Pain d’Alouette (Le)

Un film de Patrice Spadoni

 France  Documentaire  87 mn  Couleur  Mode de production : Auto-production  VF

 Scénario : Patrice Spadoni  Image : Patrice Spadoni et l’atelier vidéo de l’EPAA (Liévin)  Montage : Patrice Spadoni

 Participants : L’atelier vidéo de l’EPAA (Liévin) : Clarisse BLONDELLE, Jean-Louis DELEMARLE, Jeanne-Marie LANDRU, Anne-Marie LENGLET

Producteur :
Canal Marches (122 rue des Couronnes, 75020 Paris, @ : contact@canalmarches.org)
Distributeur :
Canal Marches (122 rue des Couronnes, 75020 Paris, @ : contact@canalmarches.org)
 Éditeur :
Canal Marches (122 rue des Couronnes, 75020 Paris, @ : contact@canalmarches.org)

Ce film a été réalisé à l’issue d’un Atelier d’initiation à la vidéo organisé à Liévin (Nord Pas-de-Calais) en 2004 et 2005 par l’association de chômeurs « Ensemble pour un autre avenir ».

Plusieurs images du film ont été tournées par les chômeurs de cette association, qui témoignent devant la caméra de leur parcours de vie et de leurs combats. Portraits chaleureux d’hommes et de femmes durement frappés par la précarité et le chômage mais qui, pourtant, résistent avec humour, générosité, ténacité…

Clarisse nous fait découvrir la modeste maison de mineur où elle a passé toute son enfance ; lorsqu’elle se souvient de son licenciement de l’usine Levis, elle ne peut retenir ses larmes… André et Bernard mettent sur pied un projet de Jardin solidaire. Annie nous explique comment une association de chômeurs locale peut venir en aide à des femmes sans-papiers venues de Roumanie. Les chômeurs de Liévin reçoivent également une délégation de chômeurs venus spécialement de Pologne, et organisent à leur intention un « Noël polonais ».

Les témoignages et les séquences d’action et de vie quotidienne se croisent et s’éclairent dans le film, qui se fait chronique des activités d’une association de terrain…

Le film ne cache pas le regard, le point de vue du réalisateur, Patrice Spadoni, sur des personnes pour lesquelles il éprouve sympathie et empathie. « Le Pain d’alouette » présente deux particularités :

⇒Tout d’abord les acteurs ont été associés sur plusieurs aspects à la réalisation du film. De nombreuses images ont été tournées par les chômeurs de l’association de Liévin, dans le cadre d’un atelier d’initiation à la vidéo. Plusieurs des entretiens ont également été tournés dans ce cadre, les participants occupants alternativement les diverses positions : devant et derrière la caméra, au cadre, à la prise de son, et dans la conduite des entretiens.

Enfin, si le réalisateur a bien sûr également tenu la caméra et conduit plusieurs des entretiens, et s’il a assuré le montage du film en lui donnant sa forme et sa construction, l’avis des membres de l’association a été sollicité à toutes les étapes clés du montage, l’association de Liévin, Ensemble pour un autre avenir, agissant en tant que coproducteur du film.

⇒ Seconde particularité, le film se présente sous la forme d’un diptyque : deux images sont présentées en permanence durant presque toute la durée du film. Cette forme, assez originale sur la durée, a déjà été expérimentée par le réalisateur : en 2003 dans un film « Paroles de sans voix de Villejuif » monté en triptyque, ou dans le cadre d’une exposition / installation vidéo présentée dans la Grande Halle de La Villette en novembre 2003.

Dans « Le pain d’Alouette », la composition sur deux écrans permet d’inscrire la parole des acteurs du film dans le contexte quotidien de leur vie, et d’évoquer le tressage de leurs parcours individuels avec un engagement collectif aux multiples facettes.

Si la forme en diptyque - l’image du film se déployant sur un écran large - donne au film une certaine ampleur plastique, l’intention est cependant de mettre cette dimension visuelle au service des portraits. Dans ce sens, ce film est d’abord une sorte d’éloge de la modestie, un coup de chapeau adressé aux nombreux et courageux anonymes qui, sur le terrain, font vivre le mouvement social, notamment dans le Nord Pas-de-Calais…

 

Version DVD 87 mn Version Projections publiques 75 mn.

Le film dans la base

Incontournable dans les chemins d’accès :