Journée particulière (Une) (Una giornata particolare)

Un film de Ettore Scola

 1977  Italie  Fiction  55 mn  Couleur  35 mm  Mode de production : Cinéma

 Scénario : Ettore Scola, Ruggero Maccari, Maurizio Costanzo  Musique : Armando Trovajoli  Image : Pasqualino De Santis  Montage : Raimondo Crociani

 Distribution : Sophia Loren, Marcello Mastroianni, John Vernon, Francoise Berd, Nicole Magny, Patrizia Basso

Distributeur :
Océan films (40 avenue Marceau, 75008 Paris, Tél : 01.56.62.30.30, Fax : 01.56.62.30.40)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)

A Rome le 6 mai 1938. Alors que tous les habitants de l’immeuble assistent au défilé du Duce Mussolini et d’Hitler, une mère de famille nombreuse et un homosexuel se rencontrent. Oeuvre d’une extrême richesse qui à travers deux anodins citoyens, décrypte les sombres méandres du fascisme…

Film politique, « Une journée particulière » s’attaque aussi à l’Italie des années 70, une Italie « où rien ne fonctionne, et dont beaucoup sont exclus. Jamais peut-être la condition d’une femme et d’un marginal dans une situation historique donnée n’a été décrite avec tant de justesse, de délicatesse et d’émotion.

Après « Affreux, Sales et méchants » qui obtient le prix de la mise en scène au festival de Cannes en 1976, « Une journée particulière » confirme en 1977 la présence de Scola sur La Croisette. Le film, rappelons-le, faillit même obtenir la palme d’or.

La presse est unanime. Quotidiens et hebdomadaires rivalisent d’éloges et soulignent notamment l’extraordinaire interprétation de Sophia Loren et de Marcello Mastroianni. Lors de la sortie en salles, les avis enthousiastes se multiplient.

A titre d’exemple, on peut lire sous la plume de Michel Grisolia dans Le Nouvel Observateur : “ Qui aurait cru que le chroniqueur sentimental de « Nous nous sommes tant aimés », le polémiste grinçant D’« Affreux, Sales et méchants » signerait l’un des plus beaux films, amer, bouleversant et tragique, du cinéma italien ?

Dans le huis clos d’un décor admirable (un immeuble populaire de l’ère mussolinienne déserté par ses habitants partis acclamer le Führer qui arrive à Rome, en mai 1938), une ménagère humiliée, aliénée, ignorante, soumise à son mari comme aux diktats du Duce, prend un instant conscience de son identité, de ses droits en compagnie d’un journaliste solitaire, exclu lui aussi mais pour d’autres raisons, avant de retomber dans l’avilissement quotidien. En fond sonore, hystérique, omniprésente : la voix du fascisme. Jamais peut-être la condition d’une femme et d’un marginal dans une situation historique donnée n’a été décrite avec tant de justesse, de délicatesse et d’émotion.”

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