Moolaadé

Un film de Ousmane Sembene

 2004  Sénagal  Fiction  117 mn  Couleur  35 mm  Mode de production : Cinéma  VO, VOSTF ()

 Scénario : Ousmane Sembene  Musique : Boncana Maïga  Image : Dominique Gentil  Son : Denis Guilhem  Montage : Abdellatif Raïss

 Distribution : Fatoumata Coulibaly, Maïmouna Hélène Diarra, Salimata Traore, Aminata Dao, Dominique T. Zeida, Mah Compoare

Producteurs :
Ciné sud Promotion (5 rue de Charonne, 75011 PARIS, Tel : +33 1 44 54 54 77, Fax : +33 1 44 54 05 02, claire(@)cinesudpromotion.com)
Les Films du paradoxe (2 bis rue Mertens, 92270 Bois-Colombes, Tél : 01 46 49 33 33, Fax : 01 46 49 32 23, Mail : films.paradoxe@wanadoo.fr)
Distributeur :
Les Films du paradoxe (2 bis rue Mertens, 92270 Bois-Colombes, Tél : 01 46 49 33 33, Fax : 01 46 49 32 23, Mail : films.paradoxe@wanadoo.fr)
 Éditeur :
Les Films du Paradoxe (2 bis, rue Mertens, BP 47, Bois-Colombes 92270, Tél: 33 1 46 49 16 90, Fax : 33 1 46 49 32 23)

« L’excision est pratiquée dans 38 des 54 états membres de l’Union Africaine. Quelle que soit la méthode employée (classique ou moderne), exciser est une atteinte à la dignité et à l’intégrité de la femme. Je dédie Moolaadé aux mères, femmes qui luttent pour abolir cet héritage d’une époque révolue. »

Sembène Ousmane

Collé Ardo (l’actrice malienne Fatoumata Coulibaly), ayant déjà interdit la mutilation de sa fille Amsatou, recueille quatre petites venues chercher refuge chez elle pour « ne pas être coupées », en invoquant auprès des exciseuses de son village le droit d’asile : le Molaadé (en pulaar). Chaque habitant va devoir prendre position dans le débat que déclenche cette révolte contre l’ancestrale tradition de l’ablation du clitoris des petites filles : l’excision, la Salindé, cette soi-disant « purification de la femme ».

Moolaadé est le second film de la trilogie non achevée, L’héroïsme au quotidien, inaugurée par Faat-Kiné (2000), portrait d’une mère célibataire en ville qui dirige une station service. Il est réalisé par le romancier et cinéaste sénégalais Sembène Ousmane (1923-2007) qui réalisa le premier long métrage « négro-africain » du continent en 1966. Primé en 2004 au Festival de Cannes dans la section « Un Certain Regard », Moolaadé met en scène la révolte des victimes. Examen critique du contrôle patriarcal de la fidélité et de la sexualité des femmes dans la société africaine, le film est dirigé par un cinéaste militant qui aimait à défendre le poids de l’image pour accompagner une société largement construite sur la tradition de la parole. Dernier opus prévu, La Confrérie des rats était axé sur le thème de la corruption.

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