Ramona, quand les compteurs s’arrêtent…

Un film de Véronique Sanson, Rosy Chumillas

 1993  France  Documentaire  52 mn  Couleur  Béta SP  Mode de production : Télévision  VF

 Image : Yves Billon, Richard Prost  Son : Frédéric Loth  Montage : Isabelle Martin, , Rosy Chumillas

Producteur :
Zaradoc / Les films du village (31 rue de Vincennes, 93100 Montreuil Sous Bois, Tel Portable : 06 22 88 76 46, Tel Fixe : 01 48 59 08 62, Mail : contact@zaradoc.com)
Distributeurs :
Images de la culture (CNC) (291 boulevard Raspail, 75014 Paris, Tél : 01 44 34 34 40, Fax : 01 44 34 37 25, @ : idc@cnc.fr)
Zaradoc (ex : Les Films du village) (Bureaux, 31 rue de Vincennes, 93100 Montreuil, Siège Social, 63 rue de Menilmontant, 75020 Paris, Mobile : 06.22.88.76.46, @ : contact@zaradoc.com)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)

C’est le récit intimiste d’un drame banal de notre époque : l’éclatement et la désintégration d’une grande entreprise de la région parisienne.

Ce drame, inscrit dans la mutation silencieuse qui bouleverse depuis quinze ans le paysage industriel français, est vécu de l’intérieur par deux anciennes ouvrières spécialisées de la Compagnie des compteurs de Montrouge, aujourd’hui démantelée. Ce sont-elles, les réalisatrices du film.

Employées à la Compagnie des Compteurs de Montrouge (92) en 1973, les réalisatrices entreprennent, vingt ans plus tard, de raconter l’histoire de cette usine. Récoltant documents d’archives et témoignages de leurs anciens collègues de travail, toutes générations confondues, elles signent un reportage chaleureux retraçant, à travers les anecdotes sur les ateliers, la Sainte-Catherine, les grèves de 1936, Mai 68, les luttes syndicales, 50 ans de vie d’une usine en banlieue parisienne.

Les réalisatrices sont deux anciennes ouvrières de la Compagnie des Compteurs de Montrouge, près de Paris. Quinze ans après, elles retrouvent leurs collègues pour évoquer leur vie et leur travail dans l’atelier de bobinage « Ramona », disparu depuis. « Des sages, des farceuses, des mamies », une majorité de femmes y étaient employées et les témoignages recueillis sont particulièrement lucides.

« A Ramona, ça ne plaisantait pas. » Quelques 350 femmes vivaient là, « dans une discipline d’école primaire », soumises aux feuilles de production, sous la menace permanente d’être licenciées ou renvoyées sur la chaîne, le pire poste de l’atelier. Après 1968, comme le déplore le chef d’atelier d’alors, « le respect des consignes et des patrons commence à se perdre ». Les « petites jeunes » surtout, qui impulsent les débrayages, se syndiquent, refusent de se laisser faire. En 1983, au mépris des engagements formels de la nouvelle direction des Compteurs, les établissements Schlumberger, les suppressions d’emplois commencent. Une par une, toutes les ouvrières sont licenciées. La plupart d’entre elles pointent aujourd’hui encore « dans la plus grande entreprise française : l’ANPE ».

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