Garçons de Rollin (Les)

Un film de Claude Ventura

 2013  France  Documentaire  85 mn  N&B et Couleur  Mode de production : Cinéma

 Scénario : Claude Ventura  Image : Claude Ventura, Arthur Forjonel  Son : Claudio Nepala  Montage : Camille Cotte

Producteur :
Flach film (10, Boulevard des Batignolles, 75017 Paris, Tél. : 01 56 69 38 38, Fax. : 01 56 69 38 41, @ : flachfilm@flachfilm.com)
Distributeur :
Flach film (12 rue Lincoln, 75008 Paris, Tél : 01 56 69 38 38, Fax : 01 56 69 38 39)
Distributeur institutionnel :
ADAV (41 rue des Envierges, 75020 Paris, Tél : 01 43 49 10 02, Fax : 01 43 49 25 70, @ : contact@adav-assoc.com)

«  Ils sont là sur les photos de classe, ils me regardent… les garçons de Rollin….  »

Claude Ventura nous entraîne dans un univers peuplé de fantômes : Rollin, un lycée parisien au pied du Sacré-Cœur, renommé Jacques Decour à la Libération… un décor qui n’a pas tant changé depuis l’Occupation. Les garçons de Rollin : de très jeunes gens, presque des enfants, certains déjà résistants et héroïques devant les tribunaux et les pelotons d’exécution. D’autres qui ont pris d’autres chemins, ceux de la collaboration, de la milice ou même de la Waffen-SS. Et puis les élèves et les professeurs juifs, victimes de la répression orchestrée par Vichy, des rafles et des déportations.

Tout est là, dans les combles du lycée. Les formulaires de l’administration du Maréchal Pétain, les listes de lycéens et de professeurs juifs, les directives de l’Education nationale… Et surtout de gros volumes reliés, rangés par année, avec les carnets de notes et les appréciations des professeurs… Certaines remarques glacent : «  Trop souvent absent  » note un professeur, puis plus loin sur la dernière page concernant cet élève «  fusillé par les allemands le 16 août 1944  ». Il y a aussi des lettres, des photos de classe, la trace de ceux qui ne sont pas revenus, ou de ceux qui sont tombés dans l’oubli.

La caméra de Claude Ventura comble les vides, filme les lieux et fait renaitre ces histoires à l’aide de documents, de lettres et de photos, rencontrant témoins et descendants, ramenant à la lumière ces destinées tragiques dont les parcours parfois déroutants disent beaucoup de la complexité de l’époque. Comme le destin de ce jeune immigré Allemand communiste qui posera une bombe à l’exposition anti-bolchévique salle Wagram, en 1942. Traduit en justice lors du Procès de la Maison de la Chimie, il est exécuté au Mont Valérien. Il a 17 ans. Ou cet autre élève de Rollin, dont nous suivons la dérive de la JEC (Jeunesse étudiante chrétienne) à la Waffen-SS. Il défend le bunker d’Hitler à Berlin dans la division Charlemagne en avril 1945. Il vient d’avoir 20 ans.

(Flach film)

Pour découvrir ce film

Sur internet :

Le film dans la base

Chemin d’accès :
Période :
Projeté dans le festival :
FIPA (Biarritz)