Porte du soleil (La) : Le départ (Partie 1)

Un film de Yousry Nasrallah

 2004  France  Documentaire  135 mn  Couleur  Mode de production : Télévision  VF

 Adapté de : « La Porte du soleil » d’Elias Khoury  Scénario : Yousry Nasrallah, Mohamed Soueid, Elias Khoury  Musique : Tamer Karawan  Image : Samir Bahsan  Son : Luc Hennequin  Montage : Luc Barnier

 Distribution : Hiyam Abbas , Orwa Nyrabia , Hala Omran , Rim Turkhi …

Distributeurs :
Arte Sales (8, rue Marceau, 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9, Tél : 01 55 00 77 77, @ : infosales@artefrance.fr)
Pyramide Distribution (5 rue du Chevalier de Saint-Georges, 75008 Paris, Tél : 01 42 96 01 01, Fax : 01 40 20 05 51, @ : distribution@pyramidefilms.comd)

De ces cinquante ans d’histoire palestinienne et des 630 pages du livre, Nasrallah a tiré 4h38 de film, divisé en deux parties, formellement différentes, " Le départ " et " Le retour « .

Dans le premier épisode, le combattant Younès est à l’hôpital de Chatila, à Beyrouth, dans le coma. Le docteur Khalil - un docteur qui n’en est pas un - le soigne, veille sur lui jour et nuit, retraçant l’histoire de la Palestine et le destin de Younès, combattant dès 1943, à l’âge de 16 ans contre les Anglais, puis contre les Israéliens.

Younès, séparé de sa femme Nahila et de ses enfants lors de l’exode du village de Cha’ab en 1948, organisant depuis le Liban la résistance du peuple palestinien, alors que Nahila, elle, choisit de rester avec les parents de son mari en Galilée. C’est dans la grotte de Bab el Chams, en Galilée, que Younès et Nahila se retrouvent pour s’aimer. Dans cette première partie, le film se place du côté de la fresque historique, du genre épique.

La Porte du soleil est la première oeuvre littéraire qui traite des détails humains de cette histoire. Les Palestiniens vivaient toujours comme des réfugiés, dans le provisoire, et on n’écrit pas le provisoire. (…) La littérature palestinienne a plutôt exprimé cette catastrophe avec des symboles et des métaphores plutôt qu’en un récit direct. D’autre part, les vaincus n’écrivent pas l’histoire. (…) Le peuple n’a pas d’Etat, d’institution, donc il n’a pas d’archives. En écrivant ce roman, j’ai pensé que les vaincus pouvaient écrire la littérature. J’ai donné la parole aux réfugiés, à tous ces gens qui ont été interdits de parole avait expliqué l’écrivain libanais qui a parcouru les camps pendant sept ans pour recueillir les témoignages des massacres et de l’exil.

Le film dans la base

Incontournable dans le chemin d’accès :
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