pour l’exemple

Aude Chopplet, Raphaël Cartier, François-Xavier Drouet, 2014

Pendant la guerre, une dizaine de soldats originaires du Limousin ont été exécutés par l’armée française. À Saint-Martin-Château, Royère-de-Vassivière et Seilhac, des habitants cherchent à retracer l’histoire de ces hommes et militent pour leur réhabilitation collective.

Poilus venus d’ailleurs (Les)

Mehdi Lallaoui, 2014

Ce document restitue à l’aide d’archives audiovisuelles, l’histoire et le rôle majeur des dizaines de milliers de coloniaux issus de l"Empire et de volontaires étrangers venus combattre sous le drapeau français en 1914-1918.

14-18. Refuser la guerre

Georgette Cuvelier, 2013

Calomniées et réprimées, la désobéissance militaire et la mutinerie pendant la Première Guerre mondiale s’apparentent à un mythe silencieux. Pourtant, de toute l’Europe, se sont élevées les voix de Français, Allemands, Anglais, Russes qui ont dit non. Ce film, intégralement composé d’archives, relie et décrypte les mots et les actes de ceux qui refusèrent la Grande Guerre.

Cicatrice (La). Une famille dans la Grande Guerre

Laurent Veray, 2013

Ce documentaire se propose de retracer l’existence d’une famille française durant la guerre de 1914-18, en se fondant sur la correspondance authentique et exceptionnelle que ses membres, dispersés aux quatre coins de la France, entretiennent tout au long du conflit.

Stèle pour les mutins de la Courtine (Une)

Télé Millevaches, 2012

En 2012, inauguration dans le cimetière de la Courtine (23) d’une stèle sur laquelle est inscrit en russe « À bas la guerre ! ». En 1917, l’armée française écarte du front quelques 10300 soldats russes qui réclament leur retour au pays. Cantonnés au camp militaire de La Courtine, les mutins refusent de rendre leurs armes et s’organisent en soviet.

Naufragés du Fol espoir (Les) (Aurores)

Ariane Mnouchkine, 2011

Été 1914. Alors que l’Europe est sur le point de basculer dans le chaos de la Grande Guerre, la guinguette du Fol Espoir abrite encore les enthousiasmes du siècle commençant… Emmenée par les charismatiques Jean et Gabrielle La Palette, une équipe de cinéma tourne un film d’aventures utopiste qui raconte le voyage d’un groupe de migrants vers la Terre de Feu. Les désillusions vont malmener les idéaux dans la réalité comme dans la fiction, mais l’espérance demeurera.

Fire Waltz

Marc Ménager, Mino Malan, 2011

Hiver 1917, au fin fond d’une tranchée, se mêlent bruits terrifiants de la guerre et musique improvisée sur des instruments de fortune. Dans ce monde où la folie guette, la « haute hiérarchie » continue à faire parvenir ses ordres comme une mécanique sans conscience.

Pétain, un héros si populaire

Serge de Sampigny, 2010

Documentaire qui retrace le parcours de Pétain, de la gloire du héros de Verdun, à la honte du traître de Vichy.

Sous les drapeaux

Henry Colomer, 2008

Ce documentaire entraîne le spectateur dans un voyage à travers un pan décisif de l’histoire de l’Europe : celui qui va des prémisses de la Grande Guerre jusqu’au moment où la deuxième est devenue inéluctable (1895-1933). Au cœur de cette exploration, des matériaux singuliers : les étoffes, les tissus qui enveloppent la vie des hommes d’une riche trame symbolique, depuis leur naissance jusqu’à leur mort.

In democracy we trust

Jean-Pierre Garrabos, 2005

Histoire et portrait du Committee on Public Information, premier organe de propagande médiatique mis en place aux Etats-Unis en 1917 pour promouvoir la guerre… Des techniques de manipulation de masse qui sont encore aujourd’hui utilisées par tous les gouvernements du monde…

Joyeux Noël

Christian Carion, 2005

Ce film a pour sujet la Trêve de Noël de 1914 lors de la Première Guerre mondiale.

Vie de femme pendant la Grande guerre (Une)

Cédric Condom, 2005

Tout semble avoir été dit sur la Grande Guerre. Pourtant, a-t-on déjà observé la guerre de 14-18 sous le prisme du regard féminin ? 90 ans après l’Armistice, il est temps de s’intéresser, enfin, au rôle des femmes dans le premier conflit mondial.

Premier Noël dans les tranchées

Michael Gaumnitz, 2005

A travers leurs lettres et journaux intimes, la première guerre mondiale du point de vue des simples soldats.

Combattants de la paix

Bruno Vouters, Pascal Goethals, 2004

Le souvenir de la Grande guerre peut-il nous aider à bâtir la Grande Paix ? Comment se battre pour un monde apaisé ?

