On va tout péter

Un film de Lech Kowalski

 2019  France  Documentaire  109 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma

 Musique : Sal Bernardi  Image : Lech Kowalski  Son : Thomas Fourrel  Montage : Lech Kowalski, Odile Allard

Producteur :
Revolt Cinema (38 rue des Sept Arpents, 93500 Pantin, Tel: 01 82 13 10 42, @ : odileallard@me.com)
Distributeur :
Revolt Cinema (38 rue des Sept Arpents, 93500 Pantin, Tel: 01 82 13 10 42, @ : odileallard@me.com)

Printemps 2017. Dans la cour de l’usine GM&S, à La Souterraine (Creuse), deux bonbonnes de gaz sont accrochées à une citerne du groupe industriel Air Liquide barrée de l’inscription “On va tout péter”. Révoltés par la fermeture annoncée de l’équipementier automobile, dont les principaux clients ont pour nom PSA et Renault, lesquels passent désormais commande à l’étranger, les salariés ont équipé leur bombe artisanale d’un détonateur. Yann, Jean-Marc, Vincent, René, Petit Lu et le reste des salariés menacent de faire sauter l’usine dans laquelle ils ont travaillé chacun deux ou trois décennies, si rien n’est fait pour sauver les 277 emplois du site. Peu après, la visite à Bellac d’Emmanuel Macron – qui se défend d’être “le Père Noël” – préfigure tout de même l’amorce d’un dialogue, accompagné d’une cellule de crise pour chercher un repreneur. Le combat des salariés ne fait que commencer : à défaut d’une offre, le tribunal de commerce liquidera l’usine…

Cinéaste engagé (I pay For Your Story, La malédiction du gaz de schiste) et chantre du cinéma direct, Lech Kowalski est resté en immersion pendant neuf mois, caméra au poing, auprès des salariés de GM&S en lutte. Il saisit sur le vif les assemblées générales, les moments de doute où l’espoir vacille, les paroles qui redonnent courage, avant d’emboîter le pas à une délégation qui tente d’occuper des sites de production de PSA et Renault. Souvent âpre quand la colère explose, parfois drôle, comme cet échange entre un ouvrier et un CRS partageant une passion pour la pêche à la carpe, son film, présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, prend un tour poignant lorsque le repreneur annonce sa décision de se séparer de 157 salariés, chacun redoutant alors de rester sur le carreau. Chronique d’un monde ouvrier qui se désagrège, On va tout péter interroge sur les moyens de se battre et de préserver sa dignité face à la loi du plus fort, sans sombrer dans la violence.

Arte

Un mix de blues et de rock and roll : voilà le secret d’une révolte réussie. Quand je suis arrivé en plein cœur de la France dans l’usine d’équipement automobile GM&S menacée de fermeture, j’ai senti qu’un concert exceptionnel allait s’y donner.

Il le fut : paroles inventées par des salariés poussés au-delà des limites du supportable, musique écrite par des êtres humains déterminés à bouleverser toutes les règles, y compris celles de la lutte… Et comme le son était suffisamment fort pour attirer les médias nationaux, le concert a résonné dans le pays tout entier. J’étais là, caméra en main, composant mon film grâce au lyrisme déchaîné de ces hommes et de ces femmes, en retrait, mais avec eux.

Lech Kowalski

Le film dans la base

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