Fabriquer le vivant

Un film de Laëtitia Ohnona

 2011  Documentaire  53 mn  Couleur  Mode de production : Film scientifique

 Scénario : Laëtitia Ohnona, Olivier Julien

Producteurs :
Scientifilms (70 rue Mademoiselle, 75015 Paris, Tél : 01 44 49 79 80, Fax : 01 43 06 40 07, @ : info@scientifilms.com)
CNRS (3 rue Michel Ange, 75016 Paris, Tél : 01 44 96 46 45, fax : 01 44 96 48 91, @ : videotheque.vente@cnrs-bellevue.fr)
Arte France (8, rue Marceau, 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9, Tél : 01.44.30.46.00)
Distributeur :
CNRS-Images (1, place Aristide Briand, 92195 MEUDON Cedex, tel : 01 45 07 59 69, mel : deswarte@cnrs-bellevue.fr)

Depuis une dizaine d’années, la biologie de synthèse donne vie à de nouveaux organismes créés de toutes pièces. Entre recherche fondamentale et applications concrètes, chercheurs et étudiants ingénieurs nous dévoilent ce nouveau continent de la science né de la convergence des progrès de plusieurs disciplines comme le génie génétique ou l’automatisation des procédures.

La biologie de synthèse permet de reproduire des séquences ADN connues afin de créer des formes de vie nouvelles et artificielles. Dès lors, ses applications sont impressionnantes notamment dans les domaines de la santé (médicament contre le paludisme) et de l’énergie (bactérie productrice d’hydrocarbures).

Chaque année, le concours IGEM implique un nombre croissant d’étudiants venus du monde entier pour participer à une compétition de biologie synthétique… avec, parfois, des propositions étonnantes. Cette révolution suscite également des vocations en dehors même des laboratoires. Dans de simples garages ou des hangars, les « biohackers » profitent des informations et produits disponibles sur internet pour développer des projets en dehors du contrôle des grandes structures du secteur. L’inquiétude générée par l’accès généralisé à la possibilité de « bricoler » des organismes vivants est bien réelle. Par ailleurs, la biologie synthétique pourrait avoir des impacts négatifs sur le mode de subsistance des paysans africains et asiatiques en modifiant leurs matières premières.

Certains experts se demandent si l’homme prendra la main sur l’évolution naturelle des espèces. Quelles seront alors les conséquences pour les écosystèmes les plus fragiles et l’équilibre naturel des espèces vivantes déjà existantes ? Ceci implique que les les chercheurs doivent s’engager dans une réflexion non seulement scientifique mais également éthique.

(source : CNRS images)

Le film dans la base

Chemin d’accès :
Projeté dans le festival :
Sciences en bobines (Toute la France)