Festival International du Film d’Histoire de Pessac

Pessac – novembre

http://www.cinema-histoire-pessac.com

 Place de la Ve République  33600 Pessac  Tél. : 05 56 46 25 43  @ : contact@cinema-histoire-pessac.com

La création du Festival International du Film d’Histoire de Pessac en 1990 est l’affirmation du progrès qui installe la réflexion sur les images au cœur de la recherche historique. Le cinéma est désormais une source essentielle pour la compréhension de notre XXème siècle : mouvements sociaux, transformations politiques, évolutions culturelles, systèmes de représentations.

La conception du Festival de Pessac fut le fait d’Alain Rousset, alors Maire de Pessac et de Jean Lacouture, sur la base d’un mariage entre l’image et l’histoire, d’un hommage à Jean Eustache natif de Pessac, et le fruit du travail d’une équipe de professionnels du cinéma et d’historiens : Jean-Noël Jeanneney, Jean-Pierre Rioux, Stéphane Khémis, Jean Labib, Pierre-Henri Deleau, Michel Eimer, Anne-Marie Cocula et Pierre Sadran.

L’intuition initiale des fondateurs était qu’un large public peut trouver un vif intérêt à participer à une rencontre où universitaires, écrivains et gens de cinéma confrontent leurs compétences, leurs regards et leurs enthousiasmes à propos d’un corpus de films d’histoire.

Pour les fondateurs du Festival, l’Histoire est plus qu’un regard sur le passé, c’est aussi une fabuleuse et perpétuelle leçon civique et culturelle, d’où un ancrage toujours fort dans l’actualité des thèmes choisis chaque année. Le Festival de Pessac est aussi une volonté d’ouverture et de débat où la parole peut couler fraîche et libre faisant de cette manifestation un lieu de rencontres et de dialogues autour des projections.

Dans les films à trame historique, où se trouvent la fiction et la réalité  ? Quelle fragile frontière les sépare  ?

C’est précisément le centre des débats du Festival.

Films dans la base

Passeuse des Aubrais (La)

Michael Prazan, 2016

Michaël Prazan éclaire les zones d’ombre d’un passé meurtri : l’histoire de son père, orphelin juif sous l’Occupation, sauvé par une inconnue qui le fait passer en zone libre.

Timbuktu

Abderrahmane Sissako, 2014

La ville malienne, Tombouctou, est réduite au silence, portes closes, ruelles désertes. Plus de musique, plus de football, ni de cigarette. Fini les couleurs vives et les rires, les femmes ne sont plus que des ombres. Des extrémistes religieux sèment la terreur. Loin du chaos, sur les dunes, Kidane mène une vie paisible avec sa femme, sa fille et Issan, son berger. Sa quiétude est de courte durée. En tuant accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à sa vache préférée, Kidane doit faire face à la loi des occupants qui prennent en otage un islam ouvert et tolérant.

14-18. Refuser la guerre

Georgette Cuvelier, 2013

Calomniées et réprimées, la désobéissance militaire et la mutinerie pendant la Première Guerre mondiale s’apparentent à un mythe silencieux. Pourtant, de toute l’Europe, se sont élevées les voix de Français, Allemands, Anglais, Russes qui ont dit non. Ce film, intégralement composé d’archives, relie et décrypte les mots et les actes de ceux qui refusèrent la Grande Guerre.

Chant des tortues (Le). Une révolution marocaine

Jawad Rhalib, 2013

Le 20 février 2011 voit le début de la révolution marocaine. Des jeunes que l’on disait dépolitisés, sans idéaux, vont, sous la bannière du «  mouvement du 20 février  », faire sortir dans la rue des centaines de milliers de Marocains, habités par l’exigence de la liberté et de la justice.

Détroit, mes fantômes

Steve Faigenbaum, 2013

Entre la chute spectaculaire d’une ville dévastée par la crise et la criminalité, et le travail de mémoire d’une famille d’immigrants venus s’y installer au début du XXe siècle, une histoire subjective de Detroit, Michigan, cité au destin aussi fascinant que dramatique.

Irresistible ascension de Moïse Katumbi (L’)

Thierry Michel, 2013

La parcours de Moïse Katumbi, homme singulier et controversé. Richissime homme d’affaires, président d’un club de football, gouverneur de la très convoitée province du Katanga au Congo : un personnage influent qui navigue en eaux troubles entre business et politique.

