Classe de lutte

Un film de Groupe Medvedkine de Besançon

 1969  France  Documentaire  37 mn  Noir & Blanc  Mode de production : Cinéma  VF

Producteur :
SLON (Société pour le lancement des oeuvres nouvelles) (devenu ISKRA) (9 rue Pierre et Marie Curie, 94200 Ivry-sur-Seine, Tél: 01 58 46 12 07, @ : iskra@iskra.fr)
Distributeur :
Iskra (9 rue Pierre et Marie Curie, 94200 Ivry-sur-Seine, Tél : 01 58 46 12 07, @ : iskra@iskra.fr)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)
 Éditeur :
Éditions Montparnasse (12 villa Cœur de Vey, 75014 Paris, téléphone : 01 56 53 56 53, fax : 01 56 53 56 59, mail : accueil@editionsmontparnasse.fr )

Le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine. Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière, entr’aperçue dans le film de Chris Marker et Mario Marret, À bientôt, j’espère, et dont c’est le premier travail militant en 1968. On y découvre comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.

« Il va bientôt être plus facile d’aller dans la Lune que de dire certaines choses d’une certaine façon. Des choses pourtant aussi quotidiennes que ce que nous racontent À bientôt, j’espère et Classe de lutte. Ces deux films français relèvent d’un cinéma résolument militant : ils visent à l’information et à la lutte. Ils documentent et ils mobilisent. Peu importe que la qualité de l’image laisse à désirer - ce sont des films en 16, en NB, bien sûr, il n’y a eu ni projecteurs ni studios, mais le jour blafard de l’hiver, la cour de l’usine, l’appartement de tel ou tel ouvrier.

Quand on se bat avec ses poings pour défendre sa vie, on n’a ni le temps, ni les moyens de respecter les règles qui assurent l’élégance sportive de la boxe. On ne cherche pas le plaisir du spectateur, on veut lui parler, on brûle de lui dire certaines choses quotidiennes qu’il n’ignore peut-être pas tout à fait mais auxquelles il rechigne à penser. Or il faut que ces choses soient dites, écoutées. Elles le sont. Le premier mérite de ces films est d’exister. Il est immense. Et oui, c’est un plaisir pour le spectateur. Et même un soulagement qui ressemble un peu à du bonheur. En ces débuts de salazarisme mou que menace d’être le pompidolisme, c’est comme respirer un ballon d’oxygène. Y’a-t-il plus beau spectacle que de voir s’installer la lumière sur un visage, dans un regard ? Un visage d’homme, dans À bientôt, j’espère. Un visage de femme, dans Classe de lutte ».

Jean-Louis Bory, Le Nouvel Observateur, 28 juillet 1969

Film programmé lors de la 3ème Décade Cinéma et Société 2008 sur les années 68 au cinéma

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