Histoires autour de la folie

Un film de Paule Muxel, Bertrand de Solliers

 1993  France  Documentaire  52 mn X 4  Couleur  Mode de production : Cinéma

 Image : Agnès Godard  Son : Stéphane Thiébaut

Producteurs :
France 3 (7, esplanade Henri de France,, 75907 Paris Cedex 15, Tél: 01 56 22 30 30, Fax: 01 56 22 73 39)
Distributeurs :
Images de la culture (CNC) (291 boulevard Raspail, 75014 Paris, Tél : 01 44 34 34 40, Fax : 01 44 34 37 25, @ : idc@cnc.fr)
Julianto films (262 avenue Fernand Auberger, 03700 Bellerive, Tél : 04 70 31 75 27, GSM : 06 89 09 23 28, Mail : thinredline@wanadoo.fr)
 Éditeur :
Éditions Montparnasse (12 villa Cœur de Vey, 75014 Paris, téléphone : 01 56 53 56 53, fax : 01 56 53 56 59, mail : accueil@editionsmontparnasse.fr )

Ce film concerne la vie et les relations d’un certain nombre de personnes, soignants et soignés, à partir d’un important hôpital de soins en santé mentale de la région parisienne, Ville-Evrard, un ancien grand asile, appartenant à l’institution publique.

La parole et la mémoire restituent des situations relatives à l’enfermement, au rejet, à l’exclusion, mais aussi à l’évolution, surtout du point de vue des mentalités, du XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine.

“Les histoires autour de la folie” sont d’abord une histoire, l’histoire de l’asile de Ville-Evrard fondé en 1868.

Les auteurs commencent par le commencement, la genèse d’un lieu d’exclusion et des lois qui ont dicté sa création. Ils en explorent la mémoire, font l’historique des conditions d’enfermement, des rites barbares du XIXe siècle aux nouvelles méthodes actuelles. Les thérapies évoluent. Il y a le temps de l’agitation avant les neuroleptiques et le temps de la prostration après les neuroleptiques. Mais la peur de l’autre demeure qui engendre des systèmes de défense.

De ce lieu de tragédie, une parole s’élève. La parole de ceux qui en ont vécu la réalité quotidienne, soignants et soignés. Parole jaillie d’une écoute qui n’est pas de l’ordre -si galvaudé- de la compassion mais de l’indignation qu’une telle réalité ait pu exister, perdurer.

Ce réquisitoire contre l’exclusion, grâce au choix d’une mise en scène distanciée qui exclut voyeurisme et identification, à l’évidence du constat et découle des découvertes successives que les auteurs nous amènent à faire.

Pour découvrir ce film

Sur internet :

Le film dans la base

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Dans la sélection filmographique :
Projeté dans les festivals :
Traces de vies (Vic Le comte)