Romances de terre et d’eau

Un film de Jean-Pierre Duret, Andrea Santana

 2001  Brésil  Documentaire  78 mn  Couleur  Mode de production : Télévision

 Image : Jean-Pierre Duret  Son : Jean-Pierre Duret  Montage : Monique Dartonne

Producteurs :
Ex nihilo (Agat film et Cie) (52 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris, Tél : 01 53 36 32 00, Fax : 01 43 57 65 84, @ : courrier@agatfilms.com)
Dérives (13 quai de Gaulle, B-4020 Liège, Belgique, Tél : 32 4 342 49 39, Fax : 32 4 342 66 98, @ : info@derives.be)
Distributeur :
Documentaire sur grand écran (52 avenue de Flandres, 75019 Paris, Tél : 01 40 38 04 00, Fax : 01 40 38 04 75, @ : hmasson@documentairesurgrandecran.fr)
 Éditeur :
Éditions Montparnasse (12 villa Cœur de Vey, 75014 Paris, téléphone : 01 56 53 56 53, fax : 01 56 53 56 59, mail : accueil@editionsmontparnasse.fr )

« Romances de terre et d’eau » est un documentaire sur les petits paysans du Nordeste du Brésil qui se battent avec une grande noblesse et beaucoup d’humour pour leur survie économique mais aussi pour préserver la force d’imagination et de recréation de leur culture.

Pour ces paysans aux origines indiennes, la « roça », qui est l’endroit où l’on fait croître les plantes, les légumes et le riz, ce qu’il faut à une famille pour être assurée du lendemain, cette « roça » pourrait être le paradis sur terre si cette terre leur appartenait.

Lieu où tous leurs mythes sont nés et sont encore à naître et qu’ils s’efforcent d’entretenir par la poésie, la musique, les créations à base d’argile et les danses, pour pouvoir transmettre ce « métier de vivre » à leurs enfants.

Intentions des réalisateurs :

Nous nous sommes rencontrés dans le Nord Est du Brésil, entre Juazeiro do Norte et Fortaleza, dans l’état du Ceara.

Tous les deux, nous sommes devenus amoureux de cette région semi-aride qu’on appelle le Sertão. Nos films sont nés de cette rencontre, un signe d’amour pour comprendre mieux d’où chacun de nous venait.

Sur cette terre pelée, aride, le plus souvent brûlée par le soleil, les hommes qui l’habitent sont les dépositaires d’une culture très ancienne. Hommes et femmes, la plupart sont des journaliers sans terre, et dans la société brésilienne où ils sont méprisés et humiliés, ils n’ont jamais réussi à faire reconnaître leurs droits.

Le premier film nous l’avons appelé « Romances de terre et d’eau ». Romance est un mot qui contient le sucré et le salé, le doux et l’amer, il évoque des histoires d’amour, de la poésie mais aussi des évènements dramatiques qui ont le pouvoir de changer la destinée des hommes.

Comme d’autres petites paysanneries dans le monde, les journaliers de la terre au Brésil se sentent de trop aujourd’hui et tentent de lutter contre la lente asphyxie économique qui les contraint de plus en plus à l’exode dans les inhumaines banlieues des villes ; quelques arpents de terre dont ils auraient la jouissance suffiraient à les tirer d’affaire, mais cela semble impossible. Dans le film, ils évoquent avec force leur riche tradition orale, leur talent de poètes, et leur passion pour la terre. Ils parlent d’un monde idéal qui contient un bonheur naïf et merveilleux, celui d’une communauté humaine ou chacun est respectueux des besoins vitaux de l’autre et où leur culture pourrait s’épanouir en liberté.

Ce rêve d’un monde paisible et heureux, où le ciel et la terre seraient à tous, est brisé; leurs enfants ne peuvent plus adhérer à cet espoir qui vient du fond des âges. Il n’a plus sa place aujourd’hui à l’aune de la froideur de la rationalité économique et des flux financiers sur lesquels prospère l’économie libérale.

Jean-Pierre Duret & Andrea Santana

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