Proche-Orient : ce que peut le cinéma

Les trois Luxembourg, Paris – décembre

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 67 rue Monsieur le Prince  75006 Paris

Proche-Orient : ce que peut le cinéma présente, sur deux semaines, près de 60 films, un tiers de courts métrages, deux tiers de documentaires, chacun dépeignant un aspect de l’ensemble. Les docu-fictions sont de plus en plus nombreux à mesure que les cinéastes, cherchant à peindre la réalité de leur pays, expérimentent de nouvelles façons de communiquer leur vision.

«  Israéliens, Palestiniens : que peut le cinéma  ?  » était le nom des deux premières éditions de cette biennale  ; la première a eu lieu en 2003, et elle a été vue très tôt comme un événement à ne pas manquer, puisqu’il était le seul en Europe à réunir les deux «  ennemis  » au sein d’un même programme.

Sa fondatrice, Janine Halbreich-Euvrard, critique de cinéma depuis 1974, a publié un livre, également intitulé «  Israéliens, Palestiniens : que peut le cinéma  », où, dans le récit de son séjour en 2004, s’intercale des entretiens avec certains des cinéastes les plus importants des deux pays, Sobhi El Zobaidi, Simone Bitton, Tawfik Abu Weil, Mai Masri, Ram Loewy, Avi Mograbi, Georges Khleifi et al.

Dans la continuité de ces débuts substantiels, la troisième édition a été programmée en 2007, avec le besoin d’élargir l’éventail, car la région entière est impliquée dans ce tragique et interminable conflit. Aussi le nom de l’événement était-il désormais Proche-Orient : que peut le cinéma  ?

Films dans la base

Comment disparaît une vallée

Irit Gal, 2013

Dans la fertile vallée du Jourdain, les champs d’un groupe d’agriculteurs palestiniens ont été déclarées zones militaires, leurs puits ont été fermées et l’eau détournée vers les résidents juifs de la vallée.

À Mille lieues de la revolution

Behzad Adib, 2013

En 1984, Imad a quitté Damas pour s’établir à Montréal. Depuis, il partage son temps entre son métier de chauffeur de taxi, sa famille et la couverture médiatique de la révolution syrienne.

A Cinema of Discontent

Jamsheed Akrami, 2013

Ce documentaire explore les codes de la censure à travers des dizaines films et des interviews avec 12 réalisateurs iraniens dont Jafar Panahi, Bahman Ghobadi, ou Asghar Farhadi.

Shebabs de Yarmouk (Les)

Axel Salvatori-Sinz, 2012

À Yarmouk en Syrie, camp de réfugiés palestiniens, les Shebabs est le nom d’un groupe constitué d’amis depuis l’adolescence. A la veille de l’âge adulte, et malgré un contexte difficile, ils ont une véritable soif de vie, un besoin de liberté tout en restant lié au groupe. Entre désir de révolte et perspective d’une vie bien ordonnée, les choix sont difficiles à faire.

Route 60 - un itinéraire au-delà des frontières

Alaa Ashkar, 2012

Un périple poétique dans la vie quotidienne des Palestiniens, en Cisjordanie, à la rencontre de rêves et de passions, de l’espoir et du désespoir…

Round trip

Meyar Al Roumi, 2012

Le seul endroit où Walid, chauffeur de taxi à Damas, peut échanger un baiser en privé avec sa fiancée Suhair, est dans sa voiture. Alors quand celle-ci est invitée à Téhéran par un ami, ils décident de s’y rendre ensemble en train ; ils pourront enfin profiter l’un de l’autre…

Mon quartier

Julia Bacha, Rebekah Wingert - Jabi, 2012

Le documentaire, tourné sur 2 ans, raconte la détermination d’un quartier palestinien qui résiste contre la réquisition par l’État israélien de leur logement pour y loger des colons, et le soutien qu’il reçoit de dizaines d’israéliens, horrifiés de voir ce qui est fait en leur nom.

Rêve de Fouad (Le)

Martin Duckworth, 2012

Fouad Sahyoun est né à Haïfa en 1943. Sa famille a subit l’exode en 1948 et a du fuir au Canada. Il apprend que l’Hôtel Windsor, à Haifa, qui appartenait autrefois à la famille de sa femme Haala, est à vendre.

