Embrasement (L’)

Un film de Philippe Triboit

 2006  France  Fiction  90 mn  Couleur  Mode de production : Télévision  VF

 Distribution : Thierry Godard, Nathalie Besançon, Slimane Hadjar, Abderrahim Boumes, Dimitri Rataud, Marc Berman, Yann Tregouet, Ralph Amoussou, Vladimir Toussaint, Diouc Koma, Hakim Taleb

Distributeur :
Cinétévé (4 quai des Célestins, 75004 Paris, téléphone : 01 48 04 30 00, fax : 01 48 04 70 38, mail : cineteve@cineteve.fr)

Octobre 2005. Deux jeunes de Clichy-sous-Bois meurent électrocutés dans un site EDF. Un troisième, grièvement brûlé donne l’alerte. Dès lors, deux versions des faits s’affrontent : celle des jeunes qui assurent avoir étés poursuivis par les policiers en revenant d’une partie de football, celle des autorités qui, par la voix du Ministre de l’Intérieur, nient la course-poursuite. Le soir même les premières voitures brûlent. C’est le début d¹une crise qui durera trois semaines.

Alex, journaliste belge, débarque à Clichy-sous-Bois pour enquêter sur la tragédie. Aidé par les avocats des familles des victimes, il essaie de reocnstituer l’enchaînement des faits, en même temps qu’il découvre, au fil de ses rencontres, l’ampleur du malaise des banlieues…

Le film veut interroger ces événements et proposer par le biais de la fiction une réflexion sur l’exercice du pouvoir et le fossé qui se creuse entre les jeunes de banlieue, la police et le politique.

Coproduit par Cinétévé, L’embrasement s’inspire librement de « L’affaire Clichy », le livre écrit par Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, les avocats des familles des victimes et de Muhttin Altun. Tourné en dix-huit jours, en partie sur les lieux mêmes du drame, avec nombre d’acteurs non professionnels recrutés à Clichy et dans ses environs et quelque deux cents jeunes médiateurs, le téléfilm met en scène, autour de Muhttin et de ses camarades, trois autres protagonistes : un émeutier, une policière et un journaliste belge envoyé par sa rédaction. Philippe Triboit et Marc Herpoux, le scénariste, ont choisi de poser à nouveau les brûlantes questions restées en suspens, un an après des émeutes qui n’ont toujours pas trouvé de réponse politique.

Philippe Triboit, le réalisateur, souligne qu’une chronologie très précise des évènements a été respectée. De plus, les perosnnages réels et fictifs ne se croisent jamais dans une même scène pour éviter toute manipulation. Seul le journaliste belge ( joué par Thierry Godard ), ce témoin qui n’influe pas sur le cours des choses, rencontre les uns et les autres.

A la question, « pourquoi avoir privilégié la version des victimes?", le réalisateur répond que « comme les policiers ne veulent pas communiquer dans cette affaire et que l’instruction se poursuit, nous ne voulins pas extrapoler. Nous nous sommes donc bornés à imaginer leur ressenti du quotidien, à travers le regard de Sylvie (une policière incarnée par Nathalie Besançon). Un travail d’invention romanesque qui est le même que pour Ahmed, le jeune émeutier.(…)Mais il faut bien comprendre que ce film a été fait pour rééquilibrer les voix et faire entendre celles des victimes, puisque la version officielle - celle du ministre de l’intérieur et de la police - a été largement diffusée par les médias qui vont aujourd’hui trop vite, sans aucun contrôle ».

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