En construction

Un film de Jose Luis Guerin

 2001  Documentaire  127 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VO, VOSTF (espagnol, arabe)

 Scénario : Jose Luis Guerin  Image : Alex Gaultier  Son : Amanda Villavieja  Montage : Mercedes Alvarez, Nuria Esquerra

Producteurs :
INA productions (4, avenue de l’Europe, 94366 BRY-SUR-MARNE, Tél : 01 49 83 26 90 / 01 44 23 11 22, Fax : 01 49 83 25 97, Mail : sdec@ina.fr)
Arte France (8, rue Marceau, 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9, Tél : 01.44.30.46.00)
Distributeur :
Wanda Vision (Avda. De Europa 16, Chalet 13, 28224 Pozuelo - Madrid, Espagne, Tél : +34 913 528 376, Fax : +34 913 528 371, Mail : wanda@ctv.es)

Tourné sur dix-huit mois, au fil de la construction d’un immeuble au coeur du Barrio Chino, à Barcelone, ce film raconte la disparition d’un monde. Il met en scène les divers corps de métier du bâtiment et quelques personnages typiques de cet ancien quartier populaire en voie de réhabilitation : un vieux marin, une jeune prostituée, un contremaître, un travailleur immigré, un jeune apprenti.

« En construction » invite à partager la vie quotidienne des habitants du Barrio Chino, quartier populaire de Barcelone, en choisissant un point de vue original : un chantier.

Le film décrit la disparition d’un quartier populaire : la destruction des bâtiments vétustes, l’éviction de leurs habitants et la construction de nouveaux logements. On s’aperçoit peu à peu qu’il s’agit d’un édifice de grand standing, des logements auxquels n’accéderont jamais ceux qui les ont construits…

Mélant au fil de la chronique observations et scènes dialoguées, José Luis Guerín filme une comédie humaine, celle des ouvriers et des habitants du quartier, mais aussi le décor. Celui-ci a autant d’importance que les personnes qui l’occupent. Souvent, on voit les habitants observer silencieusement les travaux de leur fenêtre ; le logement fait partie de leur identité. Certains plans sur les ouvertures du bâtiment en construction introduisent une curieuse mise en abyme : on entend alternativement les bruits de l’intérieur et de l’extérieur, il est impossible de faire abstraction du chantier. La nouvelle conception de l’espace dans le Barrio Chino se révèle à travers l’oeil de la caméra qui ne cesse de mêler l’ancien et le neuf, le dehors et le dedans. À plusieurs reprises, les personnages demandent l’heure, comme si le temps s’était arrêté dans le Barrio Chino. Au-delà de la construction de l’immeuble, au-delà des changements visibles dans le quartier ainsi rénové, José Luis Guerín réalise un portrait intemporel de la population du Barrio Chino. Malgré leur mauvaise réputation, les habitants révèlent ici une noblesse d’âme, comme cet ancien marin devenu chiffonnier, qui se vante d’être un homme de goût, amoureux de la mer.

À la fin du film, un agent immobilier présente les nouveaux appartements à des visiteurs apparemment sceptiques. Le charme serait-il brisé ?

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