Soldat inconnu vivant (Le)

Joël Calmettes, 2004

Pendant tout l’entre-deux-guerres, un homme fascine l’opinion. Sa photo fait régulièrement la une des journaux. Il inspire des écrivains, des dramaturges et des cinéastes : Giraudoux, Drieu la Rochelle, Anouilh, etc. Son nom : Anthelme Mangin. Son surnom : « Le Soldat inconnu vivant ».

Héroïque cinématographe (L’)

Laurent Veray, Agnès De Sacy, 2003

Puisant dans les fonds d’archives européens, ce film reconstitue le journal de guerre fictif de deux opérateurs, un Français et un Allemand, entre 1914 et 1918. Un regard neuf sur d’exceptionnelles images d’archives.

20 000 Moujiks sans importance…

Patrick Le Gall, 1999

Ce film retrace, à travers les témoignages posthumes de deux soldats, l’odyssée de ces 20 000 soldats russes qui furent « prêtés » aux Alliés en échange d’armements.

Pantalon (Le)

Yves Boisset, 1997

Depuis octobre 1914, la guerre s’est enlisée dans la boue. Fantassin au 60e Régiment d’infanterie, le Bisontin Lucien Bersot, maréchal-ferrant et jeune père de famille, fait son devoir de citoyen. Il attend impatiemment sa prochaine permission. Mais le destin en a décidé autrement à cause d’un pantalon. Suite à des malentendus sur le fait qu’on lui a distribué un pantalon blanc, et qu’il refusera de porter un pantalon rouge règlementaire, taché de sang, il sera fusillé pour l’exemple.

Maudite soit la guerre

Jacques Lefebvre, Catherine Varoqui, 1996

Le monument aux morts de Gentioux, unique par son inscription pacifiste, traduit la révolte des habitants du Plateau envers une guerre qui, ici plus qu’ailleurs, a décimé la population

Douaumont repris !

Vladimir Léon, 1995

1916. Un petit village de l’arrière, engourdi par le soleil, est sorti de sa torpeur par l’heureuse nouvelle : les armées françaises ont repris le fort de Douaumont. Yvette, une paysanne, se rend ce jour là chez son amie Jeanne. En chemin, elle rencontre le facteur, curieusement embarrassé, qui lui confie une lettre pour Jeanne, qu’il n’ose porter lui-même…

Capitaine Conan

Bertrand Tavernier, 1995

Des tranchées des Balkans aux pillages de Bucarest, l’histoire de soldats qui deviennent des salauds… L’horreur de la guerre face aux discours…

Ida, Madelon du front de l’Artois

Yolande Josèphe, 1989

Sous une tonnelle, une Madelon de 15 ans sert à boire à des poilus, sous le regard d’une vieille dame… qui fut Madelon. Les images nées de ces souvenirs se mêlent à son témoignage.

Vie et rien d’autre (La)

Bertrand Tavernier, 1989

1920. La seconde manche du suicide européen dont il ne reste à disputer que la belle est achevée depuis 2 ans. La France, détruite sur un quart de son territoire, panse ses plaies dans une fête travailleuse qui a pour décor l’immense chantier de la reconstruction. Partout, les survivants s’activent, s’acharnent à oublier quatre années de cauchemar et y réussissent. Dans ce climat, deux jeunes femmes, d’origines sociales très différentes, poursuivent un même but, retrouver l’homme qu’elles aiment et qui a disparu dans la tourmente.

Mort monumentale (La)

Olivier Descamps, 1984

A la fin de la première Guerre Mondiale, la France rend hommage au million et demi d’hommes tués au combat. Entre 1920 et 1925, ce sont 30 000 monuments à la mémoire de ces soldats qui sont érigés. Soixante ans après, le réalisateur nous propose une promenade au coeur de cet univers patriotique qui constitue un phénomène statuaire sans précédent.

Français, si vous saviez

André Harris, Alain de Sédouy, Jacques Brissot, Luc Favory, 1972

Film en trois parties pour raconter aux Français un demi-siècle de leur histoire : - En passant par la Lorraine. - Général nous voilà. - Je vous ai compris.

Johnny s’en va-t-en guerre

Dalton Trumbo, 1971

Durant la Première Guerre mondiale, un jeune soldat est blessé par une mine : il a perdu ses bras, ses jambes et toute une partie de son visage. Il ne peut ni parler, ni entendre, ni sentir mais reste conscient. Dans la chambre d’un hôpital, il tente de communiquer et se souvient de son histoire.

Grande guerre (La)

Mario Monicelli, 1959

Un duo comique et pathétique de tire-au-flanc combinards se retrouve projeté dans la violence des combats de 14-18. Pratiquant avec bonheur le mélange des genres, ce grand classique de la comédie italienne porte un regard caustique sur la guerre et en dénonce l’absurdité tragique.

