El Batalett – Femmes de la médina

Un film de Dalila Ennadre

 2000  France, Belgique  Documentaire  60 min  Couleur  DVCAM  Mode de production : Télévision

Producteurs :
L’Yeux ouverts (BP 624, 92006 Nanterre CEDEX, Tel. 01 49 29 71 48, Fax. 01 49 29 71 48, frontieres@hotmail.com)
Les Films de la passerelle (62 rue de Renory, B-4031 Liège, Belgique, Tel. 32 4 342 36 02, Fax. 32 4 343 07 20, Mail. films@passerelle.be)
Distributeur :
L’ Yeux ouverts (BP 624, 92006 Nanterre CEDEX, Tel. 01 49 29 71 48, Fax. 01 49 29 71 48, Mail frontieres@hotmail.com)
 Éditeur :
Médiathèque des Trois Mondes (La) (63 bis rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris, Tél : 01 42 34 99 00, Fax : 01 42 34 99 01, Mail : mtm@cine3mondes.com)

Pour ce documentaire rafraîchissant, Dalila Ennadre a promené sa caméra dans les cuisines et les salons d’une communauté de femmes marocaines. Dans leurs maisons de la vieille médina de Casablanca, les femmes cuisinent, font le ménage, s’occupent de leur famille et s’entraident. Elles vont aussi au marché et au hammam, échangent des potins avec leurs voisines et discutent des évènements politiques dont elles ont entendu parler à la télévision.

À travers le regard de ses Batalett (héroïnes) qui ré-inventent chaque jour un petit monde à elles, nous vivons des événements majeurs du Maroc de l’an 2000 : de la mort du roi Hassan II (août 1999) à la marche des femmes pour leurs droits (mars 2000), ou des réalités de l’immigration et des galères pour survivre…

Si ces ménagères modèles ne savent pas toutes lire, elles savent exactement ce qui pourrait améliorer leur vie : plus d’argent, un meilleur avenir pour leurs enfants, souvent contraints d’émigrer, et l’égalité des droits entre l’homme et la femme.

La présence sensible de Dalila Ennadre au milieu de ces femmes donne naissance à un portrait spontané, sensible et plein d’humour. il lui arrive de poser des questions précises, mais la plupart du temps elle se contente d’observer et d’écouter, tandis que ses protagonistes lavent leur linge ou pétrissent la pâte dune main experte tout en lui livrant des commentaires sur leur vie. Ennadre saisit des moments charmants, comme lorsqu’une de ces femmes s’excuse auprès de ses mains de les faire travailler si dur ou qu’une autre explique que ses larmes ne sont pas réelles mais viennent des oignons.

La vie quotidienne de ces femmes est pleine d’espoir et de possibilités de changement. Tandis que le mari de Saadia se plaint en riant qu’elle néglige sa maison pour aller à une manifestation sur les droits de la femme, sa petite fille Zineb prie Dieu de leur envoyer « une vieille médina toute neuve ».

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Projeté dans le festival :
Traces de vies (Vic Le comte)