Vie après la Shoah (La)

Un film de Francis Gillery

 2009  France  Documentaire  90 mn  Couleur  Mode de production : Télévision

Producteur :
Ugoprod (41 - 43 rue de Cronstadt, 75015 Paris, Téléphone : 01 83 62 83 57, Fax : 01 83 62 86 62, @ : ugoprod@free.fr)
Distributeur :
Ugoprod (41 - 43 rue de Cronstadt, 75015 Paris, Téléphone : 01 83 62 83 57, Fax : 01 83 62 86 62, @ : ugoprod@free.fr)

Ce film, qui s’inscrit clairement dans l’histoire de l’après Shoah, pose la question du retour à la vie ordinaire des survivants juifs, la reconstruction personnelle, la refondation d’une famille, l’accomplissement dans une vie professionnelle, sur la résilience (concept de Boris Cyrulnik), mais aussi sur le ressentiment et la vengeance.

Comment exister de nouveau dans le monde convalescent de l’après-guerre où l’horreur de la Shoah ne fait pas encore partie des préoccupations des populations épargnées par le conflit, ni de celles des dirigeants des pays alliés ? Des dirigeants qui donnaient à croire qu’ils découvraient l’holocauste. La France, pourtant terre d’accueil des juifs, ne se départira pas spontanément d’un fond d’antisémitisme qui enfermera un peu plus les revenants des camps dans leur mutisme, et ce jusqu’à une période relativement récente.

Il en est de même en Israël où il faudra attendre le procès Eichmann et ses vertus pédagogiques, comme le dit Serge Klarsfeld, pour que se produise une véritable prise de conscience et que la parole se libère.

Ainsi, la libération des camps ne doit pas être confondue avec la fin du cauchemar des déportés. Les camps et ce qu’ils y ont vu et y ont vécu hante toujours leurs pensées et pèse aujourd’hui sur leur vieillesse en se transmettant en héritage à leurs enfants.

Mais la douleur provoquée par ce grand malheur fut prolongée, pour un nombre significatif de déportés juifs, avec bien autre chose qu’un retour à une vie apaisée dans un pays d’accueil.

Souvent la vie sera dure et la mort encore au rendez-vous.

On s’attachera à rappeler ici des épisodes douloureux, et souvent oubliés, tels que l’impossible retour des Polonais dans leurs foyers, les massacres décrits jadis par Marc Hillel, la vie précaire et parfois interminable dans les camps de personnes déplacées, les évasions, l’immigration freinée des juifs vers les États-Unis et vers la Palestine ainsi que les expéditions clandestines vers le futur Israël.

Des spécialistes apporteront leurs connaissances issues de leurs recherches sur la condition des juifs de l’après Shoah. Un contrepoint nécessaire dans un film qui fera la part belle aux témoignages désormais de plus en plus rares des survivants, souvent enfants au moment du drame.

Des témoignages de chair et de sang recueillis avant que l’âge ne les emporte à leur tour et que la parole ne soit laissée définitivement aux historiens justement.

(source : Ugoprod)

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