My sweet Pepper Land

Hiner Saleem, 2013

Au carrefour de l’Iran, l’Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l’indépendance kurde doit désormais lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l’institutrice du village, jeune femme aussi belle qu’insoumise…

Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé

Jérôme Prieur, 2013

Etudiante brillante et violoniste très douée, Hélène Berr est promise à un bel avenir. Malgré l’Occupation, elle se croit à l’abri parce que française. Le statut des Juifs promulgué par Vichy l’empêche pourtant de passer le concours de l’agrégation d’anglais, mais la jeune fille continue à suivre les cours de la Sorbonne. C’est là qu’elle va tomber amoureuse… Le 7 avril 1942, Hélène commence à écrire son journal intime quelques jours après avoir fêté ses 21 ans.

Cicatrice (La). Une famille dans la Grande Guerre

Laurent Veray, 2013

Ce documentaire se propose de retracer l’existence d’une famille française durant la guerre de 1914-18, en se fondant sur la correspondance authentique et exceptionnelle que ses membres, dispersés aux quatre coins de la France, entretiennent tout au long du conflit.

Opération anthropoïde. L’assassinat de Heydrich

Jarmila Buzkova, 2013

Le 27 mai 1942, à Prague, un attentat vise l’un des hommes les plus influents du régime nazi, Reinhard Heydrich, chef des services secrets SS. Au péril de leurs vies, un Tchèque et un Slovaque viennent de réaliser l’un des faits majeurs de l’histoire de la résistance au nazisme.

Procès du viol (Le)

Cédric Condom, 2013

Grâce à la ténacité de deux femmes refusant d’abdiquer devant la pression d’une société et d’une justice qui préfèrent détourner les yeux, le 2 mai 1978 s’ouvre à Aix un procès marquant sur le viol.

Violette Leduc, la chasse à l’amour

Esther Hoffenberg, 2013

« Si on entreprend une autobiographie, il faut y aller à fond » affirme Violette Leduc. La sexualité féminine, l’avortement, la bâtardise, elle aborde chacun des sujets tabous des années 50 sans aucune hypocrisie. Sa « sincérité intrépide » lui apporte l¹admiration et le soutien immédiat de Simone de Beauvoir. Presque 50 ans après le succès public de La Bâtarde, le film revient sur un écrivain, une œuvre et une amitié hors du commun.

Marche (La)

Nabil Ben Yadir, 2013

En 1983,dans une France en proie à l’intolérance et aux actes de violence raciale, trois jeunes adolescents et le curé des Minguettes lancent une grande Marche pacifique pour l’égalité et contre le racisme. Ils uniront à leur arrivée plus de 100 000 personnes venues de tous horizons, et donneront à la France son nouveau visage. Ce film de fiction s’empare de cette histoire.

Ce qu’ils savaient, les alliés face à la Shoah

Virginie Linhart, 2012

Les informations dont disposaient les Alliés sur l’holocauste pendant la seconde guerre mondiale auraient-elles pu sauver une partie des juifs européens de la folie meurtrière nazie ? Sur la base des révélations issues de documents déclassifiés, le film dévoile les choix et les motivations qui guidèrent Roosevelt, Churchill, Staline et de Gaulle pour sauver le monde du désastre tout en négligeant la question juive.

Hygiène raciale

Guillaume Dreyfus, 2012

« Hygiène raciale » fut le nom donné à l’eugénisme, en Allemagne, dans les années 1930. Ce film veut raconter l’histoire de cette idéologie, en se concentrant sur l’eugénisme négatif : son but était d’empêcher la propagation de certaines maladies, que la science de l’époque estimait alors héréditaires. L’eugénisme fut l’un des piliers idéologiques du nazisme. Toutefois, cette idéologie n’a pas seulement été appliquée dans l’Allemagne nazie, mais aussi dans d’autres pays occidentaux, et notamment aux États-Unis - avant 1933 et après 1945. L’un des objectifs du film est de faire apparaître certaines continuités : on oublie combien la pensée eugéniste, qui triompha dans une partie du monde occidental avant la Seconde Guerre mondiale, marqua un jalon capital dans le cheminement vers le crime de masse.

Sous les drapeaux

Henry Colomer, 2008

Ce documentaire entraîne le spectateur dans un voyage à travers un pan décisif de l’histoire de l’Europe : celui qui va des prémisses de la Grande Guerre jusqu’au moment où la deuxième est devenue inéluctable (1895-1933). Au cœur de cette exploration, des matériaux singuliers : les étoffes, les tissus qui enveloppent la vie des hommes d’une riche trame symbolique, depuis leur naissance jusqu’à leur mort.

De l’autre côté

Fatih Akin, 2007

Un chassé-croisé de destins et de générations entre Hambourg et Istanbul.

Cuba, l’art de l’attente

Eduardo Lamora, 2007

Cuba, la Havane 1977 : un vendredi d’août, j’ai pris le chemin de l’exil. Ce film retracera l’expérience du retour dans mon village natal après trente années d’absence.

