Africascop

Un film de Denys Piningre

 2002  France  Documentaire  52 mn  Couleur  DVCAM  Mode de production : Télévision  VF

 Scénario : Denys Piningre, Pierre Guiard-Schmid  Image : Denys Piningre  Son : Issa Traore  Montage : Catherine Galodé

Producteur :
Athenaïse (2 quater place du Général De Gaulle, 93100 Montreuil sous Bois, Tél : 01 41 72 02 75, Fax : 01 41 72 02 76, @ : athenaises@orange.fr)
Distributeur :
Terre nomade (Pavillon Thoureau, 21500 Montbard, Tél : 03 80 92 00 77, Mail : dype@wanadoo.fr)

Tourné au Burkina-Faso en 2002, Africscop aborde la question d’une économie basée sur le principe coopératif (partage de la décision sur le mode « une personne = une voix » et répartition équitable des revenus) dans un des pays les plus pauvres du monde.

Au Burkina, il existe 65 coopératives qui comptent entre 40 et 200 personnes. La parole est donnée aux membres de trois d’entre elles, ayant des activités de production et de services, installées dans plusieurs villes du pays, Ouagadougou la capitale, Po au sud et Bobo-Dioulasso à l’ouest.

« La solidarité génère une économie », explique un coopérateur africain…

Face aux ravages causés par la politique des Institutions financières internationales, qui ouvre la porte aux investisseurs étrangers, pousse à la privatisation des services publics et fait la promotion de cultures exportables aux dépens d’une agriculture vivrière, les coopératives représentent une alternative fragile mais rationnelle, qui remet la personne humaine au centre de l’économie.

Leur émergence repose sur les traditions de solidarité, qui de tous temps ont favorisé le regroupement, principalement des femmes, pour venir soutenir leurs proches dans les moments difficiles de la vie.

Cette même solidarité peut, et le film en témoigne, favoriser la création d’activités économiques, souvent de survie : activités artisanale (tissage, couture dans la coopérative Zem-Staaba de Po), de transformation (production de jus et de fruits séchés dans la coopérative Cotrapal à Bobo-Dioulasso) ou de service (Garage Tous Unis à Ouagadougou), autant de pistes pour tenter de résorber le chômage et mener des politiques d’insertion.

Pour autant, dans le contexte de ce pays, ne bénéficiant d’aucun soutien de la part de l’Etat, ces entreprises solidaires sont soumises à de telles conditions que leur activité est en permanence menacée : insolvabilité du marché local, difficultés pour aller à la rencontre d’acheteurs étrangers, irrégularité de la production.

Pour tenter de résoudre ces problèmes, et dans le cadre d’échanges avec des coopérateurs étrangers, notamment français, a été créée une Union des Coopératives Industrielles et Artisanales du Burkina-Faso : deux personnes, un bureau, un ordinateur, un téléphone et une voiture. Cet organisme remplit plusieurs missions : favoriser les contacts avec d’éventuels clients européens, organiser des rencontres et des débats entre ses adhérents, proposer des formations théoriques et techniques, entretenir des échanges avec d’autres coopératives dans les pays voisins ou plus éloignés.

Le film donne la parole aux acteurs de ces entreprises, sur les lieux mêmes de leurs activités. Il tente de montrer que, malgré les difficultés, la solidarité peut générer une forme d’économie qui n’enrichit pas les investisseurs fortunés, mais permet à celles et ceux qui en ont fait le choix d’apporter des réponses à leur problème de survie.

Et si l’économie, sous cette forme, engendrait à son tour de la solidarité ?

Pierre Guiard-Schmid et Denys Piningre

Pour découvrir ce film

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Pour aller plus loin

Dossiers D’autres formes d’entreprendre, de produire, de consommer sur le site socioeco.org, le site ressources de l’économie sociale et solidaire.