Musulmans de France

Un film de Karim Miske, Joseph Mohamed

 Documentaire  3x52 min  N&B et Couleur

 Scénario : Karim Miské, Emmanuel Blanchard, Mohamed Josep

Producteur :
Compagnie des phares & Balises (108, avenue Ledru Rollin, 75011 Paris, France, Tel: + 33.(0)1.44.75.11.33, Fax: +33.(0)1.44.75.11.35, info@phares-balises.fr)
Distributeur :
Compagnie des phares & Balises (108, avenue Ledru Rollin, 75011 Paris, France, Tel: + 33.(0)1.44.75.11.33, Fax: +33.(0)1.44.75.11.35, info@phares-balises.fr)
 Éditeur :
Compagnie des Phares et Balises (108, avenue Ledru Rollin, 75011 Paris, France, Tel: + 33.(0)1.44.75.11.33, Fax: +33.(0)1.44.75.11.35, info@phares-balises.fr)

Qu’est-ce que ça veut dire être Musulman, dans la France d’aujourd’hui ? Est-ce croire en Dieu et prier? Avoir des racines de l’autre côté de la Méditerrannée? Comment l’Islam est-il devenu en cent ans la 2ème religion de France?

Cette fresque passionnante et inédite raconte un siècle de présence musulmane en France. De l’arrivée de quelques milliers de Kabyles dans les mines du Nord en 1904 à la nomination de Rachida Dati, Fadela Amara et Rama Yade au gouvernement en 2007. Une histoire tumultueuse faite d’attirance et de rejet. De violence et d’amour. Notre histoire commune.

  • Épisode 1 « Indigènes 1904 - 1945 »

En 1904, 5 000 musulmans travaillent en métropole, dans les usines de la capitale, les savonneries marseillaises ou les bassins miniers du Nord. La Première Guerre mondiale en fait des soldats. Venus d’Afrique du Nord et d’Afrique noire, ils découvrent la France dans les tranchées de Verdun. En 1918, le bilan est lourd pour ces troupes : 80 000 morts, autant de blessés. Au lendemain de la guerre, la France salue le sacrifice des troupes coloniales : elle est fière d’être un « grand empire musulman ». Pour preuve, la construction de la mosquée de Paris, en 1926, et les honneurs réservés à son premier recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, musulman d’Algérie et haut fonctionnaire du Quai d’Orsay. Mais cette politique islamophile de prestige doit être confrontée à la situation des 100 000 musulmans venus reconstruire le pays. Mal logés, en mauvaise santé, considérés comme dangereux, ils sont tenus à l’écart du reste de la population.

  • Épisode 2 « Immigrés 1945 - 1981 »

L’année 1945 marque le début d’une nouvelle ère : celle de l’enracinement. La vie des travailleurs algériens et marocains s’organise désormais autour des cafés, des hôtels, des épiceries… Leurs épouses les rejoignent. Des enfants naissent en France. Tous prennent de plein fouet la guerre d’Algérie, qui éclate en novembre 1954 et s’exporte en France, où les attentats se multiplient. Pour les autorités, les Nord-Africains sont désormais des suspects, sans distinction. La répression policière atteint son paroxysme lors de la manifestation du 17 octobre 1961 : une centaine d’Algériens sont assassinés en une nuit. Bien que chèrement gagnée, l’indépendance n’inverse pas les flux migratoires. Les Algériens continuent d’affluer massivement vers la France et ses bidonvilles, où ils sont désormais des immigrés. Sur fond de misère, le fossé se creuse avec leurs enfants, qui grandissent en France, fréquentent les écoles de la République et s’immergent dans la culture française. Mai 1968 fait surgir la « question immigrée » dans le débat public et suscite une vaste campagne de relogement dans des foyers et des HLM. L’opinion découvre alors la présence discrète des travailleurs africains, pour la plupart des musulmans venus du Sénégal, du Mali et de Mauritanie. Mais les années 1970 restent celles d’un interminable après-guerre d’Algérie : crimes racistes, drame des harkis parqués dans des camps… Au seuil des années 1980, les enfants d’hier sont devenus des adolescents. La France, qui ne les a pas vus grandir, va bientôt apprendre à compter avec eux.

  • Épisode 3 « Français 1981 - 2009 »

Nés en France, ceux que l’on appelle « beurs » entrent dans l’âge adulte en pleine crise économique. Leur culture est métissée, entre école de la République et traditions familiales venues du « bled ». Cette génération revendique sa place. Face à la recrudescence des crimes racistes, les jeunes Arabes des banlieues débutent en 1983 une Marche pour l’égalité et contre le racisme (ou Marche des beurs) qui rassemble plus de 100 000 personnes à son arrivée à Paris.

Le film dans la base

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