Vie des autres (La)

Florian Henckel Von Donnersmarck, 2006

Synthèse entre un film politique très documenté et et un drame sentimental palpitant où un espion de la Stasi réalise la vacuité de sa vie et falsifie ses rapports à force d’écouter la voix d’une actrice.

In democracy we trust

Jean-Pierre Garrabos, 2005

Histoire et portrait du Committee on Public Information, premier organe de propagande médiatique mis en place aux Etats-Unis en 1917 pour promouvoir la guerre… Des techniques de manipulation de masse qui sont encore aujourd’hui utilisées par tous les gouvernements du monde…

Head on

Fatih Akin, 2004

Cahit sait ce que signifie « commencer une nouvelle vie ». Drogue et alcool endorment son mal de vivre. La jeune et jolie Sibel est, comme Cahit, turco-allemande et aime trop la vie pour une musulmane convenable.

Good Bye, Lenin !

Wolfgang Becker, 2002

Une Allemande de l’Est, mère de famille, tombe dans le coma avant que l’Allemagne ne soit réunifiée. Lorsqu’elle se réveille, après la chute du mur de Berlin, son fils décide de lui masquer la vérité et de continuer à vivre comme si de rien n’était…

Shoah

Claude Lanzmann, 1985

Un documentaire constitué exclusivement de témoignages de survivants, de témoins et de complices de l’holocauste, qui mettent au jour l’implacable logique de l’horreur.

Nuit et brouillard

Alain Resnais, 1955

Réalisé en 1955, le célèbre film d’Alain Resnais Nuit et Brouillard est resté le documentaire de référence sur la déportation. A l’aide de documents d’archives, il retrace le lent calvaire des déportés.

Allemagne année zéro

Roberto Rossellini, 1948

Berlin, l’été 1945, juste après la capitulation allemande. La famille Kohler est obligée de partager avec quatre autres locataires un appartement beaucoup trop petit. Edmund qui a tout juste douze ans est confronté à la dure réalité de la vie. Il comprend vite la misère de sa famille et lui vient en aide en gagnant de l’argent à n’importe quel prix !

Dictateur (Le)

Charles Chaplin, 1939

Dans le ghetto juif vit un petit barbier qui ressemble énormément à Adenoid Hynkel, le dictateur de Tomania qui a décidé l’extermination du peuple juif. Au cours d’une rafle, le barbier est arrêté en compagnie de Schultz, un farouche adversaire d’Hynkel…

Grande illusion (La)

Jean Renoir, 1937

Souvent cité parmi les films les plus importants du vingtième siècle, La Grande Illusion est le symbole d’un cinéma universel et pacifiste. À travers les aventures du lieutenant Maréchal, le soldat mécano immortalisé par Jean Gabin, c’est l’amitié naturelle entre des personnages très différents et contre tout système qui est ici racontée. Ni film historique, ni vraiment film de guerre, l’œuvre de Renoir saisit les hommes dans leur complexité individuelle, hors de toute appartenance aux nations, fussent-elles en guerre.

Zone de la mort (La)

Victor Trivas, 1931

En août 1914, la mobilisation générale vient mettre un terme à la quiétude de la vie européenne. Cinq personnes de pays et d’horizons différents se retrouvent en 1918 dans les décombres d’une tranchée dans un No Man’s Land du front. La fraternisation finit par s’installer dans cette poche…

À l’Ouest rien de nouveau

Lewis Milestone, 1930

Film réalisé à partir du roman de Erich Maria Remarque, qui décrit la Première Guerre mondiale vue par un jeune soldat volontaire allemand sur le front ouest. Un roman symbole du pacifisme allemand…

Berlin. Symphonie d’une grande ville

Walter Ruttmann, 1927

Documentaire avant la lettre et « première œuvre d’art totale » du cinéma, un hymne constamment inventif et d’une extraordinaire beauté plastique à la capitale allemande et à sa vitalité, de l’aube à la nuit.

Métropolis

Fritz Lang, 1927

Des ouvriers travaillent dans les souterrains d’une fabuleuse métropole de l’an 2026. Ils assurent le bonheur des nantis qui vivent dans les jardins suspendus de la ville. Un androïde mène les ouvriers vers la révolte.

Dernier des hommes (Le)

Friedrich Wilhelm Murnau, 1924

L’histoire de la déchéance du portier d’un grand hotel de Berlin. Loin d’être le film expressionniste allemand le plus connu, « Le dernier des hommes » en est pourtant considéré par les historiens comme un des meilleurs du genre. Film muet, il présente la singularité de ne comporter aucun intertitre.