Allemagne année zéro (Germania anno zero)

Un film de Roberto Rossellini

 1948  Italie  Fiction  79 mn  Noir & Blanc  Mode de production : Cinéma  VO, VOSTF (italien)

 Scénario : Roberto Rossellini, Carlo Lizzani , Max Colpet  Musique : Renzo Rossellini  Image : Robert Juillard  Montage : Eraldo Da Roma

 Distribution : Edmund Meschke, Ernst Pittschau, Ingetraud Hintze, Erich Gühme

Producteur :
Union Générale Cinématographique (U.G.C) (UGC DISTRIBUTION, Service clientèle, 24, avenue Charles de Gaulle, 92522 Neuilly-sur-Seine Cedex, E-mail : contact@ugcdistribution.fr)
Distributeur :
Doriane films (145, rue de Belleville, 75019 Paris, tél : 01 44 74 77 11, fax : 01 44 74 64 93, mail : doriane@dorianefilms.com)

Berlin, l’été 1945, juste après la capitulation allemande. La famille Kohler est obligée de partager avec quatre autres locataires un appartement beaucoup trop petit. Le père Kohler est malade et veuf. De ses trois enfants, Eva, le jour s’occupe de la maison et la nuit fréquente les bars. Son frère Karl-Heinz, apeuré d’aller en prison, se cache dans l’appartement. Quant à Edmund, il a tout juste douze ans, et est confronté à la dure réalité de la vie. Il comprend vite la misère de sa famille et lui vient en aide en gagnant de l’argent à n’importe quel prix !

Edmund est par excellence le héros tragique du célèbre cinéaste italien Rossellini. Rejeté de tous et aidant son père à mourir, ce jeune garçon blond se donnera à son tour la mort.

De l’Italie à l’Allemagne, l’œuvre de Rossellini étend son territoire qui va bientôt être à l’échelle de l’Europe puis d’un continent (les Indes). Sur l’Allemagne, comme sur tous les sujets et ses personnages, Rossellini entend jeter un regard social qui soit aussi moral. Pour lui, le champ de l’investigation sociale et le champ de l’investigation morale se recoupent exactement.

« Les Allemands étaient des êtres humains comme les autres ; qu’est-ce qui a pu les amener à ce désastre. La fausse morale, essence même du nazisme, l’abandon de l’humilité pour le culte de l’héroïsme, l’exaltation de la force plutôt que celle de la faiblesse, l’orgueil contre la simplicité. C’est pourquoi j’ai choisi de raconter l’histoire d’un enfant, d’un être innocent que la distorsion d’une éducation utopique amène à perpétrer un crime en croyant accomplir un acte héroïque. Mais la petite flamme de la morale n’est pas éteinte en lui : il se suicide pour échapper à ce malaise à cette contradiction. »

Roberto Rossellini

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