Winter buoy

Un film de Frida Kempff

 2014  Suède, Danemark, France  Documentaire  86 mn  Couleur  DCP  Mode de production : Cinéma  VOSTF (anglais)

 Musique : Kristian Selin Eidnes Andersen  Image : Catherine Lutes  Son : Thomas Jaeger  Montage : Erika Gonzales, Erik Andersson

Producteurs :
Momento film (Heliosgatan 13, 120 30 Stockholm, SUÈDE, @ : simon@momentofilm.se)
Film i Väst (Magasinsgatan 17B, 903 27 Umeå, SUÈDE, @ : info@filmivasterbotten.com)
Adomeit Film ApS (Husumgade 43, 4th, 2200 Copenhagen N, DANEMARK, @ : katja@adomeitfilm.com, Site web :)
Films du Balibari (Les) (19-21 rue de Crucy, 44000 Nantes, Tél : 051 84 51 84, @ : balibari@balibari.com, Estelle Robin you : 06 86 65 65 08)
Distributeur :
Films du Balibari (Les) (19-21 rue de Crucy, 44000 Nantes, Tél : 051 84 51 84, @ : balibari@balibari.com)

Dès les premières séquences de cette chronique des relations entre un duo d’infirmières et leurs patientes enceintes et toxicomanes, nous sommes plongés « in medias res » : impossible de remonter à l’origine de ce cycle de grossesses et de placements d’enfants, de domiciles accordés puis perdus, de couples défaits par la violence domestique puis réunis, de désintoxications et de rechutes. Il faut parer au plus pressé, reloger Lynn au cœur de l’hiver canadien ou la récupérer dans un foyer où elle échoue après une nouvelle prise de crack. Doris, bientôt à la retraite, et Talia, qui se dit sa disciple, incarnent à chaque bout de la vie professionnelle l’ampleur d’une tâche répétitive et sans garantie de réussite. Leur empathie à la limite du sacerdoce (Doris renonce à raccrocher son téléphone alors que retentit l’alarme incendie) en fait des Sisyphe de l’accompagne- ment sociomédical. Mais elles n’affichent aucun rictus pénible en poussant leur rocher, sans doute parce qu’il a forme humaine, donc qu’il demeure malléable. Dans un Toronto glacial, leur chaleur nous amène à ajuster notre écoute à la leur. Jusqu’où irait notre propre patience ? La caméra souvent fixe et les prises ininterrompues restituent l’articulation entre aide sociale et thérapie : il s’agit d’alterner les accélérations de situations d’urgence et l’étirement presque luxueux d’activités partagées. Les incursions discrètes dans les vies des infirmières les extraient de leur seul rôle institutionnel en suggérant qu’une relation de care n’est jamais à sens unique.

(Charlotte Garson)

(source : Cinéma du Réel)

Le film dans la base

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