Au nom du père, de tous, du ciel

Un film de Marie Violaine Brincard

 2009  France  Documentaire  51 min  Couleur  HDV  Mode de production : Télévision

 Scénario : François-Jérome Brincard,Marie-Violaine Brincard  Image : Olivier Dury  Son : Regis Muller  Montage : Anaïs Enshaian, Marie-Violaine Brincard

Producteurs :
Les Films du Sud (13, rue André Mercadier, 31000 Toulouse, tél : 00(33)5 61 63 92 11, 00(33)6 22 12 11 67, fax : 00(33)5 61 63 92 11, lesfilmsdusud@9business.fr)
France Télévision (Immeuble le Barjac, 1 Boulevard Victor, 75015 PARIS, Tel: 01 44 25 01 40, Fax: 01 44 25 01 42, Mail : ftdinternational(@)francetv.com)
RFO (35-37 rue Danton, 92240 Malakoff, Tel. 01 55 22 71 00 / 01 55 22 75 30, Fax. 01 55 22 74 46)
Distributeur :
Les Films du Sud (13, rue André Mercadier, 31000 Toulouse, tél : 00(33)5 61 63 92 11, 00(33)6 22 12 11 67, fax : 00(33)5 61 63 92 11, lesfilmsdusud@9business.fr)
 Éditeur :
Doc Net Films (Le Village, 07170 Lussas, Tél : 04 75 94 24 54, Fax : 04 75 94 24 54, contact@docnet.fr)

« Écriture minimaliste pour ce film qui revient sur le génocide du Rwanda, quinze ans après, sous un angle particulier, celui des Justes, des Bienfaiteurs (Abagizeneza). Ils sont quelques Hutus à s’être opposé au bain de sang, à avoir risqué leur vie pour sauver des Tutsis. Cinq d’entre eux relatent leur choix, leurs peurs. Ils racontent des gestes simples, évidents, sauf qu’ils ne l’étaient pas : le film commence sur le récit d’un berger amputé, le genou broyé pour avoir caché un fugitif. La qualité d’Abagizeneza tient à l’unité de son regard, à la rigueur de sa construction en modules autour des personnages. Quelques plans serrés d’abord du cadre de vie, des intérieurs rudimentaires, suivis du témoignage frontal, en plan américain, jamais en gros plan : la solitude de la décision, la vulnérabilité des personnes n’en ressortent que davantage. Puis un plan large de la nature autour, des cuvettes cernées de monts brumeux, une campagne paisible aux sons bucoliques et aux rondeurs trompeuses : la scène de la tragédie. Et un fondu au noir ouvrant sur le témoignage suivant. Mais la transition est biaisée : le personnage de la séquence suivante apparaît fugitivement, muet, avant le fondu au noir. Le film crée ainsi un lien ténu mais persistant entre chacun de ces bienfaiteurs. Cette passerelle est essentielle : elle conjure une blessure qui a atteint la langue même. Jadis les adultes étaient indifféremment des « oncles » et des « tantes » pour les jeunes générations, qu’ils soient tutsi ou hutu. » (Yann Lardeau)

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