Révolution Zendj

Un film de Tariq Teguia

 2013  France, Liban, Algérie, Qatar  Fiction  133 mn  Couleur  DCP  Mode de production : Cinéma  VOSTF (arabe)

 Scénario : Tariq Teguia, Yacine Teguia  Musique : Magyar Posse, Ash Ra Temple, Lena Platonos  Image : Nasser Medjkane, Hacene Ait Kaci  Son : Abdelkader Affak, Kamel Fergani  Montage : Rodolphe Molla

 Distribution : Fethi Gares, Diyanna Sabri, Ahmed Hafez, Wassim Mohammed Ajawi, John W. Peake, Sean Guillette, Ghassan Salhab, Fadi Abi Samra, Amos Poe

Producteurs :
Zendj (45 rue de Rosny, 93100 Montreuil, Tél : 06 12 51 59 90)
Neffa films (71, rue du Colonel Si M’Hamed, 16202 Aïn Benian, W.d’Alger, ALGÉRIE, Tél : 06 76 62 30 18 - 00 213 62 09 65 00, @ : neffafilms@hotmail.com)
Fresnoy (Studio national des Arts contemporains) (Le) (22 rue du Fresnoy, BP 179, 59202 Tourcoing CEDEX, Tel. 03 20 28 38 64, Fax. 03 20 28 38 99 / 03 20 28 38 91)
Mirrors (Coordonnées inconnues à ce jour)
Captures (Coordonnées inconnues à ce jour)
Distributeur :
Zendj (45 rue de Rosny, 93100 Montreuil, Tél : 06 12 51 59 90)

Ibn Battutâ, la trentaine d’années, est journaliste dans un quotidien algérien. Un banal reportage sur des affrontements communautaires dans le Sud algérien le conduit imperceptiblement sur les traces de révoltes oubliées du 8e au 9e siècle sous le Califat abbaside en Irak. Pour les besoins de son investigation, mais au prétexte d’enquêter pour le compte de son journal sur l’état de la « Nation arabe », IB se rend dans un premier temps à Beyrouth, ville qui incarna durant plusieurs décennies toutes les luttes et les espoirs du Monde arabe.

Ailleurs sur la carte, Nahla, une jeune palestinienne dont la famille est réfugiée en Grèce, revient à Beyrouth sur les traces de son père, un militant nationaliste ayant fuit cette ville aux lendemains de la défaite de 1982 face à l’armée israélienne. Pas de place ici pour une nostalgie des vieilles batailles mais une nécessité, tracer un parcours singulier en apportant des fonds à d’autres palestiniens, dont Rami, échoué dans le camp de réfugiés de Chatila.

Plus loin encore, dans l’Irak sous occupation américaine, Monsieur Prince, entrepreneur multicartes voit grand et compte vite l’argent. Pour préserver ses revenus exponentiels en en changeant la couleur, il se rend à Beyrouth.

Tous se rencontreront, en le sachant ou non, par hasard le plus souvent, quand ils le désireront parfois. Mais il y aura du temps avant ces collisions, il y aura des ratages et des impasses, des éclipses et des fictions parce que les fantômes sont partout, parce que Beyrouth, la Babylone des révolutionnaires, n’est plus là que dans ses interstices. Et IB d’errer, de se perdre pour de vrai ou pour de faux, de « couvrir » Beyrouth en pensant à d’autres fantômes égarés dans l’espace et dans le temps, Alger - Bagdad - l’émeutier masqué de Berriane - les Zendj révoltés, il n’y a plus d’ordre.

Bientôt, alors que tous enfin se seront rencontrés, il faudra déserter Beyrouth en fuyards, se choisir un autre exil dont le nom importe peu. Une inespérée ligne de fuite vers le Nord Ouest pour Nahla et Rami, vers l’Est et Bagdad, la Ville des villes pour IB, reporter indécis maintenant au bord de lui-même, sidéré devant l’ampleur du Tigre, dérivant l’arme à la main sur un mashood dans les eaux du Chott el Arab, le Golfe arabo-persique à portée de main. L’Eden atteint ?

(source : Zendj)

Le film dans la base

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