Sentiers de la gloire (Les)

Stanley Kubrick, 1957

En 1916, durant la Première Guerre mondiale, le général français Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée « La fourmilière ». Au moment de l’attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d’avancer…

Diable au corps (Le)

Claude Autant-Lara, 1947

Pendant la Première Guerre mondiale, Marthe Grangier, infirmière fiancée à un soldat tombe amoureuse de François Jaubert, un lycéen de 17 ans. Leur amour passionnel va leur causer beaucoup de mal…

Paris 1900

Nicole Védrès, 1946

Chronique de 1900 à 1914 à travers des extraits de 700 films d’archives. Le choix des images et la justesse de ton du commentaire ont fait de ce film un classique du genre.

Grande illusion (La)

Jean Renoir, 1937

Souvent cité parmi les films les plus importants du vingtième siècle, La Grande Illusion est le symbole d’un cinéma universel et pacifiste. À travers les aventures du lieutenant Maréchal, le soldat mécano immortalisé par Jean Gabin, c’est l’amitié naturelle entre des personnages très différents et contre tout système qui est ici racontée. Ni film historique, ni vraiment film de guerre, l’œuvre de Renoir saisit les hommes dans leur complexité individuelle, hors de toute appartenance aux nations, fussent-elles en guerre.

J’accuse (That they may live)

Abel Gance, 1937

Après avoir vécu la première guerre mondiale, Jean Diaz se consacre à l’invention d’une machine pour empêcher la guerre.

Zone de la mort (La)

Victor Trivas, 1931

En août 1914, la mobilisation générale vient mettre un terme à la quiétude de la vie européenne. Cinq personnes de pays et d’horizons différents se retrouvent en 1918 dans les décombres d’une tranchée dans un No Man’s Land du front. La fraternisation finit par s’installer dans cette poche…

Quatre de l’infanterie

Georg Wilhelm Pabst, 1930

Quatre fantassins allemands se battent sur le front français lors des derniers mois de la Première Guerre mondiale. Ce premier film sonore de Pabst est une adaptation du livre d’Ernst Johannsen. Les tranchées sont montrées comme un enfer qui, sans distinction d’âge ni de classe, engloutit les forces vives d’un pays. La fin est un poème lugubre où boue, chair et métal s’entremêlent dans des plans saisissants.

À l’Ouest rien de nouveau

Lewis Milestone, 1930

Film réalisé à partir du roman de Erich Maria Remarque, qui décrit la Première Guerre mondiale vue par un jeune soldat volontaire allemand sur le front ouest. Un roman symbole du pacifisme allemand…

Châteauroux - les fêtes du retour des poilus - 24 août 1919

Maurice Brimbal, 1919

En 1919, le propriétaire du cinéma de Châteauroux commande un film sur les festivités organisées à l’occasion du retour des soldats du 90e régiment d’infanterie.

Turco de Ginette (Le)

, 1915

Une petite fille, durant la première guerre mondiale, s’émeut devant la décoration d’un soldat pour ses brillants fait d’armes, et décide de lui témoigner son soutien, par une lettre, lorsqu’il est blessé et hospitalisé. Lorsqu’elle lui rend visite, elle s’exclame en voyant qu’il est noir puis, se ravisant, s’approche de lui et l’embrasse. Un court-métrage qui montre l’admiration des soldats pour les soldats, l’implication des troupes coloniales, les idées reçues sur ces soldats venus d’ailleurs, et l’espoir d’intégration que la guerre suscita.

Maudite soit la guerre

Alfred Machin, 1914

Réalisé à la veille de la guerre de 1914, le film conte, dans le cadre d’une guerre entre deux puissances imaginaires, la rivalité de deux aviateurs

Adieu la vie, adieu l’amour

Dominique Hennequin, Michel Brunet, 52 mn

En 1914, l’armée a tous les pouvoirs. Des conseils de guerre spéciaux jugent sans possibilité d’appel ou de recours en grâce. Les poilus, condamnés pour « abandon de poste en présence de l’ennemi » sont exécutés immédiatement. Tout au long de la guerre et malgré l’abandon de cette justice d’exception en 1916, l’armée française continuera à fusiller. Qui étaient ces fusillés ? Qu’ont-ils fait pour mériter, en plus de leur vie, la honte et le déshonneur ? Le film suit le combat de passionnés anonymes qui se battent pour la mémoire de ces poilus morts dans la honte et le déshonneur, oubliés de tous.

140 000 Chinois pour la Grande Guerre

Olivier Guiton, 1996-1997

Ce film traite de faits relativement méconnus : le recrutement par les autorités françaises et britanniques de civils chinois pour remplacer dans les champs et dans les usines les hommes partis au front. Ce sont 140 000 personnes, souvent pauvres et analphabètes qui arrivent dans ce cadre en Europe, dans des conditions de transport et d’hébergement qui rendront leur vie très difficile.