Vincennes, l’université perdue

Un film de Virginie Linhart

 2016  France  Documentaire  95 mn  Couleur  Mode de production : Télévision

Producteurs :
Agat films et cie (52, rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris, Tél : 01 53 36 32 32, Fax : 01 43.57.00.22, @ : courrier@agatfilms.com)
Arte France (8, rue Marceau, 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9, Tél : 01.44.30.46.00)
Distributeur :
Agat Films et cie (52 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris, Tél. 01 53 36 32 32, Fax. 01 43 57 00 22, @ : courrier@agatfilms.com)

Que faire des trublions de 68 se demanda le pouvoir d’alors  ? Les exiler au milieu des bois de Vincennes avec un os à ronger, une université expérimentale, l’université de Paris VIII, qui serait ouverte à tous, bacheliers, non bacheliers, salariés. Défi relevé par un trio d’enseignants de Nanterre dont Hélène Cixous. Ce qui se passa ? Un joyeux bazar, oui, mais aussi un formidable outil révélateurs d’intelligences. Bientôt s’y pressèrent les plus grands intellectuels. Les effectifs explosèrent alors que les crédits alloués à l’université diminuaient. Et pourtant on continuait d’y travailler, rudement bien même.

Comment arrêter la machine se demanda le même pouvoir en place dix ans plus tard  ? Une seule solution. Non, pas la révolution, mais la destruction. Il fallait tuer ce symbole, que surtout il ne reste rien ; déraciner Vincennes. On résista. «  Vincennes à Vincennes  ! » «  Vincennes vivra  ! ». En vain. La décision était prise. Le 27 août 1980 les pelleteuses arrivèrent et rasèrent tout, en 48 heures seulement. Qui étaient ceux qui habitaient ce lieu foisonnant, enseignants, étudiants, que se passait-il là-bas ? C’est ce qu’interroge Virgine Linhart, fille de Robert Linhart, fondateur du mouvement prochinois et alors enseignant en philosophie, au milieu de ce qui n’est aujourd’hui plus qu’une simple clairière et voilà, le miracle surgit. Vincennes revit, joli pied de nez !

Festival Bobines sociales 2017

Le film dans la base

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