The Silent Village

Un film de Humphrey Jennings

 1943  Royaume-Uni  Fiction  36 mn  Noir & Blanc  16 mm  Mode de production : Cinéma  VOSTF (anglais, allemand)

 Image : H.E. Fowle  Son : Jock May, Ken Cameron  Montage : Stewart McAllister

Producteur :
Crown Film Unit (Société qui a cessé son activité.)
Distributeur :
British Film Institute (BFI) (21 Stephen Street, W1PL London, Grande-Bretagne, Tél : 44 (0)20 7255 1444)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)

En 1942, le village de Lidice, en Tchécoslovaquie, est décimé par les nazis en représailles de l’assassinat de Reinhard Heydrich, protecteur adjoint du Reich en Bohème et Moravie. 184 hommes de plus de 16 ans sont fusillés, 300 femmes envoyées au camp de Ravensbrück et leurs enfants gazés dans des camions. Le village et son cimetière sont rasés. Le réalisateur britannique Humphrey Jennings ne pouvant se rendre sur place choisit de mettre en scène un « documentaire dramatique » afin de témoigner de ce massacre. Il tourne Silent Village avec la complicité des habitants de Cwmgiedd, un village de taille et d’activité minière équivalentes à Lidice, situé dans le Sud du Pays de Galles. Ce procédé narratif, associé à un traitement spécifique de l’ambiance sonore, permet au cinéaste de générer l’empathie des spectateurs face à la bravoure des personnages, mais aussi face à l’intensité et l’importance morale de la tragédie. C’est également un film de propagande qui permet au gouvernement britannique de justifier, auprès du public de l’époque, son implication dans la Seconde guerre mondiale et son action de guerre contre les Allemands.

L’avis de Tënk

« Ici les nazis sont essentiellement présents à travers des ordres dictés par un haut-parleur fixé sur le toit d’une voiture. Si l’on aperçoit quelques silhouettes allemandes, c’est essentiellement par des tirs toujours situés hors champ que l’ennemi existe. Le drame se développe dans une gradation sonore. En face, une construction chorale des voix tant à l’office, à la mine qu’à l’école assoit la solidité des relations existant dans la communauté du village. La résistance n’aura guère le temps de s’organiser… »

Sur Médiapart

« Ce film démontre qu’un documentaire peut-être entièrement mis en scène comme une fiction, et qu’un documentaire de 1943 raconte aujourd’hui bien plus que son propos initial. »

Pour découvrir ce film

Vidéo :

Le film dans la base

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