Damnés (Les) (La Caduta degli dei)

Un film de Luchino Visconti

 1969  Italie  Fiction  150 mn  Couleur  35 mm  Mode de production : Cinéma  VO, VOSTF (italien)

 Scénario : Nicola Badalucco, Enrico Medioli, Luchino Visconti  Musique : Maurice Jarre, Walter Kollo, Willy Kollo  Image : Pasqualino De Santis, Armando Nannuzzi  Montage : Ruggero Mastroianni

 Distribution : Dirk Bogarde, Ingrid Thulin, Helmut Berger, Charlotte Rampling…

Distributeur :
Warner Home Vidéo France (115/123 avenue Charles de Gaulle, 92525 Neuilly sur Seine, Tél : 01 72 25 00 00, Fax : 01 72 25 11 67)
 Éditeur :
Warner home vidéo (115/123 avenue Charles de Gaulle, 92525 Neuilly sur Seine, Tel : 01.72.25.00.00., Fax : 01.72.25.11.67)

« Les Damnés » de Luchino Visconti nous plonge en 1933 où parallèlement à la montée, du nazisme, nous assistons à la décadence d’une famille de puissants maîtres de forges : Les Von Essenbeck.

Lors de l’anniversaire du patriarche Joachim, se déclare l’incendie du Reichstag. Joachim décide immédiatement d’ignorer son hostilité aux nazis pour assurer la survie de ses affaires et annonce la nomination de son neveu Konstantin, dignitaire S.A., à la tête de la vice présidence des aciéries.

Dans la nuit suivante Joachim est assassiné et on accuse Herbert, son gendre, un libéral, du meurtre :il doit fuir. Martin, seul héritier, devient ainsi président de la société mais manipulé par sa mère (Sophie), il nomme à sa place, l’amant de celle-ci, F. Bruchman. Alors que la nuit des longs couteaux nous débarrasse de Konstantin, Martin tombe dans les griffes du S.S. Aschenbach qui lui fait comprendre les manigances de sa mère. Il se venge en contraignant cette dernière et son amant au suicide. Martin se range aux côtés des Nazis les menant au pouvoir des grandes aciéries Essenbeck.

Dans le contexte du terrorisme en Italie, Visconti répond par l’évocation de la montée du Nazisme : Le fachisme n’est pas mort selon lui et surtout il ajoute :

« Il me semble que de toutes les interprétations du fachisme, la plus juste, plus juste que celle de caractère freudien et psychanalytique, est celle qui considère le nazisme comme la dernière phase du capitalisme dans le monde, comme le dernier résultat de la lutte des classes arrivée à son extrême conséquence, à son extrême solution, celle d’une monstruosité comme le nazisme ou le fachisme et qui naturellement ne peut préluder à autre chose qu’à une solution dans un sens socialiste ».

Le capitalisme, c’est bien là le mal, l’alternative socialiste ne peut rien résoudre : nous sommes en pleine décadence, hier comme aujourd’hui.

Cette véritable « dégénérescence » renvoie, dans cette dimension passé-présent, à un monde où la loi du profit impose sa dictature aux choses et aux hommes, où les hommes eux-mêmes sont réduits à être des chacals et des hyènes.

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