Soliloque des muets (Le)

Un film de Stéphane Roland

 2017  France  Documentaire  70 mn  Noir & Blanc  Mode de production : Télévision  VOSTF (indonésien, anglais)

 Scénario : Stéphane Roland, Consultante histoire et criminologie : Truly Hitosoro  Musique : Pierre-Marie Blind  Image : Stéphane Roland  Son : Stéphane Roland  Montage : Stéphane Roland, avec Florent Mangeot

Producteurs :
Pyramide Production (10 rue des Tanneries, 87000 Limoges, Tél : 05 55 69 24 47, @ : lesfilmspyramide@gmail.com)
BIP TV (Berry Issoudun Première télévision) (Place des droits de l’Homme, BP 150, 36105 Issoudun Cedex)
Obatala (18, rue des Pyrénées, 65200 Bagnères de Bigorre, Tél : 06 19 87 34 41)
Distributeurs :
Pyramide Production (10 rue des Tanneries, 87000 Limoges, Tél : 05 55 69 24 47, @ : lesfilmspyramide@gmail.com)
Images de la culture (CNC) (291 boulevard Raspail, 75014 Paris, Tél : 01 44 34 34 40, Fax : 01 44 34 37 25, @ : idc@cnc.fr)

En 2015, à La Haye, un tribunal symbolique est chargé de juger les crimes commis par le régime du Général Suharto en Indonésie en 1965. Passée sous silence pendant près d’un demi-siècle, cette répression a pourtant fait des centaines de milliers de morts, dans un contexte de lutte anticommuniste et avec le soutien sinon l’assentiment de pays occidentaux. Une vérité que les survivants ont bien du mal à faire émerger, des décennies après.

Dans les paysages paradisiaques des îles indonésiennes, sont enfouies les traces de l’un des plus grands crimes de masse du XXe siècle. Dans les grottes de Jomblang, sur les plages de Bali, à Wonosobo, sur l’île de Kemaro, des lieux d’anciens massacres, des fosses communes, des camps et prisons témoignent de la répression qui s’est abattue sur la population indonésienne dès 1965.

En octobre 1965, l’assassinat de militaires indonésiens - imputé au Parti communiste indonésien (PKI) - est le prétexte au déclenchement d’arrestations et de meurtres, initiés par les forces spéciales du Général Suharto qui accédera au pouvoir deux ans plus tard. La volonté de Suharto de « purger » le pays de tous les communistes va entrainer la mort ou l’emprisonnement de centaine de milliers de personnes.

Ceux qui ne sont pas massacrés sont emprisonnés dans des camps, où leur degré « d’implication » dans de prétendus complots est matérialisé par des lettres, les prisonniers classés « A » risquant la mort ou la prison à vie. Ces prisonniers, qui ignoraient pourquoi ils étaient arrêtés ou libérés, ont également à leur libération été privés de leurs droits, interdits de travailler et surveillés.

Les pays occidentaux, au premier rang desquels les États-Unis, en encourageant l’accession au pouvoir des militaires, en fournissant des armes au régime, en livrant les noms de militants communistes et en encourageant la lutte contre le PKI ont une responsabilité dans ces crimes, qui sont très largement passés sous silence par le gouvernement et la société indonésienne. Aujourd’hui, les témoins et survivants ont bien du mal à se faire entendre, et redoutent que l’histoire ne se répète un jour, dans un pays divisé et amnésique.

Festival International du film d’histoire de Pessac

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Dossier de presse (PDF - 270 Kio)

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