De mémoires d’ouvriers

Un film de Gilles Perret

 2011  France  Documentaire  77 mn  Couleur  Vidéo, Dvd  Mode de production : Cinéma

Producteur :
La Vaka (La Revenette, 74360 Vacheresse, Tél : 04 50 81 16 56)
Distributeur :
CP productions (9 Rue du jeu de ballon, 34 000 Montpellier, Distribution, Tél : 06 59 86 30 84, @ : cpfilm.distribution@gmail.com)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)

De l’évocation de la fusillade de Cluses (1904) où les patrons tirèrent sur les ouvriers grévistes au témoignage d’un ouvrier d’aujourd’hui à l’usine de La Bathie, le film de Gilles Perret, utilisant les images d’archives de la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain, construit la mémoire des ouvriers des montagnes de Savoie. Il fait vivre ses interlocuteurs d’aujourd’hui (ouvriers de la métallurgie, ouvriers-paysans, prêtre-ouvrier, ouvriers du bâtiment, syndicalistes, cadres d’entreprise, historiens) par la saveur, l’émotion, le naturel de leur parole qu’il intègre à l’espace et aux gestes de leur vie. Il confronte avec sympathie leurs souvenirs avec des images d’archives qui restituent la vie ordinaire des ouvriers d’autrefois, à l’usine, au chantier, à la campagne, une vie qui n’est pas dite par des mots.

En passant de l’activité l’industrielle suivie par les grands travaux des Alpes puis par la construction des stations de ski qui voie l’économie de service supplanter l’économie de production, c’est aussi l’histoire économique du dernier siècle qui est racontée ici. Sur fond de rapports sociaux plus ou moins favorables à la classe ouvrière, ce sont des hommes droits et lucides qui s’expriment.

Au delà du simple territoire savoyard, le film atteste sans nostalgie d’un monde ouvrier qu’on ne voit plus et qui semble être condamné par la logique économique de la mondialisation. Il interroge une histoire en train de se faire, celle des oubliés de l’histoire, rendant dignité à des visages anonymes, à des gestes perdus, à des convictions incarnées. C’est si vrai, la puissance d’illusion du cinéma est si forte que l’émotion est au cœur du film, et que le spectateur en est souvent bouleversé.

Le film dans la base

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