We want sex equality

Un film de Nigel Cole

 2011  Royaume-Uni  Fiction  113 min  Couleur  Mode de production : Cinéma  VOSTF (anglais)

 Scénario : William Ivory  Musique : David Arnold  Image : John De Borman  Montage : Michael Parker

Producteur :
ARP Selection (13, rue Jean Mermoz, 75008 Paris, Tél. : 01 56 69 26 00)
Distributeur :
ARP Sélection (13, rue Jean Mermoz, 75008 Paris, Tél. : 01 56 69 26 00, Fax : 01 45 63 83 37)

“On a du mal à imaginer qu’à l’époque l’usine Fordde Dagenham était quelque chose d’aussi colossal”,nous rappelle le réalisateur Nigel Cole. “C’était la plus grande usine d’Europe, elle faisait vivre près de 55 000 employés qui produisaient jusqu’à 500 000 voitures par an. En 1968, un petit groupe de femmes était employé en tant qu’ouvrières-couturières pour assembler les sièges des voitures. La direction de Ford venait juste de les déclasser sur l’échelle des salaires, en les considérant à tort comme exerçant un travail « non qualifié ». Elles étaient d’autant plus en colère qu’elles se savaient plus qualifiées que la plupart des hommes qui, eux, n’avaient pas subi ce déclassement salarial. C’est ainsi que la grève a commencé. Celle-ci a pris de plus en plus d’ampleur à partir du moment où, les femmes ne cousant plus les sièges destinés aux voitures, Ford a été contraint d’arrêter la production et des milliers d’ouvriers ont été licenciés. L’affaire s’est transformée en crise nationale.” “Nous savons comment l’histoire s’est terminée, et avec le recul il est évident que cette grève allait avoir une incidence majeur”, poursuit Nigel Cole.“Mais au moment où elle s’est déroulée, ces femmes ont dû assumer l’énormité de leur responsabilité, surtout après avoir perdu le soutien de leurs maris, de leurs pères ou de leurs enfants, dont la plupart travaillaient aussi à l’usine. Au départ, les hommes les soutenaient, même s’ils ne les prenaient pas très au sérieux, parce qu’aucune femme n’avait jamais fait grève auparavant. À cette époque le travail des femmes était considéré comme moins essentiel que celui tenu par les hommes. Mais, à mesure que les enjeux se sont précisés et que l’emploi des hommes a été menacé, une partie d’entre eux s’est retourné contre les grévistes. Ils considéraient qu’elles feraient mieux de s’effacer, de laisser tomber leurs revendications et de les laisser retourner travailler.” Sauf qu’à la fin, ce combat a non seulement changé leur statut au sein de l’usine, mais surtout le droit des femmes à travers le pays :“La situation était telle que Barbara Castle, LA femme politique la plus influente à l’époque, est intervenue en leur faveur”, raconte Nigel Cole. “Elle a négocié un accord avec les ouvrières de Dagenham qui s’est ensuite concrétisé une loi (Equal Pay Act 1970). Ainsi, ces femmes sans histoires, qui n’avaient jamais été impliquées dans la moindre action politique auparavant, se sont retrouvées du jour au lendemain au ministère du travail, face à une politicienne aguerrie, et ont provoqué une véritable révolution dans l’histoire du droit des femmes.”

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