Yatasto

Un film de Paralluelo Hermes

 2011  Argentine  Documentaire  98 min  Couleur  HDCam, Béta numérique  Mode de production : Cinéma  VOSTA (espagnol)

 Scénario : Hermes Paralluelo  Image : Ezequiel Salinas, Hermes Paralluelo  Son : Federico Disandro  Montage : Hermes Paralluelo, Ezequiel Salinas

 Distribution : Ricardo Antonio Guzmán, José Manuel Leyria, Cesar Fabián Guzmán

Producteur :
El Calefõn Cine (25 de Mayo 1698 B Gral.Paz, Cordoba, Argentine, Tel: 54 0351 4511682, Mail : info@elcalefoncine.com.ar)
Distributeur :
El Calefõn Cine (25 de Mayo 1698 B Gral.Paz, Cordoba, Argentine, Tel: 54 0351 4511682, Mail : info@elcalefoncine.com.ar)

« Pour son premier film, Hermes Paralluelo est parti à la rencontre de cartoneros, chiffoniers par contrainte, à Villa Urquiza, quartier de la périphérie de Cordoba, en Argentine. On connaît le risque à filmer le dénuement matériel, son pathos, ses complaisances. À l’inverse de telles facilités, Paralluelo choisit sa distance. Elle est faite de patients plans larges et fixes où se déploient les conversations et s’entrevoient les espaces déglingués. Un petit monde s’ouvre à nous, d’où se détache Ricardo, au visage poupin de ses dix ans, entouré de ses cousins, Bebo et Pata tout juste sortis de l’enfance, sa grand-mère et sa soeur aînée, attentive et affectueuse. Le grand rêve du gamin : un cheval de course. Pas celui de sa cariolle avec laquelle il collecte les déchets, mais une belle bête qu’il veut nommer Yatasto, à la suite du pur-sang mythique. Cette charrette avec laquelle lui et ses compagnons arpentent la ville nous guide dans de longues traversées au son entêtant des sabots qui rythment le film. Lent et dérisoire attelage, seul point de vue pour apercevoir, présent mais lointain, le monde des autres. Fixée sur la charrette, la caméra fabrique un contrechamp à leurs discussions, travellings défilant derrière eux, les rues qui se succèdent, le ramassage, le flux de la circulation automobile. Figures urbaines d’un héroïsme de l’ordinaire, sans larmes ni cris ni fureur, mais qui ne renonce jamais. »

(Nicolas Feodoroff, FID Marseille 2011)

Le film dans la base

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