De longue haleine

Tahani Rached, 2012

Chronique de la vie quotidienne d’une famille égyptienne, durant les mois post-révolutionnaires. Ils tentent d’analyser les évènements pour en saisir leur portée tant au niveau personnel que collectif.

A World Not Ours

Mahdi Fleifel, 2012

Portrait de trois générations d’exilés dans le camp de réfugiés d’Ain el-Hilweh, dans le sud du Liban, construit à la hâte en 1948. Il abrite aujourd’hui 70.000 réfugiés dans un km².

Journal d’une révolution

Nizam Najjar, 2012

À l’été 2011, après une décennie de vie à l’étranger, Nizam Najjar retourne en Libye. Journal de la Révolution est un regard fascinant, plein d’humour et de chagrin, un close-up à la vie au sein d’une milice libyenne, pendant et après le soulèvement qui a conduit à la chute de Kadhafi.

Liberté liberté, Ô mon Égypte

Sabreen Bint Loula, 2011

Ce documentaire raconte deux femmes égyptiennes : une mère et sa fille qui retrouveront le lien dont elles ont été privées place Tahrir, au Caire, en pleine révolution. Un récit à deux voix qui interroge le destin des femmes égyptiennes alors que se poursuit leur combat pour l’égalité.

Fragments d’une révolution

Anonyme, 2011

«  Un citoyen, un média  » : vues par des Iraniens à l’étranger, les vidéos amateur du soulèvement iranien de 2009 ont l’allure d’un puzzle dont certaines pièces manquent

Human Turbine (The)

Danny Verete, 2010

Loin des discours et des idéologies politiques, quatre Israéliens - majoritairement des universitaires - unissent leurs savoirs pour aider un village délaissé des collines du Sud d’Hébron, Susia, peuplé de bergers et de réfugiés palestiniens.

Café : entre réalité et imagination (Le)

Murad Nassar, Eti Tsicko, Elite Zexer, Maysaloun Hamoud, Ameer Ahmaro, Gazi Abu Baker, Kareem Kragah, Aya Somech, Eithan Sarid, 2010

Présentement aucune image Tasse de café de Palestine Murad Nassar, Ameer Ahmaro, Kareem Kragah 2010 - Israël, Palestine - 8 mn - Beta digital - Couleur Neuf réalisateurs, israéliens et palestiniens, embarqués pour un projet où il s’agit de faire des films, qu’ils soient documentaires ou de fiction, inspirés par le café.

Gaza-strophe, le jour d’après…

Samir Abdallah, Khéridine Mabrouk, 2009

Des dizaines de témoins des exactions israéliennes témoignent devant la caméra. Leurs récits frappent par la précision des faits et nous font entrer dans le cauchemar palestinien

Avec un seul poumon

Michèle Seutin, 2008

Ce film nous fait découvrir, au fil des interviews de travailleurs, de chefs d’entreprises, de militants d’ONG palestiniens, une économie tant agricole qu’industrielle complètement ravagée par les dispositifs de l’occupation en Palestine.

Can you hear me?

Lilly Rivling, 2007

Le combat pour la paix des femmes israéliennes et palestiniennes.

Mohammed et la Capoeira

Jamal Khalaile, 2006

Portrait d’un jeune réfugié palestinien qui tente de poursuivre sa passion,la capoeira confronté à la réalité du pays.

Knowledge is the beginning

Paul Smaczny, 2006

Pianiste et chef d’orchestre, Daniel Barenboim travaille depuis des années à rapprocher Arabes et Israéliens.

Chacun sa Palestine

Nadine Naous, Léna Rouxel, 2006

Un à un, de jeunes réfugiés palestiniens nés au Liban entrent dans le studio d’un photographe. Les règles du jeu sont simples. Chacun choisit sa photo parmi quatre paysages de villes mythiques : New - York, Paris, Beyrouth et Jérusalem. Chacun se raconte, se projette et s’interroge.

Bil’in mon amour

Shai Carmeli-Pollack, 2006

Le film expose l’extraordinaire relation qui s’est créée entre les villageois et un groupe de militants israéliens, en toile de fond de leur lutte.

Men on the Edge – Fisherman’s Diary (Hommes sur le Bord)

Avner Faingulernt, Macabit Abramzon, 2004

Durant quatre ans, les deux réalisateurs ont filmé à la frontière entre Gaza et Israël, des pêcheurs palestiniens et israéliens.