Nos frangins

Un film de Rachid Bouchareb

 2022  France  Fiction  Prise de vue réelle  92 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VF

 Scénario : Kaouther Adimi, Rachid Bouchareb  Musique originale : Amine Bouhafa  Image : Guillaume Deffontaines  Son : François Boudet, Olivier Walczak, Julien Perez  Montage : Guerric Catala

 Distribution artistique : Reda Kateb, Lyna Khoudri, Raphaël Personnaz, Samir Guesmi, Lais Salameh, Adam Amara, Wabinle Nabie, Gerard Watkins

Producteurs :
3B Productions (10 passage des Taillandiers, 75011 Paris, Fax : 01 43 13 10 66)
Le Pacte (5 rue Darcet, 75017 Paris, Tél : 01 44 69 59 59, @ : contact@le-pacte.com)
Wild Bunch Production (99, rue de la Verrerie, 75004 Paris, tel: 01 53 10 42 56, fax: 01 53 10 42 69, Mail : distribution(@)wildunch.eu)
Distributeur :
Pacte (Le) (5, rue Darcet, 75017 Paris, France, Téléphone : 01 44 69 59 59, Fax : 01 44 69 59 41, Email : contact@le-pacte.com)

La nuit du 5 au 6 décembre 1986, Malik Oussekine est mort à la suite d’une intervention de la police, alors que Paris était secoué par des manifestations estudiantines contre une nouvelle réforme de l’éducation. Le ministère de l’Intérieur est d’autant plus enclin à étouffer cette affaire, qu’un autre Français d’origine algérienne a été tué la même nuit par un officier de police.

Extrait de la note de soutien de la LDH

«  La mort de Malik Oussekine, dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, suite à des violences policières lors d’une manifestation contre le projet de réforme Devaquet (à laquelle Malik ne participait pourtant pas) fait partie de notre mémoire collective. Moins de personnes savent qu’au cours de la même nuit, un autre jeune Français d’origine algérienne, Abdel Benyahia, était tué par un officier de police ivre, à Pantin. Nos frangins est un hommage puissant à ces deux jeunes gens. […]

Rachid Bouchareb, que le grand public connaît surtout pour son film Indigènes, a mené, avec sa coscénariste Kaouther Adimi, un travail de recherche approfondi sur ces deux affaires : plongée dans les archives, entretiens avec des membres des deux familles. De ces rencontres, ils ont imaginé des éléments de fiction qui se mêlent dans une dynamique remarquable aux images d’archives. Et ils ont relié les deux affaires en créant deux personnages tout à fait plausibles : un inspecteur de l’IGS censé enquêter sur ces deux meurtres et un employé de l’institut médico-légal, un Africain, qui accueille les deux corps avec une douceur infinie, en leur parlant et en chantant en bambara.

En regard, la douleur immense et les réactions, très différentes, des deux familles. Celle de Malik, représentée par son frère aîné et sa sœur, se bat de toutes ses forces contre ce que veut faire croire la police et mène sa propre enquête. Le père d’Abdel, lui, fait profil bas : on lui cache la mort de son fils et il accepte, sans rien dire, les bobards des policiers, refusant de croire son autre fils qui lui assure qu’ils mentent. Contrairement au frère de Malik, jeune entrepreneur, il appartient à une génération d’immigrés qui se fait la plus invisible possible. Entre les deux, cet inspecteur de l’IGS, visiblement très mal à l’aise vis à vis des consignes qu’il reçoit et qui tente de trouver la vérité.

Dans une interview accordée à Charles Tesson, critique et historien du cinéma, Rachid Bouchareb reconnaît que les violences policières lors du mouvement des Gilets Jaunes ont contribué à renforcer l’idée de faire ce film : “On est encore dans cette actualité. Sur le sujet de l’immigration et des violences, on y est encore. On pense tout le temps qu’on va passer à une autre étape, mais il n’y a pas vraiment de changement. Cela fait 35 ans. Faut-il plus de temps pour résoudre certains problèmes ?“ »

Extrait de l’entretien avec le réalisateur (dossier de presse)

 »[L’inspecteur de l’IGS, Mattei,] n’existe pas. Enfin, même si je l’ai créé, ce n’est pas pour autant qu’il n’existe pas car si on a décidé de cacher la mort d’Abdel, c’est bien parce qu’une décision a été prise et que ces deux affaires, survenues la même nuit, ont dû être gérées par la police des polices. Comme l’affaire de Malik et d’Abdel concerne des policiers, je peux créer pour le film un personnage qui passe d’une affaire à l’autre. La part de la fiction peut enrichir des faits réels. En tant que cinéaste, j’en suis persuadé. Pour raconter cette histoire, j’ai pris cette liberté d’inventer ce personnage tout en restant dans une réalité plausible. Cela reste cohérent, on peut imaginer une permanence à la police des polices, comme les deux affaires surviennent dans la même nuit. »

Pour découvrir ce film

À télécharger :
Dossier de presse (PDF - 3,6 Mio)
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Le film dans la Base cinéma & société

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