Brûle la mer

Un film de Nathalie Nambot, Maki Berchache

 2014  France  Documentaire  75 mn  Couleur  Mode de production : Cinéma  VOSTF (français, arabe)

 Image : Nicolas Rey  Son : Nathalie Nambot  Montage : Gilda Fine

Producteur :
Les films du Bilboquet (11 rue des Halles, 75001 Paris)

Brûle la mer se tient au croisement paradoxal entre l’énergie vive d’une révolution en cours (en Tunisie) , l’élan d’un départ vers l’Europe, et la violence d’un accueil refusé. Le film guette ce qui constitue la trame sensible d’une existence à un moment de rupture. Ce qu’il y a d’infime, de plus commun, loin de l’exotisme, mais hanté par le rêve, comme un appel. Il ne s’agit pas d’un film sur l’émigration ou la révolution, c’est un essai sur la liberté ou plutôt de liberté : une tentative d’évasion réelle et fictive auquel la fabrication d’un film participe, prenant part de ce processus d’émancipation : brûle la mer, les frontières, les lois, les papiers… Qu’est-ce que rompre avec sa vie passée, quitter son pays, sa famille où prévalent encore vaille que vaille des liens très forts de solidarité, d’entraide et un attachement ancestral à la terre, pour rejoindre le monde mythifié et dominé par les rapports capitalistes. Qu’est-ce que c’est : « vivre sa vie ? » Ainsi s’expriment, tout à fait clairement les réalisateurs qui, loin des clichés sociologiques, ont d’abord choisi de faire entendre quelques voix.

(Jean-Pierre Rhem)

(source : FID Marseille 2014)

Le film dans la base

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