Mon enfant, ma soeur, songe à ta douleur

Un film de Violaine de Villers

 2005  France  Documentaire  52 min  Couleur  Mode de production : Télévision

 Image : Jacques Borzykowski  Son : Jean-Claude Wolff  Montage : Dominique Vos

Producteurs :
Centre vidéo de Bruxelles (111 rue de la Poste, B-1030 Bruxelles, Belgique, Tél. 32 2 221 10 50, Fax. 32 2 245 13 45, Mail : info@cvb-videp.be)
RTBF (52, boulevard Auguste Reyers, 1044 Bruxelles, BELGIQUE, Tél : 32.2.737.21.11)
Distributeur :
Centre vidéo de Bruxelles (CVB) (111 rue de la Poste, 1030 Bruxelles, BELGIQUE, T: +32 (0)2 221 10 50, F: +32 (0)2 221 10 51, @ : info@cvb.be)

Khadia Diallo est une Sénégalaise émigrée en Belgique. Elle a subi dans son pays la plus grave des mutilations sexuelles, l’infibulation. C’est ici qu’elle a pris conscience que ces mutilations n’avaient rien à voir avec l’Islam, qu’elles étaient une atteinte à l’intégrité physique de la femme, à sa dignité, à son droit au bonheur et au plaisir. Elle a fondé à Bruxelles le GAMS -Groupement pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines. Le film donne la parole à Khadia et à d’autres femmes et filles mutilées : sa fille excisée au pays en son absence, une jeune femme de Côte d’Ivoire filmée là-bas qui explique le rôle de ces pratiques dans la soumission des femmes, une petite fille traumatisée qui ne peut chasser l’image de la « dame » qui l’a meurtrie. Des échanges entre Africaines et femmes belges -médecin, psychologue, assistante sociale- liées au GAMS, permettent de saisir concrètement ce que sont ces mutilations, leurs conséquences dramatiques et les réponses que l’on peut essayer d’apporter. Ces femmes africaines, un homme qui a perdu sa fille de 17 ans et croit que celle-ci a été victime de l’excision, disent leur révolte et leur détermination, mais font comprendre aussi pourquoi, dans leurs pays d’origine, ces pratiques sont encore si difficiles à combattre. La fille de Khadia dit : « J’ai un petit garçon, mais le jour où j’aurai une fille personne ne la touchera ».

« Parce que je crois que l’évolution des mentalités et des traditions sont une nécessité universelle et que le respect de l’intégrité physique des personnes sont un enjeu fondamental dans la lutte pour l’égalité des hommes et des femmes, j’ai voulu faire ce film. Et témoigner du courage de ces femmes à parler, à exprimer ce qu’elles endurent tous les jours afin que les générations à venir ne subissent plus des pratiques de mutilations. »

Violaine de Villers

Le film dans la base

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